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Savoir quand conserver des titres

Le point de vue mensuel de BMO Gestion mondiale d’actifs

Juin 2023

REMARQUE STRATÉGIQUE DU CHEF DES PLACEMENTS

Savoir quand conserver des titres

Quel est le meilleur moment pour miser gros? C’est la question la plus importante ce mois-ci, tant sur les marchés que pendant les World Series of Poker annuelles, qui ont lieu à Las Vegas en juin et en juillet. Les joueurs de poker savent qu’avant de tout miser, il est essentiel d’avoir le plus d’information possible. Il en va de même pour les investisseurs.
Ce mois-ci, après mûre réflexion, nous avons accru la pondération des actions, en la faisant passer de sous-pondération (-1) à neutre (0). Trois thèmes ont influencé notre réflexion. Premièrement, une récession potentielle continue d’être repoussée de plus en plus loin, et un atterrissage en douceur à un moment en 2024 est toujours, selon nous, le scénario le plus probable. Cela signifie qu’à court terme, on peut s’attendre à un recul de l’économie, mais à un rythme qui reste raisonnable pour que les consommateurs se sentent bien et continuent de dépenser. Deuxièmement, il y a des pertes d’emplois, mais pas d’une ampleur inquiétante, et il y a encore beaucoup d’offres d’emploi pour aider ceux qui sont mis à pied. Et troisièmement, lorsque nous faisons le point sur les marchés, nous ne pouvons pas ignorer l’énorme repli de l’an dernier. Il a débouché sur des valorisations plus attrayantes, et nous croyons que les marchés peuvent croître, surtout dans les titres qui ne sont pas du secteur des technologies, puisque depuis le début de l’année, ils n’ont pas autant participé au rendement des marchés, qui a été presque entièrement attribuable aux titres des six ou sept plus grandes capitalisations.
« Nous croyons que les marchés peuvent croître – surtout les titres qui ne sont pas du secteur des technologies. »

Pour le moment, nous n’avons pas suffisamment de données pour dire si les marchés décolleront fortement ou pour dire s’ils pourraient s’effondrer sous peu. Lorsque l’information est aussi limitée, vous ne voulez tout simplement pas faire de mises importantes, d’où notre passage à une position neutre sur les actions. Nous croyons que l’inflation restera obstinément stable à court terme. La hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada (BdC) en juin met en avant le fait que même si la Réserve fédérale américaine (la Fed) décide de faire une pause, cela ne signifiera pas nécessairement la fin du cycle de hausse – en fait, une pause n’est qu’un point de départ, car les banques centrales attendent de pouvoir agir en toute confiance, dans un sens comme dans l’autre. Ce n’est pas si différent pour les investisseurs. Pour le moment, un optimisme prudent est de mise, puisque nous attendons de voir ce que les données économiques nous diront sur la trajectoire que les marchés pourraient prendre.

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES

Les économies nord-américaines restent résilientes

La Fed et la Banque du Canada envisagent d’autres hausses de taux d’intérêt alors que la Chine cale et que les actions japonaises rebondissent.

Perspectives aux États-Unis

Un autre mois et un autre rapport solide sur l’emploi. En mai, les données sur la masse salariale ont été une très bonne surprise, puisque 339 000 emplois ont été créés. Cela souligne la résilience de l’économie américaine. Le taux de chômage a augmenté, mais à notre avis, cela reflète le fait que l’emploi a tendance à générer plus de bruit dans l’enquête auprès des ménages. Nous accordons une plus grande importance à la croissance des salaires, en plus du fait que le produit intérieur brut réel (PIB) se maintient à près de 2 % au deuxième trimestre et que le nombre de demandes de prestations d’assurance-chômage reste faible, elle donne à penser qu’une récession est encore au moins un trimestre ou deux devant nous.

