Après avoir contemplé le précipice, les investisseurs regardent vers les sommets

  • Au cours des prochaines semaines, les données quant à la situation macroéconomique et aux bénéfices se dégraderont davantage. Nous pensons que le cycle économique a touché un creux en avril, la reprise graduelle de l’économie ayant commencé en mai et s’étant accélérée en juin.
  • Les investisseurs envisagent une normalisation de l’économie et des bénéfices en 2021 et en 2022, ce qui, combiné aux taux d’intérêt proches de zéro, contribue à l’augmentation des ratios prévisionnels.
  • Nous pensons que l’assouplissement quantitatif et les mesures budgétaires resteront les outils privilégiés au cours de la prochaine année. Nous nous attendons à ce que la Réserve fédérale (Fed) et la Banque du Canada (BdC) refusent de pratiquer des taux d’intérêt négatifs. L’ampleur de la dette fera en sorte qu’il sera difficile de relever les taux directeurs.
  • Notre portefeuille continue de surpondérer légèrement les actions par rapport aux obligations, en privilégiant les marchés américains et émergents (ME), et en sous-pondérant les marchés de la région EAEO et du Canada. Dans la composante des titres à revenu fixe, la duration des obligations est attrayante, et nous préférons les obligations de catégorie investissement aux obligations à rendement élevé.

Nul ne peut contrôler le changement. Néanmoins, il est possible de s’y préparer.  (traduction libre)

Peter Drucker

Au début du mois de mai, l’enthousiasme des investisseurs était retombé après une forte remontée des cours en avril sous l’effet d’une réouverture bien amorcée, de la mise en place extrêmement rapide de mesures de relance, de la quasi-gratuité de l’argent et des grands espoirs de trouver un vaccin. L’indice S&P 500 a franchi la barre des 3 000 points plus rapidement que prévu par la plupart des observateurs. Nous pensons que le cycle économique a touché un creux en avril, la reprise graduelle de l’économie ayant commencé en mai et s’étant accélérée en juin.

L’économie canadienne a reculé de 8,2 % (taux annualisé) au premier trimestre, mais la contraction sera probablement encore plus prononcée au deuxième trimestre puisqu’elle devrait être d’au moins 25 %, et pourrait même aller jusqu’à 40 %. Les États-Unis s’en sont mieux tirés au premier trimestre sur le plan de la croissance, celle-ci enregistrant un repli de 5 % seulement en raison d’une mise à l’arrêt moins draconienne de l’économie. Mais, au deuxième trimestre, ils devraient aussi connaître une contraction spectaculaire qui pourrait même atteindre jusqu’à 40 %. La bonne nouvelle, c’est que la croissance devrait connaître un rebond de deux chiffres au troisième trimestre. Cependant, nous doutons que les publications de données macroéconomiques aient un effet important sur la confiance des investisseurs pour un certain temps encore, et ce, malgré les chiffres alarmants à venir. Dans l’ensemble, les investisseurs envisagent une normalisation de l’économie (c.-à-d. une récupération de la production perdue) fin 2021, voire début 2022.

La reprise en forme de « V » des actions se poursuit

Les actions mondiales (MSCI Monde tous pays, +4,4 %) ont progressé pour un deuxième mois consécutif, enregistrant des gains dans l’ensemble des régions et un rebond notable sur les marchés les plus malmenés. Le Japon (Nikkei, +8,3 %) et l’Europe (MSCI Europe, +4,6 %) étaient à la tête du peloton. Or, l’Europe demeure la région la moins performante. Elle affiche un rendement de -12,9 % depuis le début de l’année, plombé par les lourdes pertes subies en France (CAC 40, -19,5 %). Les actions américaines (S&P 500, +4,8 %) ont pour leur part légèrement surpassé les actions mondiales, aidées par la solide performance des sociétés à petite capitalisation (Russell 2000, +6,5 %). Les actions canadiennes (S&P TSX, +3,0 %), quant à elles, ont sous-performé, sensiblement freinées par les titres des secteurs des services financiers et de l’immobilier. Finalement, en mai, les actions des marchés émergents ont presque fait du surplace (MSCI ME, +0,8 %), car la rhétorique antichinoise des États-Unis et les manifestations à Hong Kong sont venues s’ajouter aux problèmes persistants dans les pays émergents.

Au Canada, les difficultés économiques continuent d’exercer des pressions à la baisse sur les taux de rendement des obligations d’État. Le taux des obligations du Canada à 10 ans était stable ce mois-ci, à 0,54 %, et affichait une volatilité mensuelle très modérée. En mai, les prix du pétrole (WTI, +88,4 %) ont enregistré leur plus important gain mensuel de l’histoire, ce qui, combiné au climat général favorable au risque qui a pesé sur le dollar américain, a contribué à faire grimper le huard de 1,2 %. Les prix de l’or ont augmenté de 2,6 %, les investisseurs ayant ajouté à leurs portefeuilles des valeurs refuges qui devraient afficher un bon rendement si les mesures de relance monétaires et budgétaires alimentent une hausse de l’inflation en 2021 ou si la reprise post-COVID-19 s’avère plus faible que prévu et nécessite de faire à nouveau tourner la planche à billets. La valeur de l’indice VIX (l’« indice de la peur ») était inférieure à 30 à la fin du mois, une première depuis février, tandis que le marché boursier connaissait un regain de vigueur (graphique 1).

