Actions mondiales et internationales

Divergence parmi les grandes économies

Il semble que la croissance économique en 2021 sera fortement tributaire de deux facteurs : l’effet et l’ampleur des mesures de relance budgétaires et le rythme de la vaccination.
Février 2021

Il semble que la croissance économique en 2021 sera fortement tributaire de deux facteurs : l’effet et l’ampleur des mesures de relance budgétaires et le rythme de la vaccination. Le FMI a augmenté de 0,3 % ses prévisions de croissance mondiale pour l’année à 5,5 %, prévoyant un raffermissement de l’activité économique induit par la vaccination et les nouvelles mesures de relance monétaires dans quelques grandes économies. Nous évaluons l’ampleur de la disparité anticipée au sein des grandes économies en examinant l’état actuel de deux facteurs.

Si l’on examine les dépenses publiques destinées à lutter contre la pandémie, on constate que les États-Unis semblent encore une fois en tête du peloton. Selon le dernier numéro du Moniteur des finances publiques publié par le FMI, les États-Unis ont dépensé 16,7 % du PIB, comparativement à 16,3 % pour le Royaume-Uni, à 16,2 % pour l’Australie, à 15,6 % pour le Japon, à 11 % pour l’Allemagne, à 7,7 % pour la France et à 3,8 % en moyenne pour l’Union européenne (UE). Il faut souligner que ces dépenses incluent celles qui ont un effet immédiat sur le déficit budgétaire d’une économie, comme les prestations de chômage, les chèques d’aide, les réductions d’impôt, etc. Elles ne tiennent pas compte des mesures de soutien des États sous forme de garanties, de prêts ou de fonds propres, une pratique plus répandue en Europe. Qui plus est, ces chiffres ne tiennent pas compte du nouveau programme de relance de 1 900 milliards de dollars récemment proposé par le président Biden. Même si le nouveau programme risque d’être allégé au fil des négociations au Sénat, les dépenses budgétaires des États-Unis depuis le début de la pandémie dépasseront fort probablement 20 % du PIB ou 5 000 milliards de dollars!

Le Royaume-Uni a réalisé des progrès impressionnants sur le front de la vaccination. Au moment d’écrire ces lignes, le pays avait distribué 11,25 doses par tranche de 100 personnes, soit plus que les États-Unis (7,11) et beaucoup plus que l’Allemagne (2,38) et la France (1,49). Les seuls pays à le devancer sont Israël (49,13) et les Émirats arabes unis (27,95), en ce qui concerne la proportion de la population vaccinée. Jusqu’à présent, le rythme de vaccination en Europe a été décevant et a mené à un litige sur la place publique entre la Commission européenne et AstraZeneca au sujet des problèmes d’approvisionnement. Le Japon et l’Australie sont des exemples notables de pays où la vaccination n’a pas encore commencé et ne commencera probablement pas avant la fin de février. Or, les professionnels de la santé craignent l’apparition de nouvelles mutations du virus si les pays retardent leurs programmes de vaccination. De fait, on ne peut toujours pas confirmer si les vaccins actuels procurent une protection efficace contre les variants existants du Royaume-Uni, de l’Afrique du Sud et du Brésil.

Les prévisions varient au sein des grandes économies pour 2021, mais la performance économique a été faible pour l’ensemble du groupe, selon les données du quatrième trimestre de l’année dernière. Aux États-Unis, 140 000 emplois ont été perdus en décembre; il s’agit d’un premier recul à ce chapitre depuis avril. Le taux de chômage demeure à 6,7 %, ce qui signifie que 9,8 millions d’emplois n’ont toujours pas été récupérés par rapport au début de la pandémie. Les ventes au détail ont reculé pour un troisième mois d’affilée, en baisse de 1,9 % aux États-Unis et de 2,9 % au Royaume-Uni et en Europe. De plus, l’indice PMI en Europe a été décevant, ce qui indique une récession à double creux au début de la nouvelle année.