Cependant, les données ne sont pas toutes roses. L’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier (PMI) demeure faible, et celui du secteur des services est lui aussi en perte de vitesse. La faiblesse de la confiance des investisseurs, conjuguée à la résilience des données objectives, entretiendra donc le débat sur la récession. À notre avis, la probabilité d’un repli reste élevée, d’autant plus que le resserrement du crédit et les tensions bancaires qui en découlent s’infiltrent lentement dans l’économie. Cependant, ce repli continue d’être repoussé à plus tard, et la résilience macroéconomique suggère que la Fed relèvera encore les taux d’intérêt au moins une fois cet été. À moins d’une forte hausse inattendue des données sur l’inflation ou d’un autre choc des prix de l’énergie, nous pensons que la Fed est disposée à relever la barre en vue de hausses supplémentaires, ce qui laisse entendre que nous sommes près du sommet. Mais en même temps, et comme elle l’a répété à maintes reprises aux investisseurs, la Fed dépend des données, ce qui signifie que des hausses de taux supplémentaires peuvent continuer d’être prises en compte.

Épidémies mondiales et répercussions économiques

Perspectives au Canada

La résilience économique du Canada a finalement mené à une autre hausse de taux de la BdC, qui a augmenté les taux de 25 pdb en juin. La décision de la Banque est en grande partie attribuable à la combinaison d’une croissance régulière de l’emploi, d’une hausse du PIB réel supérieure à la tendance au premier trimestre et de données inflationnistes persistantes, le creux du marché de l’habitation ayant peut-être aussi joué un rôle. Nous nous attendons à une autre hausse, mais comme la Fed, la BdC sera prudente et il est peu probable qu’elle anticipe en augmentant les taux comme elle et d’autres banques centrales l’ont fait l’an dernier.

À l’avenir, l’immigration record continuera d’être un coussin important pour l’économie, en soutenant la croissance de l’emploi et la demande de logements. Cependant, des niveaux d’endettement relativement élevés des consommateurs et des prêts hypothécaires à échéance plus variables à court terme signifient que le Canada n’est pas à l’abri d’un resserrement des conditions financières. À court terme, il est peu probable que la croissance s’effondre, mais il est également peu probable qu’elle accélère considérablement.

Perspectives internationales

Les perspectives du secteur manufacturier en Europe restent sombres, la faiblesse des données sur les commandes manufacturières poussant de plus en plus à une récession en Allemagne, la puissance économique du continent. Au Royaume-Uni, une forte hausse-surprise de l’inflation de base entraîne des hausses de taux supplémentaires de la Banque d’Angleterre. Et, en général, une inflation plus ancrée dans la région signifie la plus grande probabilité d’un atterrissage difficile, attribuable aux hausses de taux. Le Japon demeure un pays prometteur, car l’assouplissement des conditions financières grâce à sa politique de contrôle de la courbe des taux, conjuguée à sa réouverture tardive, se traduit par un meilleur élan de la croissance. Mais nous faisons preuve de prudence quant à l’ensemble de la région EAEO.

En ce qui concerne les marchés émergents (ME), la croissance chinoise demeure anémique dans un contexte de défis structurels, de fragilité du secteur immobilier, de faiblesse de la demande étrangère et de consommation très prudente. Cependant, le mois dernier, il a été question de mesures de relance ciblant le secteur de l’immobilier. Ces mesures, ainsi que celles visant à stimuler la demande de logements, devraient contribuer à rétablir la confiance des investisseurs. Mais la question est de savoir si cela sera suffisant. Les mesures de relance supplémentaires de la Chine sont essentielles pour que notre point de vue reste positif à l’égard des marchés émergents, mais en cas de nouvelles déceptions, nous réévaluerons rapidement la situation.

Principaux risques
Ce qu’en pense BMO Gestion mondiale d’actifs
Inflation

Le taux d’inflation global va dans la bonne direction

L’inflation de base restera stable

Taux d’intérêt

Il semble que nous approchions de la fin du long et rigoureux cycle de hausses de taux en Amérique du Nord

La barre est très haute pour des taux d’intérêt négatifs surprises dans les prochains mois

Récession

On ne peut pas avoir de récession sans crise de l’emploi

Le Canada et les États-Unis continuent de créer des emplois à un rythme soutenu, ce qui signifie qu’une récession pourrait n’avoir lieu que dans plusieurs mois

Le marché du travail reste tendu

Géopolitique

On peut s’attendre à ce que les relations entre les États-Unis et la Chine restent tendues

Nous surveillons la possibilité d’un décret qui pourrait restreindre les investissements américains dans certaines parties de l’économie chinoise

Politique américaine

La liquidité est à notre portée, car le compte général du Trésor (TGA) est reconstitué

