Multiactif

Coronavirus : S’agit-il simplement d’un autre facteur de risque?

Construire un portefeuille défensif pour protéger les rendements des clients.
Mars 2020

Fred Demers

Directeur général, Solutions d’investissement multiactif

Lire la biographie

En raison des craintes liées au coronavirus qui ébranlent la confiance des investisseurs, Fred Demers, directeur général – Solutions d’investissement multiactif, BMO Gestion mondiale d’actifs, fait part de ses perspectives encourageantes concernant les effets en grande partie temporaires et donne des conseils sur la manière de construire un portefeuille défensif pour se protéger contre le risque de marché, ce qui permettra de maintenir la confiance de vos clients à long terme.

Construire un portefeuille pour se protéger contre le risque de marché

Bien que la crainte d’une pandémie de coronavirus soit un facteur de risque inhabituel par rapport aux incertitudes du marché des trois dernières années, l’élément commun a été la panique des investisseurs, ainsi que leur habitude à vendre leurs titres de façon impulsive. Qu’il s’agisse de la durée du marché haussier, de la baisse des taux d’intérêt de pair avec une hausse des cours boursiers ou même des tensions commerciales, le scénario de fin de cycle s’est poursuivi malgré l’anxiété persistante.

Qu’est-ce que cela signifie? Il est important de réfléchir à l’aspect stratégique de la construction d’un portefeuille lorsque vous investissez dans un tel contexte – encore plus qu’à l’aspect technique – afin de résister aux turbulences à court terme du marché (sur un horizon de 6 à 18 mois).

Dans un tel contexte, il est essentiel, en notre qualité de conseiller, de se concentrer sur les moyens de réduire la cyclicité au sein d’un portefeuille traditionnel 60/40 et d’améliorer sa diversification afin d’offrir aux investisseurs un rendement plus constant et de les aider à faire face à la turbulence des marchés avec plus de confiance. Pour cette raison, l’équipe Solutions d’investissement multiactif de BMO Gestion mondiale d’actifs recommande de surpondérer les actions à faible volatilité, puisque ces sociétés sont généralement moins tributaires du cycle économique que les actions des secteurs de l’énergie ou de la consommation, par exemple.

Les titres à revenu fixe sont un autre élément essentiel. Ils demeurent une bonne stratégie à utiliser dans un portefeuille conventionnel (malgré leurs faibles rendements et les taux qui continuent de baisser), simplement en raison de l’avantage en matière de diversification qu’ils procurent par rapport aux actions. C’est ce type de solution équilibrée qui demeure très attrayante en cette période de volatilité.

Il est essentiel, en notre qualité de conseiller, de se concentrer sur les moyens de réduire la cyclicité au sein d’un portefeuille traditionnel 60/40 et d’améliorer sa diversification afin d’offrir aux investisseurs un rendement plus constant.

Coronavirus : Un événement en grande partie temporaire

En ce qui a trait au coronavirus, aussi connu sous le nom de COVID-19, les investisseurs sont ébranlés, avec raison, à cause de la pluie constante de nouvelles sensationnelles et des baisses du marché; mais il est important de rassurer les clients sur le caractère temporaire des conséquences. Même en Chine, il semble que la propagation du virus ait atteint son sommet et que la reprise recommence lentement, la vie quotidienne et l’activité économique reprenant graduellement leur cours. Si l’on fait le bilan depuis le premier cas apparu à la fin de décembre, il semblerait qu’il s’agisse d’un événement de courte durée. Bien qu’il reste encore beaucoup à faire pour que le pays retrouve sa pleine vigueur, on sait déjà que les répercussions négatives seront intenses, mais brèves.

Il semble que la propagation du virus en Chine ait atteint son sommet et que la reprise recommence lentement.

 

La propagation du coronavirus atteint un sommet en Chine

Coronavirus : S’agit-il simplement d’un autre facteur de risque?

Source : Rapports de situation sur le COVID-19 – Organisation mondiale de la santé (OMS).

En ce qui concerne les cas répertoriés à l’extérieur de la Chine, le nombre de pays touchés a augmenté; la Corée du Sud semble maîtriser l’épidémie, alors qu’en Italie et en Espagne, la situation est plus préoccupante. Le Canada et les États-Unis en sont encore dans les premières phases de la propagation du virus. Nous continuons de surveiller la situation de près. Cela étant dit, nous estimons que les investisseurs pourront gérer cette incertitude. Nous nous attendons aussi à une forte reprise en « V » commençant plus tard au printemps et se poursuivant pendant l’été, à mesure que la vie retrouvera son cours normal et que les mesures d’assouplissement budgétaires et monétaires nous mèneront vers un rétablissement plus tard cette année.

Heureusement, il ne s’agit pas du genre d’incertitude provoquée l’année dernière par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, qui comportait plusieurs éléments inconnus, notamment sa durée. La Chine a déjà rappelé des travailleurs dans ses usines et nous nous attendons maintenant à ce que la croissance se normalise. Bien que les fermetures en Europe et en Amérique du Nord auront d’importantes conséquences au premier semestre et sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, elles se traduiront principalement par un retard de la demande et une baisse de la production et non leur destruction pure et simple. Il va de soi que certaines entreprises, qui mènent leurs activités dans les secteurs les plus durement touchés, pourraient ne pas survivre.

C’est principalement un retard de la demande et une baisse de la production qui seront observés et non leur destruction pure et simple.

