CA-FR Institutions
CA-FR Institutions
Cette semaine avec Sadiq

Confinement en Chine, énergie en Europe, Canada

Du 5 au 9 septembre 2022
Suivre
Share on facebook
Share on linkedin
Share on twitter
Share on email
Share on print

Confinement en Chine

La semaine dernière, 21 millions de résidents de Chengdu ont été confinés en raison de la politique « zéro COVID » de la Chine. Juste au moment où nous pensions que ces problèmes étaient derrière nous, les voici qui réapparaissent. Nous n’avons pas vu de problèmes importants liés à la COVID surgir ailleurs, mais, à cause des protocoles stricts de la Chine, le confinement devient un enjeu majeur. Cette situation nouvelle montre qu’il y a encore des risques en Chine. Le confinement aura certainement une incidence sur la croissance à court terme. Les grandes questions sont les suivantes : pendant combien de temps ce confinement durera-t-il et des problèmes similaires surgiront-ils ailleurs? Il ne s’agit pas de la région qui a été fermée auparavant, mais cette situation nous rappelle que le confinement fait toujours partie de la stratégie de la Chine pour lutter contre la COVID et que, plus le temps devient froid, plus l’augmentation du nombre de cas semble inévitable. Du point de vue des bénéfices, des progrès ont récemment été réalisés en Chine, mais la réaction à l’annonce du confinement a été négative, comme on pouvait s’y attendre. Toute nouvelle fermeture pourrait avoir des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement et un effet d’entraînement sur l’inflation. Ce sont des éléments importants que les investisseurs doivent prendre en considération pour la suite des choses.

Conclusion : Il y a encore des raisons de faire preuve de prudence à l’égard de la Chine – les politiques sévères relatives à la COVID-19 ne disparaîtront pas de sitôt.

Énergie en Europe

Les prix de l’énergie en Europe ont légèrement baissé récemment, malgré la décision de Gazprom de restreindre l’offre en fermant temporairement le pipeline North Stream en Russie. À première vue, cela semble être une violation des règles de base de l’offre et de la demande : si l’offre diminue, le prix ne devrait-il pas augmenter? Toutefois, si l’on tient compte du fait que les investisseurs avaient déjà tablé en grande partie sur une diminution de l’offre d’énergie par la Russie, cette situation peut prendre tout son sens. Dans l’ensemble, cependant, il s’agit d’une très mauvaise nouvelle qui explique pourquoi nous continuons de sous-pondérer l’Europe. La Russie a encore la capacité de causer des dommages majeurs à l’économie européenne, et sa puissance ne fera qu’augmenter à l’approche des mois d’hiver plus froids. La guerre entre la Russie et l’Ukraine, qui ne semble pas près d’être résolue, cause de nombreuses incertitudes. Ce nuage menaçant planera au-dessus de l’économie européenne au cours des prochains mois.

Conclusion : La probabilité d’une longue récession demeure plus élevée en Europe que partout ailleurs, et cette baisse des prix de l’énergie ne devrait y être considérée que comme temporaire.

Canada

En général, l’économie canadienne se porte bien. Les données sur l’emploi sont mitigées récemment, mais le taux de chômage demeure faible. Les prix de l’énergie ont recommencé à monter et demeurent bien au-dessus du seuil de rentabilité du secteur de l’énergie, ce qui profite à l’ensemble de l’économie canadienne. Les données sur le PIB sont relativement solides, mais on peut s’attendre à ce qu’elles s’infléchissent à mesure que la consommation s’affaiblira. La plus grande menace est le marché de l’habitation. Les prix de l’immobilier devraient baisser davantage dans l’ensemble, et les répercussions les plus importantes se feront sentir dans la région du Grand Toronto et à Vancouver. Récemment, j’ai eu un entretien intéressant avec un conseiller sur ces sujets. Il a dit que, par le passé, les clients fortunés étaient impatients d’acheter à la baisse. Mais, pour l’instant, ils préfèrent attendre un peu. La différence, c’est qu’ils sont maintenant touchés de toutes parts : le recul des marchés boursiers, la baisse du marché des titres à revenu fixe, les taux d’intérêt et l’inflation plus élevés qui nuisent à leur entreprise, les taux hypothécaires à la hausse et la diminution des prix de l’immobilier. Ces raisons les incitent à faire preuve de prudence avant d’ajouter des fonds à leur portefeuille de placements. La Banque du Canada devra surveiller cette situation de près pour évaluer l’ampleur et la fréquence des hausses de taux d’intérêt à venir.

Conclusion : L’économie canadienne demeure foncièrement solide, mais la diminution de la consommation est une source de préoccupations.