Graphique 1 : le niveau de crainte des investisseurs se normalise, l’indice VIX étant inférieur à 30

Graphique 1 : le niveau de crainte des investisseurs se normalise, l’indice VIX étant inférieur à 30

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs, 2 juin 2020

Facteurs liés aux actions : la croissance maîtresse d’un combat pour la survie

En 2020, le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait diminuer de plus de 3 % en raison de l’effondrement économique causé par la COVID-19 (source : Fonds monétaire international). De nombreuses sociétés livrent un intense combat pour leur survie, tandis que d’autres profitent de l’insuccès de leurs concurrents pour tenter d’accroître leur part de marché. En mai, les actions mondiales de croissance (+5,9 %), de momentum (+5,2 %) et de qualité (+5,2 %) ont enregistré un autre excellent mois, tout comme les actions à petite capitalisation (+5,4 %), qui ont inscrit un rendement supérieur réduisant les pertes subies depuis le début de l’année (-11,4 %). Les actions de valeur (+2,4 %) et à dividendes élevés (+2,1 %) continuent d’enregistrer des contreperformances, car de nombreuses sociétés font face à des difficultés financières durables en raison de la COVID-19 et pourraient éliminer leurs dividendes ou déclarer faillite.

Au Canada, le rendement du FNB BMO d’actions canadiennes à faible volatilité (symbole : ZLB, +1,9 %)* a été à la traîne par rapport à celui du FINB BMO S&P/TSX composé plafonné (symbole : ZCN, 2,8 %)** en mai, en ce qui concerne les secteurs de l’énergie, le FINB BMO équipondéré pétrole et gaz (symbole : ZEO, +5,1 %)*** a profité de la hausse des prix du pétrole, qui ont presque doublé.

Perspectives de la BdC et de la Fed en matière de politique monétaire : assouplissement quantitatif > politique de taux d’intérêt négatifs

Comme les taux directeurs des grandes banques centrales sont proches de zéro, l’idée de recourir à des taux d’intérêt négatifs gagne du terrain. Récemment, les marchés américains ont commencé à prendre en compte la possibilité de taux d’intérêt négatifs en 2021 (graphique 2). Nous pensons que, au cours de la prochaine année, des taux négatifs aux États-Unis sont peu probables, mais ils ne peuvent être écartés, en particulier dans d’autres pays, dont le Canada. Premièrement, les avis sont partagés quant à savoir si les avantages des taux négatifs l’emportent sur les coûts. Les pays affichant des taux négatifs (la zone euro, le Danemark, la Suisse et le Japon) montrent qu’ils peuvent stimuler la croissance en abaissant les rendements réels à long terme, en accentuant la courbe des taux et en affaiblissant la devise. Mais les résultats sont moins probants en ce qui a trait à l’effet stimulateur qu’une « taxe » sur l’épargne peut avoir sur la consommation et l’investissement. Il est difficile de faire assumer aux clients le coût de taux négatifs, de sorte qu’ils pèsent sur les marges nettes d’intérêts, ce qui nuit à l’intermédiation et à la rentabilité bancaires. Les systèmes bancaires aux États-Unis et au Canada sont exposés à ces coûts, compte tenu de l’importance des fonds du marché monétaire qui pourraient voir leur valeur liquidative passer sous 1 $ et donc fermer, sans changements réglementaires.

Graphique 2 : les marchés américains des taux plongent en territoire négatif

Graphique 2 : les marchés américains des taux plongent en territoire négatif

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (1er juin 2020)

Deuxièmement, les dirigeants de la Réserve fédérale américaine (Fed) sont unanimes dans leur opposition. Le président de la Fed, Jerome Powell, a souligné que tous les participants estiment que les taux négatifs ne sont actuellement pas un outil attrayant. La Banque du Canada (BdC) se rangera probablement derrière la Fed, mettant l’accent sur les inconvénients des taux négatifs et affirmant que la valeur plancher de ses taux est de 0,25 %. En outre, il est intéressant de noter que les pays qui avaient déjà des taux négatifs n’ont pas réduit davantage les taux depuis l’épidémie.

