CA-FR Conseillers
CA-FR Conseillers
Cette semaine avec Sadiq

Des réductions de taux sont-elles à l’horizon de 2023?

Du 16 au 20 janvier 2023
Suivre
Share on facebook
Share on linkedin
Share on twitter
Share on email
Share on print

Récapitulation du marché

  • Les marchés boursiers se sont redressés à l’aube de 2023, donnant l’espoir que les jours sombres de 2022 soient chose du passé du point de vue des cours des actifs.
  • N’oubliez pas que l’année dernière a été historiquement mauvaise pour les investisseurs de la plupart des profils de risque. L’indice S&P 500 a reculé de plus de 19 %; le rendement total des obligations du Trésor à 10 ans a été de -16,4 %; et le rendement combiné du portefeuille 60/40 de ces deux actifs a été le pire rendement total depuis au moins 1970.
  • Nous n’avons tout simplement jamais vu une année où les deux volets du marché étaient en même temps à la baisse, et encore moins si fortement pénalisés.

Inflation

Les données les plus récentes sur l’indice des prix à la consommation (IPC) aux États-Unis ont été publiées à la fin de la semaine dernière et elles nous donnent un aperçu de l’état de l’économie et de la trajectoire de l’inflation. Sur une base mensuelle, les données ont baissé pour l’IPC global et ont légèrement augmenté pour l’IPC de base, mais sur 12 mois, les deux ont baissé. La réaction du marché n’a rien d’inhabituel et, à la fin de la semaine, les marchés ont même poursuivi leur remontée. Cela signifie que les investisseurs croient toujours que la Réserve fédérale américaine (la Fed) approche de la fin de son cycle de hausses de taux. Dans l’ensemble, les données donnent à penser que la Fed maintiendra sa trajectoire actuelle, et qu’elle ralentira ses hausses de taux jusqu’à atteindre un plateau. Nous n’en sommes pas encore là, mais nous sommes assurément plus près de la fin du cycle de hausse que du début. Un atterrissage en douceur reste le résultat le plus probable, mais il est improbable que la Fed baisse les taux en 2023, selon nous. Une fois qu’elle aura arrêté les hausses de taux, la Fed devrait leur donner au moins six mois pour voir quel type de répercussions elles ont. À l’heure actuelle, le marché de l’emploi est très bon, et même s’il se détériore à juste « bon », ce n’est pas le genre de contexte économique inquiétant qui pourrait inciter la Fed à réduire les taux prématurément et à risquer un rebond de l’inflation. Au Canada, la situation est un peu différente, puisque l’économie dépend plus du consommateur. Par conséquent, la Banque du Canada pourrait être amenée à réduire les taux avant leurs équivalents américains. Il est cependant peu probable que cela se produise avant la fin de 2023.

Conclusion : Les données sur l’IPC donnent à penser que la Fed maintiendra le cap, avec des réductions de taux peu probables en 2023, alors que le Canada pourrait les réduire plus tôt.

Mises à pied dans le secteur des technologies

Les récentes mises à pied dans le secteur des technologies, y compris dans de grandes sociétés comme Tesla et Netflix, font les gros titres. Mais le pire est-il derrière nous? Malheureusement, nous pensons que la réponse est non : le pire nous attend encore. La première série de mises à pied s’est produite dans les plus grandes entreprises, puis nous les avons vues dans certaines entreprises plus jeunes dont la croissance se produira dans l’avenir, étant donné que la conjoncture économique a beaucoup changé. Mais ces mises à pied se sont maintenant propagées à d’autres sous-secteurs technologiques comme une maladie contagieuse. La bonne nouvelle, s’il y en a une, c’est que puisque le secteur des technologies a été le premier à être touché par des pertes d’emplois, il sera probablement aussi le premier à se redresser. En ce qui concerne le positionnement, nous restons neutres à l’égard des technologies et nous sous-pondérons la croissance, mais cela peut être en grande partie attribuable à notre point de vue négatif sur la croissance de qualité inférieure. Nous restons assez optimistes à l’égard de la croissance de qualité, et nous continuons d’examiner les valorisations pour voir si des occasions se présenteront dans un avenir pas trop lointain. Il ne fait aucun doute que les évaluations sont attrayantes et, dans certains cas, il n’est pas possible d’attendre que le plancher soit atteint pour acheter.

Conclusion : D’autres mises à pied dans le secteur des technologies – et potentiellement dans d’autres secteurs – se profilent à l’horizon.

Services financiers

Le secteur des services financiers est souvent considéré comme un baromètre de l’économie et, en général, il se porte relativement bien. Le début de l’année a été assez solide, et les récentes annonces de bénéfices de poids lourds comme J.P. Morgan, Bank of America et Citigroup ont eu un effet positif sur les titres, même si Wells Fargo a déçu, mais cela ressemble davantage à une situation propre à une société qu’à une situation généralisée à l’ensemble du secteur. À l’heure actuelle, tout le monde s’entend pour dire que la consommation est assez vigoureuse – à moins de pertes d’emploi imprévues importantes, il est probable que les consommateurs maintiendront leurs habitudes de consommation actuelles, en passant peut-être quelque peu de la consommation discrétionnaire à la consommation courante à mesure que l’économie glisse vers une récession. De plus, le dollar américain reste aussi relativement solide. Le revenu de négociation est un sujet de préoccupation potentiel pour les banques d’investissement. Mais, puisqu’il était déjà en baisse en 2022, le recul d’une année à l’autre ne devrait pas être trop inquiétant.