Le manque de clarté quant aux candidats aux élections présidentielles de 2024 crée de l’incertitude

Consommation

La croissance des salaires dépasse maintenant l’inflation

S’il n’y a pas de pertes d’emplois, le consommateur s’en sortira bien

Cette récession devrait être déclenchée par les entreprises plutôt que par les consommateurs comme celle de 2008

Marché de l’habitation

Le marché a atteint un creux plus tôt que prévu

Au Canada, il existe toujours un énorme déséquilibre entre l’offre et la demande

L’habitation devrait laisser derrière elle les difficultés pour retrouver une situation favorable à l’approche de 2024

Crise bancaire

Devrait demeurer une source d’inquiétude pour les marchés

Les petites banques régionales ont tendance à être plus exposées au cycle de récession

POSITIONNEMENT DES PORTEFEUILLES

Catégories d’actif

Une reprise limitée qui commence à s’élargir nous amène à revoir notre exposition aux actions. L’augmentation de la pondération de nos titres à revenu fixe à duration longue offre un contrepoids approprié, tandis que nous continuons de privilégier les obligations à court terme par rapport aux liquidités.

Cette remontée du marché me rappelle la vieille blague sur un ours qui pourchasse des randonneurs : inutile de distancer l’ours; il suffit de distancer votre compagnon de randonnée. Nous avons légèrement souspondéré (-1) les actions tout au long de la première partie de l’année, mais le secteur des technologies a vraiment pris de la vitesse en raison du récent engouement pour l’intelligence artificielle (IA), ce qui a entraîné une remontée très limitée du marché. Les opinions divergent quand il s’agit de savoir si le rétrécissement est un bon signe ou un mauvais signe pour une reprise durable. Mais il est certain qu’il est devenu plus difficile de décider s’il faut adopter une perspective à long terme, surtout à cause de l’imminence d’une récession, ou réévaluer les perspectives à moyen terme pour participer à la débâcle en cours. Pour en venir à l’essentiel : nous avons ramené notre note des actions, qui était légèrement baissière (-1), à une position neutre (0). Le fait qu’il n’y ait que 10 titres ou moins en tête de peloton est préoccupant, mais il n’y a rien de nouveau à considérer que ces 10 titres résident dans le plus important secteur de l’indice S&P 500. Au Canada, les banques se négocient à environ à 20 % de leur valeur historique après une série de résultats décevants au premier trimestre, alors que les actions du secteur de l’énergie cèdent également de la valeur. Ces secteurs, en plus du rendement des titres technologiques américains, expliquent pourquoi nous sommes revenus à un niveau neutre.

En ce qui concerne les titres à revenu fixe, on s’attend de plus en plus à ce que la Fed relance son cycle de relèvement des taux, et ce, avant même que cette pause largement attendue n’ait officiellement eu lieu. La BdC a déjà repris ses hausses, et une autre est également possible en juillet. Cela nous a certainement encouragés à reconsidérer nos positions à long terme. Cependant, puisque nous avons ramené les actions à un niveau neutre et que nous étoffons cette composante de nos portefeuilles, le fait d’avoir la duration comme contrepoids n’est pas la pire chose non plus au monde. En ce qui concerne notre position de trésorerie, nous nous sommes tournés vers le segment à court terme de la courbe : les obligations à court terme offrent de bons rendements, de sorte que nous les favorisons.

Actions

Titres À Revenu Fixe

Liquidités

POSITIONNEMENT DES PORTEFEUILLES

Actions

Les actions de croissance à mégacapitalisation ont dominé le marché au deuxième trimestre, mais les attentes élevées sont de nouveau prises en compte. À l’échelle régionale, les États-Unis semblent beaucoup plus robustes qu’ils ne l’étaient, tandis que l’Europe est plus avancée sur le chemin de la récession.

