Pyrford International Commentaire mensuel de julliet

L’activité économique mondiale a connu un rebond bienvenu ces derniers mois après un assouplissement des mesures de confinement. Les investisseurs, plutôt que de se concentrer sur la perspective d’une reprise mondiale, restent confortés par l’appui soutenu de politiques monétaires et budgétaires expansionnistes, qui les encouragent à ne pas tenir compte de l’incohérence des données macroéconomiques. Toutefois, de nombreux pays peinent encore à contenir la propagation du virus. Nous observons une divergence croissante entre les trajectoires de croissance des grandes économies, résultant des diverses stratégies adoptées dans le cadre de la lutte contre le virus.

La reprise économique aux États-Unis a un coût. Plus tôt ce mois-ci, les données ont été une bonne surprise. Les ventes au détail ont augmenté de 7 % en juin, après avoir fait un bond de 18 % en mai, les consommateurs retournant dans les magasins et les restaurants. De la même manière, les indices PMI des secteurs manufacturier et non manufacturier ont atteint 52 et 57 respectivement, signalant une forte expansion des conditions économiques. Enfin, le marché de l’habitation a connu un rebond extraordinaire après le choc initial. Stimulées par des taux hypothécaires à un creux record et des mesures de relance budgétaires qui ont fait grimper le revenu disponible, les demandes de prêts hypothécaires dépassent maintenant les niveaux d’avant la COVID.

Cependant, il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que la deuxième vague d’infections et de décès s’étende aux États-Unis, en particulier dans les États de la « ceinture du soleil » que sont la Californie, l’Arizona, le Texas et la Floride, bien qu’ils se trouvent sans doute encore dans la première vague. Le nombre quotidien d’infections a atteint de nouveaux sommets en juillet et le nombre de décès a lui aussi augmenté.
Par conséquent, plusieurs États, qui représentent 80 % de la population, ont fait une pause dans leurs projets de réouverture ou les ont annulés. La réouverture prématurée de l’économie fait maintenant peser la menace d’une grave crise dans les hôpitaux et d’un renversement des tendances de croissance observées en mai et en juin. Contrairement aux indicateurs rétrospectifs mentionnés ci-dessus, certains indicateurs avancés ont peint un portrait en temps réel plus juste de la santé de l’économie. La confiance des consommateurs, mesurée par l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan, a reculé de 78,1 à 73,2 – seulement deux points au-dessus des creux d’avril. Plus important encore, le nombre hebdomadaire de nouveaux chômeurs a été plus élevé que prévu, soit 1,3 M.

Le taux de chômage s’établit maintenant à 11 %, alors que les États-Unis s’approchent d’un « mur budgétaire » qui doit être résolu de toute urgence pour éviter une récession plus profonde et plus prolongée. Plus spécifiquement, le versement des prestations d’assurance-chômage de 600 $ par semaine, dans le cadre de la CARES Act, doit prendre fin à la fin du mois. À moins que les démocrates et les républicains ne parviennent à s’entendre sur une deuxième série de mesures budgétaires, des millions d’Américains sans emploi se retrouveront sans protection. Au moment d’écrire ces lignes, les républicains ont annoncé un plan de relance de 1 000 G$ qui réduirait les prestations de chômage d’urgence. Un accord doit encore être conclu avec les démocrates qui estiment que le montant de 1 000 G$ est insuffisant dans un contexte de stagnation de la reprise. Compte tenu de la gravité de la crise économique, on s’attend à ce qu’un compromis soit trouvé. Le risque est que les mesures de relance déçoivent au moment où les valorisations boursières sont redevenues plus coûteuses.

La Chine est la seule grande économie à enregistrer une croissance au deuxième trimestre. La croissance du PIB a dépassé les attentes à 3,2 % au cours des 12 derniers mois. Après une contraction de -9,8 % au premier trimestre de cette année, le PIB a progressé de 11,5 % au deuxième trimestre. Si l’on ignore le scepticisme qui entoure les statistiques officielles chinoises, ces chiffres confirment la remarquable reprise en « V » du premier pays touché par le virus. Sous la surface, nous observons une reprise inégale, la production augmentant plus rapidement que la consommation. La production industrielle a augmenté de 4,8 % au cours des 12 derniers mois et l’investissement dans l’immobilier et les infrastructures a rebondi de 8 % et 6 %, respectivement. Les ventes au détail, cependant, continuent de peser sur l’économie, puisqu’elles ont reculé de 1,8 % en juin, probablement en raison d’un taux de chômage élevé et d’un affaiblissement du bilan des ménages après le choc initial sur les revenus.