Conclusion : Les services financiers semblent bien se comporter et, même si les bénéfices nous donneront une meilleure idée de l’état de l’économie, nous ne nous attendons pas à de grandes surprises.

Positionnement

Nous restons neutres à l’égard de notre répartition actions/obligations. La fin du cycle de hausse des taux d’intérêt est imminente, ce qui est une source d’optimisme, mais elle pourrait être contrebalancée par une détérioration de la conjoncture économique dans les prochains trimestres. Compte tenu de cette incertitude, il est logique d’adopter une position équilibrée. Nous surpondérons légèrement les titres à revenu fixe et sous-pondérons un peu les liquidités. Par rapport aux CPG, les investisseurs obtiennent maintenant un rendement élevé dans l’univers des obligations, ainsi qu’un potentiel de plus-value. Mais à ce stade, nous préférons les obligations de catégorie investissement aux obligations à rendement élevé ou aux titres de créance des marchés émergents. Sur le plan géographique, nous privilégions dorénavant les États-Unis par rapport au Canada, nous sommes en effet neutres par rapport au premier, alors que nous sous-pondérons légèrement le second. Nous croyons que les marchés deviendront moins réfractaires au risque, et ce type d’environnement favorisera les actions américaines. Sur la scène internationale (région EAEO), nous sommes revenus à une position neutre par rapport à notre sous-pondération précédente. L’amélioration des conditions météorologiques a contribué à améliorer la situation énergétique des marchés internationaux, et beaucoup de facteurs négatifs ont déjà été pris en compte. Nous surpondérons toujours légèrement les marchés émergents à cause de la réouverture de la Chine, qui, selon nous, sera une bonne nouvelle en 2023, malgré des hauts et des bas probables. Enfin, nous avons récemment vendu hors du cours de 3 % à 5 % de nos options d’achat dans le secteur de l’énergie; cela nous permet de profiter des hausses tout en générant un revenu bonifié. La surpondération du secteur de l’énergie en 2022 a été très avantageuse.

Avis :

Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

BMO Gestion mondiale d’actifs est une marque de commerce sous laquelle BMO Gestion d’actifs inc. et BMO Investissements inc. exercent leurs activités.

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

Le présent document est fourni à titre informatif seulement. L’information qui s’y trouve ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

Les placements dans les fonds d’investissement peuvent tous comporter des frais de courtage, des frais de gestion et des dépenses (le cas échéant). Les placements dans certaines séries de titres de fonds d’investissement peuvent être assortis de commissions de suivi. Veuillez lire l’aperçu du fonds, l’aperçu du FNB ou le prospectus du fonds d’investissement pertinent avant d’investir. Les fonds d’investissement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement futur. Les distributions ne sont pas garanties et sont susceptibles d’être changées ou éliminées.

Pour connaître les risques liés à un placement dans les fonds d’investissement BMO, veuillez consulter les risques spécifiques énoncés dans le prospectus. La série FNB des fonds d’investissement BMO s’échange comme des actions, peut se négocier à escompte à sa valeur liquidative et sa valeur marchande fluctue, ce qui peut augmenter le risque de perte. Les distributions ne sont pas garanties et sont susceptibles d’être changées ou éliminées.

Les fonds d’investissement BMO sont gérés par BMO Investissements Inc., une société de gestion de fonds d’investissement et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal.

MC/MD Marque de commerce/marque de commerce déposée de la Banque de Montréal, utilisée sous licence.

Reccomended

article collection

Mutual Funds

Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
30 janvier 2023
janvier 2023

À quel point les mises à pied seront-elles dommageables?

Le rebond actuel des bénéfices pourrait-il se poursuivre? Les mises à pied s’étendent-elles à d’autres secteurs que celui des technologies?
Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
23 janvier 2023

Obligations, histoire d’une reprise

Où se trouvent les occasions sur le marché obligataire? Sommes-nous à un point d’entrée attrayant pour les placements immobiliers?
Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
9 janvier 2023

Aperçu de notre stratégie de portefeuille pour 2023

Quels sont les deux secteurs à l’égard desquels BMO Gestion mondiale d’actifs est très optimiste pour 2023? Quels sont les facteurs qui devraient dégager des rendements supérieurs? Où sont les lueurs d’espoir dans l’univers des obligations?
Équité sociale
3 janvier 2023
janvier 2023

Saisir et respecter les droits autochtones

Considérer les droits autochtones est essentiel au respect des objectifs de transition énergétique.
Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
19 décembre 2022

Coup d’œil sur 2023

Pourquoi les marchés délaissent-ils le risque d’inflation pour se tourner vers le risque de récession et comment ont-ils réagi à la dernière annonce de la Fed? Quelles sont les prévisions pour les marchés américains en 2023?
Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
12 décembre 2022

Quelle est la cause du repli du marché boursier de la semaine dernière?

Quelle est la cause du repli du marché boursier observé la semaine dernière? La situation économique réelle devient-elle plus claire? L’économie chinoise commence à rouvrir : les prix du pétrole se dirigent-ils vers une remontée?