Les bénéfices du premier trimestre ont donné lieu à des surprises bien supérieures à la moyenne, et les résultats ont été bien meilleurs que ce que l’on craignait. En revanche, le taux de croissance global des bénéfices était toujours négatif, de sorte qu’on pourrait dire que, dans l’ensemble, la période de publication des résultats a été solide malgré la contraction des bénéfices. Au deuxième trimestre, il y a vraiment eu une divergence : si vous examinez l’indice S&P 500 dans son ensemble, vous verrez que les révisions des bénéfices commencent à remonter. Les bénéfices étaient révisés à la baisse depuis l’été dernier, mais ils commencent maintenant à remonter. Cependant, si vous supprimez les cinq principaux titres, ils sont tout de même révisés à la baisse. C’est la divergence : une grande partie de la hausse provient de sociétés comme Nvidia et Meta. Le deuxième trimestre a donc été l’histoire de deux marchés. Reste à voir s’ils peuvent répondre à ces attentes peut-être moins grandioses, mais certainement élevées.

La menace qui pèse à court terme sur les marchés est le risque lié aux taux d’intérêt. La récession ne sera probablement pas un problème au prochain trimestre, ni au cours des six prochains mois; nous considérons qu’il s’agit d’un risque à moyen terme. Récemment, les données économiques ont été solides et l’inflation a été plus stable. Des hausses supplémentaires sont à craindre. La Banque d’Australie nous a surpris avec une hausse, tout comme la BdC. Il n’est pas exclu que la Fed continue de relever les taux.

À l’échelle régionale, nous avons maintenu la pondération du Canada à un niveau neutre (0). Aux États-Unis, nous sommes passés de légèrement baissier (-1) à neutre (0), et dans la région EAEO, nous sommes passés de neutre (0) à légèrement baissier (-1), ce qui nous a permis de permuter ces deux marchés. Ce qui a changé notre façon de penser, c’est que nous observons des surprises économiques positives. L’économie américaine s’avère plus résiliente que prévu, malgré toutes les hausses de taux d’intérêt. Un autre facteur est la frénésie autour de l’intelligence artificielle. Ce momentum n’a pas tendance à se produire seulement pendant un mois et à disparaître. Il pourrait s’agir d’une bulle, mais même les bulles durent généralement plus d’un mois. Nous pensons donc que certaines de ces sociétés technologiques à grande capitalisation pourraient continuer de bien se comporter à court terme. À l’inverse, l’Europe voit son élan économique s’essouffler, ce qui nous a incités à déclasser les marchés européens et la région EAEO dans son ensemble, malgré une surpondération du Japon.

Canada

ÉTATS-UNIS

EAEO

Marchés Émergents

POSITIONNEMENT DES PORTEFEUILLES

Titres à revenu fixe

Les investisseurs parient que les banques centrales continueront de resserrer leurs taux tout au long de l’été, mais que les taux d’intérêt seront revenus à leurs niveaux actuels d’ici la fin de l’année. À notre avis, l’inflation diminuera plus lentement que ce à quoi les marchés s’attendent.
Les marchés des titres de créance ont fait l’objet d’une réévaluation en tenant compte d’une hausse du taux final de la Fed en raison des nombreuses surprises positives dans l’économie : baisse du chômage, diminution de la crise bancaire, accord sur le plafond de la dette, etc. Les marchés sont prêts pour une ou deux hausses supplémentaires à partir de maintenant. Cette hausse pourrait-elle être supérieure? Oui, mais nous dirions que le taux final est revenu à un niveau qui est à peu près juste. À partir de maintenant, nous ne nous attendons pas à beaucoup plus de réévaluation des titres à revenu fixe. Si l’on examine ce que le marché pense des réductions, les investisseurs s’attendent à ce que l’année se termine là où nous en sommes maintenant, c’est-à-dire une autre hausse, et peut-être une réduction d’ici la fin de l’année. Selon nous, il est raisonnable de penser que nous resterons autour de ces niveaux au cours des prochains trimestres. En ce qui concerne les taux de rendement à long terme, les obligations à 10 ans se situent depuis un certain temps entre 3,25 % et 3,75 %, et nous sommes maintenant à l’extrémité supérieure de cette fourchette, ce qui signifie que nous apprécions la duration à ces niveaux. À notre avis, nous nous situons dans la fourchette supérieure de la juste valeur.

