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CETTE SEMAINE AVEC SADIQ

First Republic n’est plus. Et maintenant?

Du 1 au 5 mai 2023

CETTE SEMAINE AVEC SADIQ

First Republic n’est plus. Et maintenant?

Du 1 au 5 mai 2023

Commentaire hebdomadaire

Récapitulation du marché

  • Les actions américaines ont clos le mois d’avril avec de beaux gains étant donné que plusieurs grands noms du secteur des technologies ont annoncé des bénéfices supérieurs aux attentes.
  • Les investisseurs ont repris confiance malgré le ralentissement de la croissance économique et l’inflation élevée.
  • L’indice Dow et l’indice S&P 500 ont progressé de 0,9 % cette semaine, tandis que le Nasdaq a été le grand gagnant, avec un bond de 1,3 %. Par ailleurs, l’indice TSX a reculé de 0,3 %.

First Republic Bank

Ce matin, on a appris que First Republic Bank avait fait faillite et qu’elle avait été saisie par la FDIC. Peu de temps après, la plupart des actifs de First Republic ont été vendus à JPMorgan dans le cadre d’une transaction de 10,6 milliards de dollars qui assure la sécurité des dépôts des clients. Il s’agit de la troisième faillite d’une banque américaine dans les deux derniers mois, et ces événements ont suscité des inquiétudes quant à des risques plus vastes pour le secteur bancaire. Malgré les manchettes accrocheuses, nous ne pensons pas que les risques sont particulièrement graves à ce stade. Le scénario n’est pas le même que celui de Silicon Valley Bank (SVB). Dans le cas de SVB, le gouvernement s’est rendu compte qu’il devait réagir rapidement ou risquer une propagation aux autres sociétés et secteurs. À l’heure actuelle, la première vague est déjà passée; des fonds ont été retirés des banques régionales pour être transférés dans certaines grandes banques. Mais, parallèlement à ces sorties massives de capitaux, nous avons observé une certaine stabilisation, et même un début de retour des rentrées de fonds dans d’autres banques régionales. Il semble donc qu’il s’agissait d’une crise propre à la société plutôt que d’un problème plus général. La surprise, c’est que la transaction n’a pas été conclue plus tôt. Mais cette situation est maintenant résolue et, pour l’instant, il ne semble pas y avoir eu de répercussions négatives importantes : après la vente, la négociation n’a montré aucun signe de liquidation des autres banques régionales et le titre de JPMorgan a augmenté. D’un point de vue canadien, nous croyons que les six grandes banques sont sous-évaluées. Elles ont été légèrement touchées par la négativité auxquelles les banques américaines comparables ont dû faire face, mais, à notre avis, ce n’était pas réellement justifié.

Conclusion : Le risque de contagion lié à l’effondrement de First Republic devrait être faible.

Bénéfices

La période de publication des bénéfices bat son plein, et, jusqu’à maintenant, les résultats du trimestre ont été mitigés. Notre conviction que les sociétés de qualité présenteraient les meilleurs résultats se confirme : Google, Microsoft et Meta ont déclaré de solides résultats. Certaines sociétés ont tiré parti de thèmes comme l’intelligence artificielle, et d’autres du contrôle des coûts. Mais, en général, ce sont les sociétés de qualité présentant un bilan solide qui ont de bons résultats. Meta est un excellent exemple de virage réussi. Elle est en bien meilleure posture actuellement qu’il y a six mois. C’est bon signe, mais c’est aussi spécifique à l’entreprise et, par conséquent, non représentatif d’un thème plus général visant l’ensemble des sociétés. Le jour précédant l’annonce de Meta, Google et Microsoft ont publié de bonnes nouvelles. On aurait pu s’attendre à des résultats positifs de ces deux poids lourds pour soulever l’ensemble du marché. Ce n’est pas ce qui s’est produit. Le NASDAQ a progressé un peu, mais pas autant qu’il l’avait fait plutôt dans la journée, et l’indice S&P 500 a perdu du terrain. Cependant, lorsque Meta a publié son rapport le lendemain, les marchés ont vraiment décollé et ont poursuivi sur leur lancée le lendemain. Il ne fait aucun doute que la barre des bénéfices était basse, mais malgré cela, les résultats supérieurs aux attentes sont assez bien récompensés. La question qui se pose est la suivante : les bénéfices seront-ils suffisants pour propulser le marché vers de nouveaux sommets? Pour le moment, nous pensons que la réponse est non, compte tenu des conditions macroéconomiques encore incertaines.

Conclusion : Nous nous attendons à ce que les bénéfices restent contrastés, car les sociétés de qualité continuent de dégager des rendements supérieurs.

Obligations

Compte tenu du fait que les attentes relatives aux taux d’intérêt varient considérablement d’un mois à l’autre, on peut se demander à quoi ressemblent les perspectives du marché obligataire. Pour le moment, nous nous attendons à ce que la Réserve fédérale américaine relève les taux d’intérêt de 25 bp à sa proche réunion. Nous croyons aussi que la Fed continuera d’être dépendante des données; elle cherche à savoir où se positionne l’inflation et réagira en conséquence. Nous ne serions pas surpris que cette hausse de 25 bp soit la dernière avant une pause, mais nous ne serions pas non plus étonnés qu’une autre hausse de 25 pb soit décrétée par la suite. Tous les autres scénarios par contre seraient surprenants et probablement précipités par une flambée de l’inflation. Dans ce contexte, comme l’économie ralentit progressivement, les obligations demeurent attrayantes. Elles procurent de bons rendements et, répétons-le, de la diversification également, ce qui n’a pas été le cas l’an dernier. Les obligations de catégorie investissement ont tendance à bien se comporter en période de récession, surtout par rapport aux obligations à rendement élevé, qui excellent au sortir des récessions, mais qui ne font pas aussi bien durant les replis. De la même manière qu’elle l’est à notre point de vue pour les actions, la qualité est le facteur déterminant. Comme les dividendes, les rendements obligataires peuvent procurer un gain de 4 % à 5 % juste en étant là, sans rien faire, en plus d’une protection en cas de baisse et d’un potentiel de hausse.

Conclusion : Pour les obligations comme pour les actions, la qualité est la priorité.

Positionnement

En période de récession, nous continuons de croire aux scénarios qui caractérisent les sociétés. Mais, à l’approche d’une reprise, nous regarderions plus du côté de la technologie, parce que les résultats commencent à s’améliorer après avoir été l’un des premiers secteurs à traverser un repli des bénéfices. Les actions à petite capitalisation représentent une autre solution intéressante. Certes, les valeurs peuvent être négatives compte tenu d’un marché du crédit un peu serré, mais il y a un potentiel à la hausse également. Sur le plan régional, les États-Unis ont tendance à bien faire au sortir d’une récession, et le dollar canadien devrait s’apprécier également. Ce sont là certains des développements potentiels que nous surveillerons. Dans l’intervalle, nous restons prudents en adoptant des positions couvertes pour générer un revenu additionnel, en restant dans une fourchette étroite et en retirant éventuellement certains gains si nous observons des remontées sur les marchés (comme nous l’avons fait avec notre opération très rentable sur l’énergie), puisque nous nous attendons encore à un ralentissement de l’économie. Pour la suite des choses, nous aurons comme priorité de surveiller l’économie et les marchés pour voir si tout se déroule comme prévu et faire les rajustements nécessaires.

Avis :

Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

BMO Gestion mondiale d’actifs est une marque de commerce sous laquelle BMO Gestion d’actifs inc. et BMO Investissements inc. exercent leurs activités.

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

Le présent document est fourni à titre informatif seulement. L’information qui s’y trouve ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

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