Actions mondiales et internationales

Notes de voyage d’investissement : Australie et Nouvelle-Zélande

Janvier 2020
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Installé dans ma chambre d’hôtel à Sydney, je préparais mes rencontres du lendemain lorsque j’ai senti une forte odeur de fumée. Ce n’est généralement pas une bonne chose dans un hôtel et je suis rapidement sorti dans le couloir pour voir ce qui se passait. L’odeur y était encore plus forte, mais en regardant par les grandes fenêtres qui se trouvaient en face de la porte de ma chambre, je pouvais voir que la source de la fumée ne se trouvait pas dans l’hôtel : des nuages de fumée bleue flottaient dans la rue en direction de l’édifice. En fait, l’incendie se trouvait à 100 km de là et marquait le début de la phase actuelle de la très intense saison des feux de forêt de cette année.

Alors que j’écris ces lignes plusieurs semaines plus tard, les incendies sont encore pires et, à l’heure actuelle, il ne faudrait rien de moins que l’absence d’une forêt à brûler ou une longue période plus froide et humide au cœur de l’été pour les éteindre. Que la gravité des incendies fasse partie d’un cycle naturel, qu’elle soit la conséquence de la réduction des programmes de brûlage préventif en raison des pressions exercées par les groupes environnementaux ou le résultat direct du manque d’enthousiasme de l’Australie, en tant que pays, en ce qui concerne les initiatives mondiales en matière de changement climatique fera l’objet d’un intense débat. À mon avis, le fait que ces trois facteurs rentrent en compte est trop ennuyeux pour qu’on en parle beaucoup. Mais ce qui est certain, c’est que c’est la dernière chose dont l’Australie a besoin en ce moment, au-delà des évidentes et multiples tragédies personnelles que ces incendies provoquent.

L’Australie a échappé à la crise financière mondiale et aux effondrements des prix des matières premières et du pétrole en 2014 et 2015, même si elle en est une importante productrice, mais la croissance économique ininterrompue qu’elle affiche depuis 27 ans a commencé à sembler un peu vulnérable. Après une progression des prix des propriétés résidentielles pendant plusieurs années, alimentée en grande partie par l’endettement et suivie par l’humiliation très publique d’une grande partie du secteur des services financiers lors de la « Commission royale » en 2018, tout le monde est plus prudent et la croissance économique est maintenant la plus lente depuis 2009. Il y a encore des données positives – le marché immobilier a ralenti, ce qui réduit le risque d’un krach important, les finances de l’État semblent très solides par rapport à presque partout ailleurs et le dollar australien est beaucoup plus près de sa juste valeur qu’il ne l’a été pendant de nombreuses années. Cependant, le gouvernement et la Banque de réserve ont besoin de fournir des efforts de plus en plus importants pour maintenir une croissance à laquelle bon nombre de personnes s’étaient habituées et que 36 % de l’ensemble de la population a toujours connue.

Pendant mon voyage, ainsi que la semaine précédente, j’ai rencontré les dirigeants de deux des quatre grandes banques australiennes. Ils étaient encore tous ébranlés par les suites de la Commission royale. Avec les deux autres banques et une grande partie des secteurs de l’assurance vie et des conseils financiers, ils sont plongés jusqu’au cou dans des formalités administratives historiques. Ils essaient tous de déterminer si les conseils donnés par des conseillers employés ou affiliés il y a 10 ans étaient appropriés ou même s’ils ont tout simplement été donnés! La Commission a examiné de nombreux exemples de « frais sans service ». Le simple coût d’exécution de ce travail est incroyablement élevé, et ce, avant même que les clients ne reçoivent un cent de compensation. Les banques ont toutes constitué de très importantes provisions pendant la dernière année, mais elles admettent facilement qu’elles n’ont aucune certitude quant aux chiffres définitifs. Pour nos clients, le moment viendra de détenir une banque australienne, mais il n’est pas encore venu.

Lors de mon voyage, j’ai également rencontré deux entreprises chefs de file du secteur de l’emballage. L’une d’elles a enregistré de mauvais résultats pendant le deuxième semestre de 2019, en raison de la crainte que les campagnes environnementales contre l’emballage inutile nuisent considérablement à sa croissance. C’est peut-être le cas, mais l’entreprise se spécialise dans les emballages « souples » de haut de gamme dont les marques mondiales les plus connues ont besoin pour promouvoir, protéger et différencier leurs produits, et ce marché ne disparaîtra pas.

Des rencontres avec des entreprises des secteurs des télécommunications, des ressources, de la gestion des déchets, de la plomberie, de la gestion de patrimoine, de l’ingénierie, du recyclage, des centres commerciaux et des boissons, ainsi qu’avec un certain nombre d’entre elles en Nouvelle-Zélande ont aussi rempli le voyage et m’ont laissé avec de nombreux suivis à faire pendant les jours sombres de janvier au Royaume-Uni.

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