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Élan vigoureux de l’économie et des bénéfices pour terminer 2020

Le rythme de nouveaux cas de COVID-19 a diminué dans la plupart des régions, alors que le déploiement des vaccins connaît des problèmes d’approvisionnement temporaires.
Février 2021
  • Le rythme de nouveaux cas de COVID-19 a diminué dans la plupart des régions, alors que le déploiement des vaccins connaît des problèmes d’approvisionnement temporaires. Nous nous attendons toujours à ce que les taux de vaccination dépassent les 50 % d’ici l’été dans la plupart des grandes économies.
  • La croissance de l’économie et des bénéfices continue de s’accélérer plus rapidement que prévu en Amérique du Nord et en Asie, tandis que l’économie de la zone euro est menacée d’une récession à double creux à cause de restrictions plus strictes de la mobilité et de mesures de relance moins directes.
  • Nous pensons toujours que les actions à faible capitalisation sont les mieux placées pour tirer parti des mesures de relance budgétaires, notamment aux États-Unis, où la croissance économique continue de surpasser les attentes.
  • Nous restons convaincus que les actions mondiales surpasseront les obligations. À l’échelle régionale, nous privilégions encore les actions américaines et des marchés émergents par rapport aux actions canadiennes et à celles de la région de l’Europe, de l’Australasie et du Moyen-Orient (EAEO) pour tirer parti d’une relance menée par les États-Unis et la Chine, tout en surpondérant les obligations de sociétés de catégorie investissement par rapport aux obligations d’État à faible rendement.

Un sot savant est sot plus qu’un sot ignorant. 

Molière

Les investisseurs ont reçu de bonnes nouvelles au mois de janvier, en particulier en ce qui concerne le virus, car les nouveaux cas de COVID-19 ont considérablement diminué dans la plupart des pays. Cependant, la distribution du vaccin a connu des retards, notamment au Canada, où le rythme a nettement ralenti, faisant en sorte que le taux de vaccination au pays est nettement inférieur. Des problèmes temporaires ont ralenti l’approvisionnement en vaccins, mais nous nous attendons toujours à ce que les taux de vaccination dépassent les 50 % d’ici l’été dans la plupart des grandes économies. Malgré les restrictions de mobilité qui sont maintenues en raison de la COVID-19, l’activité économique a été plus forte que prévu au Canada, puisque la croissance du PIB au quatrième trimestre pourrait atteindre 8 % (taux annualisé), grâce à la vigueur des dépenses de consommation et à l’essor de l’activité immobilière. Aux États-Unis, la croissance du PIB au quatrième trimestre a également été solide, à 4 %, alors que les résultats d’enquête laissent entrevoir un premier trimestre vigoureux. Au début de février, plus de la moitié des sociétés de l’indice S&P 500 avaient publié leurs résultats du quatrième trimestre et 80 % d’entre elles avaient dépassé les attentes. À mesure que le monde continuait de s’adapter à la réalité marquée par la COVID-19, les mégatechnologies ont inscrit un trimestre record grâce à la solide croissance des entreprises numériques.

WallStreetBets et l’art de la guérilla spéculative

L’euphorie entourant l’armée de particuliers actifs sur WallStreetBets, un forum de Reddit, a eu pour résultat une épique liquidation forcée de positions vendeur de quelques actions à faible capitalisation, en particulier celles de GameStop, dont le cours a grimpé de 1 625 % en janvier, après avoir bondi de 572 % entre son creux d’avril et la fin de 2020. Contrairement à l’indice S&P 500, dont la capitalisation boursière est concentrée au sein de quelques mégasociétés, l’indice Russell 2000 reste plus diversifié et la hausse de la valeur marchande de GameStop et d’autres sociétés qui font l’objet d’un grand volume de ventes à découvert a eu peu d’incidence sur la performance plutôt vigoureuse de l’ensemble de l’univers des sociétés américaines à petite capitalisation, hormis celle de causer de lourdes pertes à quelques fonds de couverture qui avaient accumulé des positions vendeur sur la société. Ce type de guérilla sur les marchés, qui se caractérise par des attaques spéculatives organisées menées par des millions de petits investisseurs sur des sociétés qui font l’objet d’un fort volume de ventes à découvert, a profité de l’effet de surprise, mais nous pensons qu’elle a créé plus de bruit et de distractions. Les investisseurs devraient surveiller de plus près l’amélioration des données fondamentales et la résilience de l’économie mondiale.

