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Cette semaine avec Sadiq

Le coup d’assommoir du président Powell au Sénat

Du 13 au 17 mars 2023

Cette semaine avec Sadiq

Le coup d’assommoir du président Powell au Sénat

Du 13 au 17 mars 2023

Commentaire hebdomadaire

Récapitulation du marché

  • Les marchés boursiers ont reculé cette semaine, car les problèmes du secteur bancaire ont relégué la Fed, la Banque du Canada et les données économiques au second plan.
  • L’indice S&P 500 a reculé de 4,5 %, car tous les secteurs sont dans le rouge.
  • Les banques ont dégringolé de 11,5 %, avec des pertes encore plus importantes dans le groupe des petites banques régionales.

Surprise au Sénat

La semaine dernière, le président de la Fed, Jerome Powell a durci le ton en déclarant devant le Sénat américain que le taux d’intérêt final pourrait maintenant être de l’ordre de 6 %, ce qui a entraîné des ventes massives sur les marchés. Il ne fait aucun doute que ses commentaires ont surpris les investisseurs. Pourquoi? Quelques facteurs entrent en ligne de compte. Nous ne sommes pas surpris par la persistance de l’inflation; nous avons toujours dit qu’elle serait pour le moins exaspérante, certains segments baissant plus rapidement que d’autres. L’inflation du côté de l’offre s’est améliorée en majeure partie. L’inflation du côté de la demande a semblé se calmer avant d’avoir un regain, ce qui est problématique. La Fed a toujours soutenu que l’inflation resterait probablement élevée plus longtemps que prévu. Les dernières données sur l’inflation l’ont confirmé, et c’est ce qui a surpris les marchés. Lorsque la Fed parle de « dépendance aux données », c’est ce qu’elle veut dire : comme les données sur l’inflation n’étaient pas aussi bonnes que souhaité, le président Powell a laissé la porte ouverte à une hausse de taux de 50 pdb, contrairement aux prévisions antérieures. Selon nous, au moins deux ou trois hausses supplémentaires sont envisagées, et leur ampleur reste à déterminer. La Fed devra observer l’emploi s’affaiblir et l’inflation ralentir pendant plusieurs mois avant d’envisager une suspension des hausses de taux. Cependant, la récente faillite de Silicon Valley Bank (SVB) Financial exerce probablement plus de pression sur la Fed pour qu’elle ralentisse ses hausses de taux jusqu’à ce que toutes les ramifications soient connues.

Conclusion : Pour le moment, le risque est lié à des taux d’intérêt plus élevés que prévu, pas plus bas, mais la situation de SVB Financial met un frein à cette situation.

Banque du Canada

Par ailleurs, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 4,5 % pour donner suite à l’annonce d’une suspension des hausses de taux. Cela signifie-t-il que les taux sont à un plateau pour le reste de 2023? La lecture de la conjoncture est difficile. La première chose que les investisseurs doivent savoir, c’est que la situation de l’inflation au Canada n’est pas la même qu’aux États-Unis. L’inflation baisse au Canada, et c’est pourquoi nous pensons que la suspension des hausses par la Banque du Canada était la bonne décision. Elle doit également être plus prudente que la Fed pour trouver un équilibre entre l’objectif de réduction de l’inflation et la santé financière des consommateurs, qui sont plus endettés et plus touchés par les taux hypothécaires élevés et la situation de l’habitation que les consommateurs américains. (N’oubliez pas que l’habitation a des répercussions sur la valeur nette et la confiance des consommateurs canadiens.) De toute évidence, la Banque du Canada veut tenir sa promesse de suspendre les hausses de taux, comme en témoigne l’annonce de la semaine dernière. Mais nous ne pouvons pas dire avec certitude que les taux n’augmenteront pas à un moment donné. Si l’inflation monte en flèche, les hausses seront de retour. L’autre facteur est le taux de change. Le dollar américain continue de se raffermir par rapport au dollar canadien en raison de la divergence des politiques de taux d’intérêt des deux pays. La Banque du Canada laissera-t-elle le dollar canadien se faire distancer autant par le dollar américain? Cela reste à voir.

Conclusion : Une hausse de taux pourrait être décrétée plus tard cette année, mais la barre est haute pour un changement de direction, parce que la Banque du Canada veut éviter les critiques acerbes.

