Multiactif

La réouverture commence

En Europe et en Amérique du Nord, les efforts de réouverture de l’économie s’intensifient et, puisque la pandémie est en cours d’être maîtrisée, les objectifs de normalisation se matérialisent de plus en plus.
Mai 2020

Solutions multi-actifs

Ce serait merveilleux si nous pouvions éviter les revers habituels en procédant à des sorties rapides.

Peter Lynch

En Europe et en Amérique du Nord, les efforts de réouverture de l’économie s’intensifient et, puisque la pandémie est en cours d’être maîtrisée, les objectifs de normalisation se matérialisent de plus en plus. Les investisseurs demeureront inquiets en l’absence de tests et de modèles de traçage plus perfectionnés (source : Bloomberg)[i] ou sans preuve supplémentaire que les traitements médicaux (source : Bloomberg)[ii] sont en mesure de réduire la pression sur les systèmes de soins de santé. Voilà qui explique pourquoi notre surpondération des actions est restée modérée et prudente au cours des dernières semaines.

La normalisation économique prendra du temps, mais puisque la valorisation des actions dépend non seulement des bénéfices à court terme, mais aussi des flux de trésorerie des années à venir, il n’est pas étonnant de voir les actions se redresser plus rapidement que l’activité économique, même si le rebond par rapport aux creux de mars a été surprenant.

La COVID accroît la dispersion des rendements boursiers

Les marchés doivent afficher une dispersion suffisante pour que la répartition tactique de l’actif génère de l’alpha. Depuis le début des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, la volatilité des actions était nettement plus élevée, mais elle s’est accentuée avec la peur liée à la COVID; cependant, les corrélations mensuelles sur l’ensemble des principaux marchés boursiers internationaux se sont également accrues (Graphique 1).

Graphique 1 : Hausse des corrélations sur l’ensemble des marchés boursiers internationaux

Graphique 1 : Hausse des corrélations sur l’ensemble des marchés boursiers internationaux

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (30 avril 2020)

Cependant, malgré des corrélations élevées, la dispersion des rendements s’est également accentuée, donnant lieu à des occasions d’alpha (Graphique 2). Il est impossible de prévoir des chocs semblables à ceux provoqués par la COVID, mais certaines tendances macroéconomiques persistantes sont demeurées intactes cette année. La surperformance des actions américaines s’est maintenue durant les perturbations historiques du marché provoquées par la COVID. Depuis plusieurs mois, nous avions surpondéré les actions américaines par rapport aux actions de la région EAEO et nous sommes toujours d’avis que cette tendance se maintiendra à mesure que nous sortirons de la situation liée à la COVID. Le leadership technologique américain pourrait s’accélérer dans un monde post-COVID de plus en plus numérique.

Après avoir pris en compte les fluctuations du change, les actions américaines ont surpassé les actions de la région EAEO de plus de 800 points de base (pdb) en 2020. N’oubliez pas que les actions du Nasdaq 100 ont progressé de quelques points de pourcentage en 2020, tandis que certains grands marchés boursiers sont toujours en baisse de plus de 20 %.

Graphique 2 : Dispersion sur l’ensemble des marchés boursiers mondiaux créant des occasions d’alpha

Graphique 2 : Dispersion sur l’ensemble des marchés boursiers mondiaux créant des occasions d’alpha

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (30 avril 2020)

Pas une journée sans des milliards de dollars de mesures de relance

Les mesures de relance continuent de se multiplier tant au niveau budgétaire que monétaire. Les banques centrales élargissent fortement leur bilan, puisque les gouvernements dépensent pour aider les travailleurs et les entreprises à faire face à la COVID. Le bilan de la Réserve fédérale américaine (la Fed) a dépassé les 6 500 milliards de dollars, soit environ 25 % du PIB. Le bilan de la Fed pourrait même atteindre 50 % du PIB avant que la COVID ne soit derrière nous. Quant au bilan de la Banque du Canada, il atteint environ 350 milliards de dollars, soit 15 % du PIB, contre 5 %. Pendant ce temps, la relance budgétaire aux États-Unis a dépassé les 3 000 milliards de dollars, tandis que celle du Canada s’élève à environ 450 milliards de dollars.

Revue du portefeuille : Incertitude relative à la COVID, taux d’intérêt à zéro et « hélicoptère monétaire » font briller l’or

La semaine dernière, nous avons ajouté de manière stratégique et tactique une composante aurifère à certains de nos portefeuilles. Nous croyons qu’il n’y a pas de meilleur contexte macroéconomique pour ajouter des titres aurifères. Premièrement, la normalisation de l’économie est un processus très incertain, et l’or offre un refuge avéré si une deuxième vague de COVID fait dérailler la réouverture. Deuxièmement, des politiques de taux d’intérêt à zéro signifient que le coût de détention est minime. Troisièmement, et contrairement à la politique monétaire, l’histoire montre que des déficits budgétaires massifs ont des antécédents exceptionnels en matière de stimulation de la demande et de l’inflation; une période où, habituellement, l’or brille.

Divulgations

[1] https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-04-10/apple-google-bring-covid-19-contact-tracing-to-3-billion-people?sref=0W2IFhIJ

[2] https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-04-29/gilead-remdesivir-trial-for-covid-19-has-met-primary-endpoint?sref=0W2IFhIJ

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