Les produits de base rebondissent grâce à la demande chinoise

Les produits de base ont poursuivi leur remontée amorcée au deuxième trimestre de l’année dernière, ce qui a déjà poussé certains analystes à annoncer le début d’un nouveau « supercycle ». L’indice Bloomberg Spot Commodity a progressé de plus de 55 % depuis mars, atteignant son plus haut niveau depuis juillet 2014. Les métaux et l’énergie ont mené le bal. Les prix du cuivre et du minerai de fer ont atteint des sommets de neuf ans, tandis que le prix du brut de Brent dépasse maintenant les 55 $ le baril. Cette hausse est principalement attribuable à la reprise vigoureuse de l’économie chinoise. En effet, le PIB réel a progressé de 2,3 % en 2020, surpassant largement toutes les autres grandes économies. La production industrielle, qui a été le principal moteur de la reprise, a affiché une croissance de 7,3 % en décembre. Un autre facteur a été la faiblesse du dollar qui s’est déprécié de plus de 10 % par rapport aux grandes monnaies depuis mars. L’impulsion des facteurs cycliques sur les produits de base sera sans doute de courte durée.

C’est pourquoi il est important de savoir s’il existe des facteurs structurels qui leur permettront de poursuivre leur remontée à long terme. Les dépenses publiques colossales dans les infrastructures et les projets écologiques au cours des 10 prochaines années pourraient faire durer la demande de certains produits de base. De plus, la transition rapide vers une économie numérique a déjà entraîné une pénurie du « produit de base » qui est sans doute le plus important de l’économie : les semi-conducteurs. Plusieurs constructeurs automobiles ont été contraints de fermer des usines ou de réduire la cadence de leur production en raison du manque de semi-conducteurs. Samsung a ensuite lancé une mise en garde annonçant que la fabrication de téléphones intelligents pourrait bientôt être le prochain secteur touché.

La surévaluation des obligations est utilisée pour justifier celle des actions

À l’approche de février 2021, le marché continue de profiter d’un afflux de liquidité et d’un optimisme généralisé qui repose sur le succès de l’opération de vaccination et sur l’hypothèse que les politiques monétaires et budgétaires expansionnistes se poursuivront inconditionnellement.

L’optimisme actuel du marché s’appuie sur les trois facteurs suivants :

  • Les valorisations n’ont plus d’importance
  • Les taux d’intérêt resteront bas pendant une longue période
  • Les politiques monétaires et budgétaires expansionnistes combinées au vaccin contre la COVID-19 feront réapparaître les conditions d’investissement qui prévalaient au cours des cinq années précédentes

 

Premièrement, les valorisations sont importantes. Les valorisations des marchés boursiers ont atteint des niveaux de plus en plus élevés en raison des titres de croissance et des faibles taux d’intérêt qui ont stimulé l’engouement pour ces placements. La surévaluation des obligations est utilisée pour justifier celle des actions, ce qui rend le marché vulnérable. Même s’il ne s’agit pas de notre scénario de base (à court terme), tout signe de nouvelles pressions inflationnistes pourrait miner la complaisance des investisseurs axés sur la croissance. Les taux s’étaient éloignés à la fin de l’année dernière, entraînant une dégringolade des actions de croissance. Le taux nominal des obligations américaines à 10 ans a augmenté pour atteindre 1,14 % en janvier avant de revenir à environ 1 %. Les taux de réels des obligations américaines à 10 ans demeurent négatifs. On peut s’attendre à ce que des signes de reprise économique se manifestent si l’opération de vaccination est un succès, ce qui fera grimper les taux de rendement et mettra du même coup les actions de croissance coûteuses sous pression.

Un changement de cap de la politique monétaire demeure peu probable, car la croissance économique reste fragile. Par ailleurs, même si la distribution des vaccins progresse de façon constante, la production est perturbée dans certaines usines. Ces problèmes de production se résorberont, mais le marché, comme c’est souvent le cas, sous-évalue les risques liés au déploiement d’un programme mondial de vaccins. En résumé, les rendements seront sans doute plus faibles à moyen terme, car les taux d’intérêt et les taux obligataires peuvent difficilement descendre plus bas, tandis que l’efficacité des mesures de relance budgétaires diminue inévitablement dans un contexte où l’endettement est élevé à l’échelle mondiale.

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