Marchés mondiaux : Les bonnes nouvelles ne suffisent pas à stimuler les actions

Les actions mondiales (indice MSCI Monde tous pays, -0,4 % en janvier) ont démarré 2021 de façon plutôt morose, malgré des bénéfices supérieurs aux attentes et des baisses généralisées du nombre de nouveaux cas de COVID. La plupart des régions ont inscrit un rendement légèrement négatif, à l’exception des marchés de l’Asie orientale. De Hong Kong (Hang Seng, +3,9 %), à la Chine (MSCI Chine, +7,4 %) en passant par la Corée du Sud (Kospi, +3,6 %) ou Taïwan (+2,8 %), la région profite de l’excellente résilience de l’économie intérieure malgré la pandémie ainsi que de la vigueur des exportations de produits technologiques vers le monde. Cette dynamique a favorisé l’indice MSCI Marchés émergents qui a inscrit un gain de 3,1 % pour le mois. Aux États-Unis, l’indice S&P 500 (-1,0 %) a légèrement reculé, mais les actions du Russell 2000 (+5,0 %) ont poursuivi leur forte remontée, car les sociétés américaines à faible capitalisation devraient être les mieux placées pour profiter de la reprise induite par la vaccination et les mesures de relance. Les marchés européens (Euro Stoxx, -1,9 %) ont été les plus faibles en janvier, car les vagues de la pandémie retardent la reprise économique et menacent même l’économie de la zone euro d’une récession à double creux. Enfin, les actions canadiennes (S&P/TSX, -0,3 %) ont fait du surplace pendant le mois.

Les améliorations constantes de l’économie contribuent à une légère hausse des taux d’intérêt à long terme au Canada et aux États-Unis, mais l’engagement des banques centrales à adopter une politique monétaire ultra-expansionniste a empêché une remontée en V des taux d’intérêt à long terme, contrairement au cours des actions. Le taux des obligations du Canada à 10 ans a progressé et a clôturé le mois à 0,89 % (contre 0,68 %). La hausse des taux d’intérêt a suffi à faire baisser les titres à revenu fixe de l’indice de référence pour le mois (FINB BMO obligations totales, symbole : ZAG, -1,1 %)*. L’optimisme a gagné les prix du pétrole, qui sont passés de 48,52 $ à 52,20 $, puisque les stocks de pétrole, qui demeurent élevés en raison de la faible demande, ont néanmoins continué de reculer au cours des dernières semaines.

Après avoir baissé de façon constante depuis avril, le billet vert (indice du dollar américain, +0,7 %) a légèrement progressé, car l’économie américaine montre des signes évidents de découplage par rapport aux autres grandes économies où les confinements ont eu des conséquences économiques importantes. Le huard n’a que légèrement baissé, les solides mesures de relance budgétaires ayant propulsé l’économie vers un sommet en fin d’année. Enfin, à la fin du mois, le pessimisme des investisseurs sur les marchés des actions a fait remonter l’indice de volatilité VIX à 33 %, signe clair qu’ils prônent la prudence malgré les politiques de soutien énergiques et la distribution de vaccins. Nous pensons que leurs craintes finiront par disparaître au printemps, ce qui contribuera à soutenir d’autres hausses boursières cette année.

Facteurs boursiers mondiaux : Le momentum conserve son élan

Le mois dernier, les facteurs boursiers mondiaux ont inscrit un rendement dans une fourchette étroite, sauf le momentum (+3,7 %). Les titres mondiaux à faible volatilité (-1,9) ont tiré de l’arrière le mois dernier, tandis que les autres styles ont légèrement reculé, y compris celui des petites capitalisations. Il est intéressant de noter qu’en ce qui concerne les disparités régionales, les petites capitalisations américaines (+3,8 %) ont surpassé les petites capitalisations canadiennes (+0,4 %), européennes (+0,4 %) et celles de l’Asie-Pacifique (-0,1 %) en janvier, un indice, selon nous, que l’on s’attend à d’autres mesures de relance budgétaires vigoureuses et à une croissance économique plus forte en 2022 aux États-Unis.