Cependant, l’impressionnante reprise de la Chine fait face à au moins deux obstacles. Tout d’abord, des inondations dévastatrices, qui ont commencé au début de juin, ont frappé 27 provinces, atteignant plus de 45 millions de personnes. Heureusement, les dommages ne semblent pas aussi graves que lors des inondations de 1998, qui avaient entraîné une perte économique estimée à environ 3 % du PIB. Ensuite, il y a la querelle en cours entre les États-Unis et la Chine.

La surenchère s’est poursuivie en juillet avec la fermeture du consulat chinois à Houston. En guise de représailles, le consulat américain à Chengdu a également reçu l’ordre de fermer ses portes. Jusqu’à présent, les conséquences ont été plus symboliques qu’économiques.
Bien entendu, les tensions doivent être considérées dans le contexte des prochaines élections. L’intensification de la rhétorique anti-chinoise permet au président Trump de détourner l’attention loin de la situation en détérioration dans son propre pays.

Le mois de juillet a été un mois historique pour l’UE, puisque les décideurs se sont entendus sur un accord de redressement après cinq jours de négociation au cours du sommet le plus long en 20 ans.
Il s’agit du premier cas de mutualisation de la dette entre les 27 pays de l’UE. La Commission européenne émettra une dette commune pour financer un plan de redressement de 750 G€, dont 390 G€ sous la forme de subventions. Au bout du compte, les économies du Sud sont les grandes gagnantes de l’accord. Les subventions seront versées aux régions les plus touchées par le virus. Le reste du plan de redressement, sous la forme de prêts, offrira une source de financement attrayante, assortie de taux d’intérêt moins élevés accompagnés de conditions peu importantes.

Les bonnes nouvelles sur le plan de la politique monétaire et sur celui du virus en Europe ont brièvement déclenché un débat sur le renversement du rendement supérieur des États-Unis, une tendance persistante pendant la dernière décennie. L’Europe a certainement subi une perte économique plus importante à cause de mesures de confinement plus strictes. Cependant, le virus étant en grande partie maîtrisé (les cas ont augmenté en Catalogne et en Belgique), l’Europe pourrait s’attendre à une reprise plus harmonieuse par rapport aux États-Unis. En fait, il est trop tôt pour déterminer si cette tendance peut être maintenue.
Une chose est sûre : les décideurs européens ont fait preuve d’une plus grande unité et d’un plus grand sens des priorités par rapport à leur performance après la crise financière mondiale.

 

En résumé, nous demeurons sceptiques quant au rythme et à l’ampleur de la reprise économique. Les restrictions gouvernementales ne sont pas le risque principal auquel sont exposés les marchés, mais plutôt la peur du virus et son incidence sur le comportement. À moins que des progrès réels ne soient réalisés dans la lutte contre la COVID-19 ou dans sa gestion, les tentatives de réouverture des secteurs ne permettront pas de revenir aux niveaux d’avant la crise. Nous l’avons constaté dans les États du sud des États-Unis, qui ont eu de la difficulté à rouvrir des secteurs à cause d’une nouvelle accélération des infections. D’autres États américains, la plupart des économies européennes et la plupart des économies asiatiques ont fait la preuve de leur capacité à gérer la maladie plus efficacement puisque les taux d’infection sont à la baisse, ce qui augmente les perspectives d’une reprise économique.

Les marchés ont tenté de faire la distinction entre ces redressements inégaux, les économies ayant mieux géré la réouverture que les autres bénéficiant du soutien des investisseurs. Cela dit, un retour à l’activité économique qui précédait le confinement n’aura pas lieu avant la découverte d’un vaccin. Les cours boursiers ne reflètent pas cette situation puisque les investisseurs trop optimistes ne font pas face à la triste réalité.

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