Nous ne pensons pas qu’une hausse de 25 pdb changera grand-chose à la lutte contre l’inflation; cela montre simplement que la Fed, comme la BdC et la Banque d’Australie avant elles, est résolue à continuer de relever les taux si l’inflation ne baisse pas aussi rapidement qu’elle le souhaite. Elle est prête à continuer d’augmenter les taux jusqu’à ce que l’inflation atteigne un niveau qui lui convient. Étant donné que la récession est repoussée, cela signifie probablement que l’inflation baisse plus lentement. La hausse des salaires est trop élevée, les offres d’emploi aux États-Unis se sont en fait redressées et nous assistons à une inflation dans le secteur des services. Toutes choses étant égales par ailleurs, l’échéancier pour atteindre un indice des prix à la consommation à 2 % s’est encore rallongé, ce qui signifie que la Fed repousse probablement les réductions de taux.

Titres De Créance De Catégorie Investissement

Rendement Élevé

Titres De Créance Des Marchés Émergents

Duration

POSITIONNEMENT DES PORTEFEUILLES

Style et facteur

La croissance a connu une remontée impressionnante, mais compte tenu de la forte hausse des valorisations, nous comptons sur d’autres segments du marché pour rattraper notre retard. La valeur semble particulièrement attrayante, et c’est pourquoi nous surpondérons les actions japonaises axées sur la valeur.

La question est la suivante : les actions de croissance peuvent-elles continuer de s’apprécier? Oui. Peuvent-elles continuer de surpasser l’indice S&P 500 dans la même mesure? Nous croyons que non et cette opinion est liée à la raison expliquant notre augmentation de la pondération des actions jusqu’au neutre : le reste du marché doit maintenant rattraper son retard. À notre avis, cet écart de rendement se rétrécira : nous commençons à observer une hausse de la participation d’autres secteurs à la reprise. Si l’on examine certains paramètres, comme le nombre de titres qui se négocient audessus de leur moyenne mobile sur 50 jours, on constate que ces données commencent à monter. C’est une bonne nouvelle, un marché élargi est toujours un marché plus sain.

Il reste à voir si nous nous approchons d’une baisse des valorisations de ces actions axées sur la croissance. Oui, les bulles peuvent éclater, mais elles ont plus souvent tendance à se dégonfler lentement. Il est donc probable que les actions liées à l’IA connaîtront un certain recul, mais quelques-uns de ces titres valent probablement la peine d’être achetés en profitant de cette faiblesse.

Quant aux facteurs, il faut noter que celui de la croissance profite du fait que l’on s’attende à une baisse des taux. Puisque cette baisse est remise à plus tard, ces actions devraient peut-être, encore, devoir faire une pause pour l’instant. Mais ces titres ont aussi tendance à être de très grande qualité. Pensez à Microsoft : même si elle a fortement augmenté, elle dispose encore de plus de liquidités que la plupart des sociétés de l’indice S&P 500 ou du Nasdaq. Cela nous rassure, parce qu’elles sont stables et défensives.

La croissance reste au point neutre (0); il ne serait pas approprié de relever notre cote après une telle remontée. Nous cherchons plutôt à accroître notre exposition aux actions au moyen d’un nombre supérieur de placements axés sur la valeur. Nous surpondérons maintenant le Japon, l’un des marchés les plus axés sur la valeur du portefeuille. Enfin, nous sommes passés à une pondération neutre (0) pour la volatilité.

Valeur

Qualité

Croissance

Volatilité

POSITIONNEMENT DES PORTEFEUILLES

Mise en œuvre

Nous demeurons légèrement optimistes à l’égard de l’or, car le dollar américain ($ US) est considéré comme une valeur refuge en cas de chute des marchés

Les effets de la hausse inattendue des taux par la BdC sur le dollar canadien ($ CA) restent à voir, mais quoi qu’il en soit, nous ne sommes pas enclins à couvrir le dollar américain en dollar canadien; en cas de choc inattendu qui perturberait les marchés, le dollar américain devrait reprendre sa place d’actif refuge. Si la Fed suit l’exemple de la BdC et reprend ses hausses de taux après avoir fait une pause, cela pourrait aussi aider le dollar américain à rester un peu plus vigoureux.

Nous continuons d’aimer l’or et de le détenir dans tous nos portefeuilles. Il est revenu sous la barre des 2 000 $ l’once, ce qui contribue à notre évaluation légèrement optimiste (+1), et nous serions susceptibles de l’acheter en période de baisse.

Gros plan sur les lingots d’or et le dollar américain

$ CAD

$ OR

Déclarations

Les opinions exprimées par le gestionnaire de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

 

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