D’importantes mesures (monétaires et budgétaires) sont la CLÉ

Avant tout, les investisseurs doivent garder à l’esprit le nombre grandissant de mesures monétaires et budgétaires qui ont déjà été mises en place en Chine, et qui, selon nous, permettront de continuer de soutenir les conditions financières de manière importante et d’assurer une forte reprise. Nous avons également vu la Réserve fédérale américaine ramener les taux d’intérêt à presque zéro et renouveler l’assouplissement quantitatif en achetant pour 700 milliards de dollars américains d’obligations du Trésor et de titres adossés à des créances hypothécaires. Même la Banque du Canada, qui restait sur la touche depuis 2015, s’est jointe au mouvement d’assouplissement budgétaire en affichant des taux qui se situent à des niveaux observés lors de la crise de 2008. En outre, le gouvernement du Canada a dévoilé d’importantes mesures de stimulation, qui comprennent un plan d’aide d’urgence de 27 milliards de dollars et des reports d’impôt de 55 milliards de dollars.

En fin de compte, il est clair que les décideurs à l’échelle mondiale sont déterminés à protéger l’économie contre le fort ralentissement à venir, et il ne s’agit que d’une partie des efforts visant à normaliser le marché et à maintenir la confiance. Par conséquent, les mesures d’assouplissement pourraient se révéler trop énergiques, ce qui pourrait amplifier le rebond au deuxième semestre de cette année, compte tenu de la solide conjoncture qui prévalait aux États-Unis avant l’apparition de la COVID-19 – en particulier en ce qui concerne le marché de l’habitation et la confiance des consommateurs. En définitive, la grande question pour les investisseurs porte plus sur la durée de la perturbation économique que sur l’ampleur que prendra la chute de l’économie au premier semestre.

Il est clair que les décideurs à l’échelle mondiale sont déterminés à protéger l’économie contre le ralentissement à venir.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour les investisseurs?

Bien qu’il soit difficile de prévoir les effets négatifs du virus sur la croissance économique et les bénéfices à l’échelle mondiale, nous maintenons nos principales préférences en matière de placement en privilégiant légèrement les actions au détriment des titres à revenu fixe, avec une préférence pour les actions américaines (où la croissance et les bénéfices demeurent plus robustes). Nous nous attendons à ce que les grandes entreprises des domaines des services et des technologies, comme Apple, Google et Amazon, continuent de surpasser le marché, et qu’elles mèneront le bal au début du rebond. Dans un horizon aussi court que six mois, les actions sont relativement intéressantes en regard des titres à revenu fixe, étant donné le présent contexte de faibles taux. Les investisseurs devront affecter des liquidités au capital d’exploitation à mesure que les craintes entourant la COVID-19 se dissiperont.

Pour ce qui est des occasions, nous voyons un potentiel dans les marchés émergents, où nous avons tactiquement décidé de surpondérer les actions. Les mesures budgétaires et monétaires prises par la Chine, combinées à la faiblesse marquée des prix de l’énergie, constituent des facteurs favorables pour la région, alors que le reste du monde est en pleine guerre contre la COVID-19.

Une solution équilibrée pour chaque contexte

Pour une solution équilibrée qui est efficace dans une période de volatilité comme celle-ci, les Portefeuilles FNB BMO offrent aux conseillers une série d’avantages qui répondent à un vaste éventail de besoins d’investisseurs :

  • Diversification instantanée, avec une superposition active
  • Rendement potentiel maximal stable selon un profil de risque donné
  • Accès étendu, pratique et efficient à divers marchés et catégories d’actif
  • Positionnement du portefeuille et répartition de l’actif rigoureux 
  • Structure à faible coût accessible à tous vos clients

La gamme de FNB mondiaux de BMO permet d’offrir un portefeuille construit et diversifié avec soin, dans un fonds distinct caractérisé par une répartition stratégique et un rééquilibrage tactique de l’actif afin d’atténuer l’effet des fluctuations du marché et d’en tirer parti.

Divulgations

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

Le présent article est fourni à titre informatif seulement. L’information contenue dans le présent document ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

Les placements dans les FNB BMO et dans la série FNB des Fonds d’investissement BMO peuvent comporter des commissions, des honoraires de gestion et des frais. Veuillez lire l’Aperçu du FNB ou le prospectus du FNB BMO ou de la série FNB pertinent avant d’investir. Les taux de rendement indiqués sont les taux de rendement composés historiques globaux; ils tiennent compte de l’évolution de la valeur des actions ou des parts et du réinvestissement de tous les dividendes ou montants distribués, mais non des commissions qui se rattachent aux ventes, aux rachats ou aux distributions, ni des frais facultatifs ou de l’impôt payables par le porteur de parts, lesquels auraient réduit le rendement. Les FNB BMO et la série FNB ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement futur.

Pour un résumé des risques liés à un placement dans les FNB BMO ou la série FNB des Fonds d’investissement BMO, veuillez consulter les risques spécifiques énoncés dans le prospectus. Les FNB BMO et la série FNB s’échangent comme des actions, peuvent se négocier à escompte à leur valeur liquidative et leur valeur marchande fluctue, ce qui peut augmenter le risque de perte.

Les FNB BMO sont gérés par BMO Gestion d’actifs inc., une société de gestion de fonds d’investissement et de gestion de portefeuille et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal. La série FNB de BMO Fonds d’investissement est gérée par BMO Investissements Inc., une société de gestion de fonds d’investissement et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal.

MC/MD Marque de commerce/marque de commerce déposée de la Banque de Montréal, utilisée sous licence.

Articles sur des sujets connexes

No posts matching your criteria