Marchés émergents

Perspectives pour 2020 : Occasion pour les investisseurs actifs dans les marchés émergents

En effet, les pays en développement comptent environ 25 000 sociétés cotées en bourse. Il s’agit d’un terreau très riche pour les investisseurs actifs.
Janvier 2020

Revue du marché 2019

Les rendements boursiers de l’indice MSCI Marchés émergents ont progressé de plus de 18 % (en dollars canadiens) en 2019, dont un gain de 12 % au dernier trimestre. Malgré ce très solide rendement, les actions des marchés émergents ont tout de même enregistré un rendement inférieur à celui de leurs homologues des marchés développés. À 31 % (mesuré par l’indice S&P 500), les États-Unis en particulier ont connu une année record. L’année a été très mouvementée et a été caractérisée par une forte hausse de la volatilité et un ralentissement de la croissance du PIB. Élections, manifestations, guerres commerciales et politiques des taux d’intérêt ne sont que quelques-uns des événements importants dont nous avons été témoins au cours d’une année où la guerre commerciale a tout particulièrement influencé la confiance des investisseurs.

Le conflit commercial en cours entre les États-Unis et la Chine a dominé l’actualité et la confiance du marché a souvent semblé suivre les hauts et les bas de la négociation (ou peut-être seulement les gazouillis du président Trump). De nombreux « faux départs » ont coïncidé avec d’importantes fluctuations du marché. Nous avons constaté une importante désescalade en décembre lorsque les deux parties se sont entendues sur un accord commercial de « phase 1 », qui a fortement dynamisé le marché jusqu’à la fin de l’année. « Trêve » commerciale est peut-être une description plus appropriée, étant donné que les détails concernant plusieurs éléments de l’accord (en particulier la propriété intellectuelle et le transfert de technologie) restent vagues, au mieux. Cela étant dit, des tarifs supplémentaires ont été évités pour le moment et les États-Unis annuleront certaines mesures en échange d’une augmentation des achats de produits agricoles par les Chinois. Il ne fait aucun doute que le conflit nuit au commerce mondial; il est donc certain que cette détente est la bienvenue. Les actions chinoises ont terminé l’année avec un gain de plus de 23 %.

Les craintes d’une récession aux États-Unis ont poussé la Réserve fédérale américaine (la Fed) à reprendre la réduction des taux d’intérêt en 2019. Elle a réduit trois fois le taux directeur de 25 pdb, ce qui contraste nettement avec les quatre hausses effectuées en 2018. Ces actions ont fortement contribué à la confiance des marchés et ont peut-être allégé la pression sur certaines des nations émergentes les plus endettées. Elles ont aussi un peu freiné la progression du dollar américain, la monnaie de plusieurs marchés émergents gagnant du terrain. Le rouble russe a été le plus performant, enregistrant un gain de plus de 11 % contre le billet vert.

Perspectives

Tous les ans, des événements façonnent la situation à court terme. Certains deviennent ensuite des problèmes structurels, tandis que d’autres sont rapidement oubliés. Nous ne voyons aucun changement à ce principe général pour 2020 ni pour les années qui suivront. Nous n’avons pas souvenir que beaucoup de commentateurs aient prédit une année record pour les actions au début de 2019; voyez où nous en sommes.

Pour nous, l’argument pour l’investissement dans les pays en développement demeure totalement valide. Le bien-fondé de ces placements repose sur des économies dont la croissance est structurellement plus rapide, des revenus plus faibles, mais en hausse, des données démographiques positives et un énorme potentiel de gains d’efficience (reposant en grande partie par l’adoption de technologies). À notre avis, ces raisons expliquent à elles seules pourquoi il est logique pour un investisseur à long terme d’investir dans cet univers. Une analyse ascendante dévoile l’ampleur de l’occasion à saisir. En effet, les pays en développement comptent environ 25 000 sociétés cotées en bourse. Il s’agit d’un terreau très riche pour les investisseurs actifs. De toute évidence, il y a un très grand nombre de sociétés dont on devrait se tenir loin, mais il existe aussi de nombreuses entreprises de premier ordre gérées par des gestionnaires de grande qualité qui ont repéré une occasion d’affaires et qui ont construit des franchises fantastiques. C’est ce qui devrait animer la conversation, mais malheureusement, l’accent est mis presque exclusivement sur le portrait macroéconomique qu’on dresse à partir de la composition d’indices mal définis.

Le moment est-il venu d’entrer dans cet univers? Nous pensons que le moment est toujours opportun pour investir dans les pays en développement.

Divulgations

Les points de vue et opinions sont ceux de LGM Investments, qui fait partie de BMO Gestion mondiale d’actifs, et ne doivent pas être considérés comme des recommandations de placement. Les renseignements, opinions, estimations et prévisions qui figurent dans le présent document sont tirés de sources considérées comme fiables et peuvent changer à tout moment.

Il peut être plus risqué d’investir dans les marchés émergents que dans des marchés étrangers bien établis.

Articles sur des sujets connexes