Enfin, nous pensons que les décideurs privilégieront l’assouplissement quantitatif jusqu’à ce que les certitudes à l’égard du virus soient plus grandes. D’ici là, l’assouplissement quantitatif et les mesures de relance budgétaires seront utilisés pour procurer de la liquidité et garantir des revenus. Virus mis à part, lorsque la faiblesse de la demande est le principal problème économique, les politiques mises en œuvre auront pour but de stimuler les dépenses et le crédit, et les outils privilégiés seront les indications prospectives basées sur l’état de la situation (c.-à-d. les perspectives de croissance et d’inflation) et peut-être un contrôle de la courbe des taux, qui serait le meilleur complément aux mesures de relance budgétaires en cours et à la hausse des déficits puisqu’il limiterait les taux d’emprunt à court terme.

Quoi qu’il en soit, les faibles taux d’intérêt sont là pour durer. L’ampleur de la dette fera en sorte qu’il sera difficile de les relever sans nuire à l’économie. Dans l’ensemble, cette asymétrie et la détermination des décideurs à sauver l’économie favorisent les actifs risqués, y compris l’or. Pour les investisseurs préoccupés par les taux négatifs, l’or constitue aussi une bonne protection.

N’ayez pas peur des ratios cours-bénéfice prévisionnels élevés

Le ratio cours-bénéfice prévisionnel de l’indice S&P 500 semble élevé, mais nous pensons qu’il y a de bonnes raisons fondamentales à cela. Premièrement, des taux d’intérêt proches de zéro signifient que les investisseurs devraient payer un prix plus élevé pour les bénéfices lorsqu’ils actualisent les flux de trésorerie futurs, toutes choses égales par ailleurs. Deuxièmement, parce que les analystes d’actions se concentrent principalement sur la prévision des bénéfices sur 12 mois et que le processus de normalisation économique aura lieu au cours des prochaines années, les investisseurs en actions voient au-delà des faiblesses de 2020 lorsqu’ils achètent des actions. Enfin, la pondération plus élevée des sociétés technologiques, qui connaissent une forte croissance alors que la COVID-19 remodèle nos vies, contribue à l’augmentation du ratio.

Graphique 3 : les investisseurs de l’indice S&P 500 voient au-delà des 12 prochains mois

Graphique 3 : les investisseurs de l’indice S&P 500 voient au-delà des 12 prochains mois

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs, 2 juin 2020

Perspectives et positionnement : les actions ont le vent en poupe, car il n’y a pas d’autre choix de placement

Notre répartition des actions et des obligations est demeurée inchangée le mois dernier, les actions restant légèrement surpondérées. Les politiques budgétaires et monétaires demeurent très favorables aux actifs risqués. Les taux d’intérêt négatifs ou proches de zéro sur les obligations d’État obligent les investisseurs à augmenter leur répartition à long terme dans les actifs plus risqués, n’ayant pas d’autre choix pour générer des rendements.

Nous avons accru notre surpondération des actions américaines, tout en réduisant de nouveau la part des actions canadiennes. Les perspectives à court terme des actions mondiales demeurent attrayantes, mais nous pensons que le Canada pourrait tirer de l’arrière par rapport aux États-Unis à moyen terme. Au cours des 12 à 18 prochains mois, nous pensons que l’économie et le marché boursier canadiens seront affaiblis par rapport à ceux d’autres grandes économies, en particulier les États-Unis. En outre, nous continuons à surpondérer les actions des marchés émergents tout en sous-pondérant celles de la région EAEO.

Dans la composante des titres à revenu fixe, nous préférons les obligations de sociétés de catégorie investissement aux obligations à rendement élevé plus risquées, car nous croyons que les défaillances vont se poursuivre et nuiront aux écarts de financement des sociétés malgré les achats des banques centrales. La duration des obligations demeure attrayante au Canada, où la dette et les problèmes du secteur pétrolier pèseront sur la croissance pendant de nombreux trimestres et où les taux de rendement des obligations fédérales à 30 ans tournent autour de 1,15 %.

Enfin, le huard s’est apprécié un peu plus que prévu au cours des dernières semaines, mais les ventes généralisées dont fait l’objet le dollar américain sont en adéquation avec l’appétit pour le risque des marchés. À moyen terme, nous croyons que le huard sera confronté à d’importantes difficultés et nous nous attendons à ce qu’il dégringole si les fluctuations du marché reprennent cette année.

Divulgations

* Le rendement du ZLB pour la période terminée le 29 mai 2020 se présente comme suit : -4,71 % (1 an); 3,52 % (3 ans); 5,42 % (5 ans); et 11,39 % depuis la création (le 21 octobre 2011).

** Le rendement du ZCN pour la période terminée le 29 mai 2020 se présente comme suit : -2,02 % (1 an); 2,82 % (3 ans); 3,36 % (5 ans); 5,19 % (10 ans); et 5,82 % depuis la création (le 29 mai 2009).

***Le rendement du ZEO pour la période terminée le 29 mai 2020 se présente comme suit : -28,43 % (1 an); -15,56 % (3 ans); -13,00 % (5 ans); -7,76 % (10 ans); et -7,56 % depuis la création (le 20 octobre 2009).

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