Positionnement

Notre positionnement demeure essentiellement inchangé. Nous continuons de sous-pondérer les actions, ce qui a été la bonne décision jusqu’à présent et semble être la voie prudente à suivre pour septembre et octobre – une période habituellement plus difficile pour les marchés. Nous sous-pondérons les titres à revenu fixe, car la Fed a récemment réaffirmé que les taux d’intérêt continueront d’augmenter. Nous penchons maintenant légèrement en faveur d’une surpondération des titres de catégorie investissement et d’une sous-pondération des titres à rendement élevé parce que, comme les bénéfices commencent à baisser, les sociétés plus faibles seront davantage touchées. Sur le plan géographique, nous avons une position neutre pour les titres américains, sous-pondérons les titres internationaux et surpondérons les titres canadiens. Notre positionnement est également neutre pour les marchés émergents, surtout en raison de notre léger optimisme à l’égard de la Chine à long terme. Malgré le confinement, la Chine est encore une économie gigantesque, et les valorisations demeurent bon marché par rapport aux États-Unis et à d’autres pays. Dans l’ensemble, la grande question est de savoir si les marchés atteindront les creux observés plus tôt cette année. Si nous approchons de nouveau de ces niveaux, nous achèterons, en particulier du côté des actions.

Récapitulation du marché

  • Les actions se sont repliées cette semaine sous l’effet de la douche froide jetée par le président de la Fed, Jerome Powell, à Jackson Hole.
  • L’indice S&P 500 a reculé de 3,3 %, les technologies et les matières premières enregistrant les plus fortes baisses, suivies de près par l’industrie. Tous les autres secteurs étaient également en territoire négatif cette semaine.
  • Pendant ce temps, le TSX a cédé 3,0 %, les matières premières et l’énergie tirant de l’arrière en raison de la baisse des prix du pétrole. Seule la consommation courante a affiché un gain dans une semaine qui s’est avérée défensive.

Avis

Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

BMO Gestion mondiale d’actifs est une marque de commerce qui englobe BMO Gestion d’actifs inc. et BMO Investissements Inc.

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

Le présent document est fourni à titre informatif seulement. L’information qui s’y trouve ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

Les placements dans les fonds d’investissement peuvent tous comporter des frais de courtage, des frais de gestion et des dépenses (le cas échéant). Les placements dans certaines séries de titres de fonds d’investissement peuvent être assortis de commissions de suivi. Veuillez lire l’aperçu du fonds, l’aperçu du FNB ou le prospectus du fonds d’investissement pertinent avant d’investir. Les fonds d’investissement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement futur. Les distributions ne sont pas garanties et sont susceptibles d’être changées ou éliminées.

Pour connaître les risques liés à un placement dans les fonds d’investissement BMO, veuillez consulter les risques spécifiques énoncés dans le prospectus. La série FNB des fonds d’investissement BMO s’échange comme des actions, peut se négocier à escompte à sa valeur liquidative et sa valeur marchande fluctue, ce qui peut augmenter le risque de perte. Les distributions ne sont pas garanties et sont susceptibles d’être changées ou éliminées.

Les fonds d’investissement BMO sont gérés par BMO Investissements Inc., une société de gestion de fonds d’investissement et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal.

MC/MD Marque de commerce/marque de commerce déposée de la Banque de Montréal, utilisée sous licence.

Reccomended

article collection

Mutual Funds

Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
28 novembre 2022

Que faut-il attendre des bénéfices des banques au quatrième trimestre

Que nous disent les bénéfices des banques au quatrième trimestre sur la vigueur de l’économie? Quelle incidence les chocs économiques externes, comme une possible grève des chemins de fer aux États-Unis, pourraient-ils avoir sur les perspectives et le positionnement?
Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
21 novembre 2022

Quand la récession frappera-t-elle?

À quoi les investisseurs devraient-ils s’attendre d’un Congrès divisé à la suite des récentes élections américaines? Quelles seront les répercussions de l’inversion de la courbe des taux sur les marchés?
Commentaire
17 novembre 2022
décembre 2022

Résumé de notre période de vote par

Le vote par procuration est un élément clé de notre approche en matière de gérance et d’investissement responsable. Le présent article résume la façon dont nous avons voté sur le marché canadien pendant la période de vote par procuration de 2022.
Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
14 novembre 2022

Les cryptomonnaies en plein chaos : Les investisseurs devraient-ils s’inquiéter?

Pourquoi le dernier krach des cryptomonnaies a-t-il des répercussions sur les marchés boursiers? La demande d’énergie pèse-t-elle sur le prix du pétrole?
Men
Sadiq Adatia
Commentaire hebdomadaire
7 novembre 2022

Ne doutez pas de la Fed

Pourquoi les marchés boursiers sont-ils toujours surpris par les annonces de la Réserve fédérale américaine? Les valorisations boursières plus faibles procurent-elles enfin des occasions de retour sur les marchés?
Main Landscape
Main Landscape
Commentaire
2 novembre 2022

Ce qu’il faut surveiller à la COP27

La Conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques a lieu en Égypte du 6 au 18 novembre dans un contexte de menaces environnementales croissantes, d’un besoin urgent d’accélérer le financement et d’une crise énergétique qui met à l’épreuve les engagements pour lutter contre les changements climatiques.