Relations entre les États-Unis et la Chine

Les tensions entre la Chine et les États-Unis continuent de s’intensifier, surtout à propos de la technologie. Les investisseurs pourraient bien se demander s’il existe un moyen de profiter de la reprise économique de la Chine tout en gérant ce risque. Lorsque vous investissez sur les marchés émergents, vous le faites en sachant qu’il s’agit d’une catégorie d’actif plus risquée, en partie à cause de problèmes géopolitiques. Chaque fois que les tensions s’intensifient et que les marchés reculent, cela crée une occasion d’acheter à escompte, si vous croyez toujours, comme nous, que la croissance en Chine sera beaucoup plus forte qu’en Amérique du Nord. Nous avons récemment augmenté la pondération des marchés émergents dans nos portefeuilles surtout en raison de la Chine, qui n’est pas touchée par l’inflation et les taux d’intérêt élevés des économies nord-américaines. Selon nous, les récents problèmes, comme l’incident du ballon, ne devraient pas faire long feu. La réouverture de la Chine est un facteur favorable à long terme. Sa situation est semblable à celle de l’Amérique du Nord et de l’Europe il y a quelques années, sauf qu’elle a encore plus de puissance pour la propulser. Nous ne cherchons pas à minimiser le risque de tension : la relation entre les deux pays suscite de grandes préoccupations, et cette intensification a été plus importante que les épisodes précédents. Nous surveillons la situation pour voir si la Chine appliquera des mesures de rétorsion à l’endroit de certaines sociétés. Prenons Huawei comme exemple. Malgré toutes les restrictions dont cette société a fait l’objet, la Chine n’a pas pris de mesures de rétorsion contre Apple, le plus important concurrent de Huawei, qui fait beaucoup d’affaires en Chine. Pourquoi? Peut-être parce qu’elle ne veut pas risquer de faire dérailler sa fragile reprise économique.

Conclusion : Malgré le risque d’accrocs géopolitiques, nous croyons toujours que la reprise en Chine sera ce qu’il y aura de mieux cette année.

Positionnement

Nous venons de terminer notre revue mensuelle et, dans l’ensemble, nous demeurons relativement équilibrés. Cependant, nous entrevoyons certains risques à court terme : nous ne savons pas à quoi ressemblera l’inflation au cours du mois prochain, et les marchés pourraient réagir rapidement si quelque chose change. De plus, nous avons récemment pris connaissance de l’effondrement de la première banque en Amérique du Nord depuis la crise financière, et les conséquences restent à déterminer. De toute évidence, cela accentuera l’aversion pour le risque. La répartition des actions et des obligations n’a pas changé, et nous continuons de préférer les obligations aux liquidités en raison des taux de rendement attrayants et de la volatilité supplémentaire sur les marchés. Sur le plan géographique, nous sous-pondérons maintenant légèrement les États-Unis en raison de l’inflation et de l’incertitude entourant les taux d’intérêt, et nous sommes optimistes à l’égard des marchés émergents, surtout en raison de la réouverture de l’économie chinoise et de la disponibilité d’occasions à escompte par rapport à il y a quelques mois. Nous maintenons également une légère sous-pondération du Canada et une pondération neutre des marchés internationaux (EAEO). Aucun changement du côté des titres à revenu fixe : nous surpondérons les obligations de catégorie investissement et sommes neutres pour les titres à rendement élevé, les titres d’emprunt à haut rendement des marchés émergents et la duration. À l’heure actuelle, nous n’avons pas l’impression que le rendement des titres de créance de catégorie inférieure est suffisant pour justifier le risque supplémentaire. Même si nous chercherons à augmenter notre exposition à la duration ultérieurement, nous n’en sommes pas encore là. En ce qui concerne le style, nous demeurons légèrement optimistes à l’égard des titres de valeur. Même si nous sommes moins réticents qu’auparavant à l’égard des titres de croissance, nous restons neutres pour le moment parce que l’inflation et les taux d’intérêt pourraient exercer des pressions sur les valorisations à court terme. Enfin, en ce qui concerne les devises, nous sommes passés d’une pondération légèrement optimiste pour le dollar canadien à une pondération neutre. Comme nous l’avons déjà mentionné, la divergence entre les politiques de taux d’intérêt de la Fed et de la Banque du Canada fera probablement augmenter l’écart entre le dollar canadien et le dollar américain à court terme.

Avis :

Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

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