À l’instar des actions mondiales comparables, les actions à faible volatilité canadiennes (FNB BMO d’actions canadiennes à faible volatilité, symbole : ZLB, -1,9 %)** ont fait moins bien en janvier, car les titres énergétiques (FINB BMO équipondéré pétrole et gaz, symbole : ZEO, 2,8 %)*** ont inscrit un rendement supérieur, grâce à la remontée des prix du pétrole. Les bénéfices des banques pourraient être meilleurs que prévu, car le resserrement du crédit continue de s’atténuer, les activités de négociation demeurent supérieures à la moyenne et l’activité immobilière ainsi que la demande de crédit sont en plein essor. Cependant, comme les deux derniers facteurs favorables aux bénéfices sont déjà élevés, on ne peut pas vraiment s’attendre à un rendement supérieur durable, comme nous l’avons vu à la fin de 2016-2017, lorsque les taux d’intérêt ont augmenté, étant donné que les taux d’intérêt à court et à moyen terme restent bien ancrés.

Doit-on craindre une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt?

La performance économique meilleure que prévu du Canada et des États-Unis ces derniers mois a poussé certains investisseurs à se demander si une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt était imminente. L’activité économique s’est redressée plus rapidement qu’on l’avait anticipé, mais elle est en grande partie attribuable aux déficits budgétaires d’une ampleur exceptionnelle. Nous nous attendons à ce que les déficits fédéraux et provinciaux combinés au Canada avoisinent une part de 25 % du PIB au cours de l’exercice 2020, et dépassent possiblement les 10 % en 2021. Même si de tels déficits sont habituellement synonymes d’inflation élevée, nous ne pensons pas que l’inflation sera assez forte pour que les banques centrales soient impatientes de relever les taux d’intérêt dans un avenir rapproché, puisque l’économie est toujours en cours de redressement. Nous pensons que les banques centrales resteront prudentes et continueront de soutenir vigoureusement l’économie, tandis que les achats d’obligations devraient diminuer un peu, proportionnellement à la diminution des déficits budgétaires.

Pour les investisseurs fortement axés sur les titres à revenu fixe, cela signifie que la plus grande menace n’est pas de voir une envolée soudaine des taux d’intérêt, mais de réussir à suivre le rythme de l’inflation au cours des 12 à 24 prochains mois à mesure qu’elle augmentera et grugera leur pouvoir d’achat. Au fur et à mesure que l’économie retrouve une certaine normalité, nous nous attendons à une légère hausse des taux d’intérêt à long terme, mais rien pour faire dérailler la valorisation des actifs, car les bénéfices devraient progresser en 2022

Perspectives et positionnement : La progression de la vaccination poussera tous les marchés à la hausse

Le mois dernier, nous avons réduit notre sous-pondération des actions canadiennes par rapport aux actions américaines, car notre optimisme à l’égard de la surperformance des actions mondiales par rapport aux obligations supplante nos préférences régionales. La vaccination poussera tous les marchés à la hausse. Nous continuons de surpondérer légèrement les marchés boursiers américains et émergents par rapport aux marchés canadiens et de la région EAEO. Notre position qui demeure favorable au risque nous amène aussi à surpondérer les obligations de sociétés de catégorie investissement plutôt que les obligations fédérales, et nous nous protégeons contre les baisses imprévues en surpondérant légèrement la duration.

Divulgations

* Le rendement du ZAG pour la période terminée le 29 janvier 2021 se présente comme suit : 4.28 % (1 an); 5,37 % (3 ans); 3,73 % (5 ans); 4,20 % (10 ans); et 4,21 % depuis la création (le 21 octobre 2011).

** Le rendement du ZLB pour la période terminée le 29 janvier 2021 se présente comme suit : -3,62 % (1 an); 6,16 % (3 ans); 7,93 % (5 ans) et 11,71 % depuis la création (le 29 mai 2009).

*** Le rendement du ZEO pour la période terminée le 29 janvier 2021 se présente comme suit : -21,77 % (1 an); -13,11 % (3 ans); -6,72 % (5 ans); -8,36 % (10 ans); et -6,47 % depuis la création (le 29 mai 2009).

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