Changement de garde à la Maison-Blanche et bonnes nouvelles au sujet du vaccin contre la COVID­19

  • La disparition de l’incertitude politique aux États-Unis et les bonnes nouvelles concernant le vaccin contre la COVID­19 devraient assurer une reprise ferme de l’économie et des bénéfices en 2021, même si la mobilité sera probablement limitée cet hiver.
  • Les conditions devraient rester nettement favorables aux actions en 2021, étant donné que le virus, la situation politique et les mesures de relance sont tous sur la bonne voie. Nous nous attendons à ce que les banques centrales maintiennent leur engagement de garder les taux d’intérêt à un bas niveau pendant une longue période afin de faciliter les mesures de relance budgétaire et d’assurer une reprise économique rapide.
  • Le positionnement de notre portefeuille demeure stable, avec une légère surpondération des actions par rapport aux obligations, mais nous cherchons à accroître le risque, compte tenu des dernières nouvelles au sujet du vaccin et de l’élection. Nous maintenons une légère préférence pour la duration des obligations ainsi que des risques de change non couverts afin que nos portefeuilles conservent un certain caractère défensif.
  • Nous continuons de préférer les actions des États-Unis et des marchés émergents aux actions du Canada et du groupe Europe, Australasie et Moyen-Orient (EAEO), car nous nous attendons toujours à des bénéfices supérieurs. Le resserrement des écarts de taux des obligations de société et la tension financière persistante dans certains secteurs nous incitent à préférer les obligations de catégorie investissement aux obligations à rendement élevé.

Lorsque vous avez atteint le bout de la corde, faites un nœud et accrochez-vous.

Abraham Lincoln

Alors que les sondages électoraux laissaient entrevoir de fortes chances pour une vague bleue, les sondeurs ont encore une fois déçu les attentes. La victoire de M. Trump dans une poignée d’États et le nombre élevé de bulletins de vote envoyés par la poste ont rendu les résultats trop serrés pour qu’un gagnant soit déclaré le soir de l’élection. Même si la victoire de M. Biden était attendue, les démocrates n’ont pas réussi à obtenir une majorité de plusieurs sièges au Sénat ni à gagner de 10 à 20 sièges à la Chambre des représentants. Au contraire, les républicains risquent de conserver le Sénat avec 52 sièges contre 48 après le scrutin de ballottage de janvier en Géorgie et feront un gain net d’au moins 10 sièges à la Chambre, laissant aux démocrates une majorité réduite. Il faut noter qu’il y a une faible probabilité d’un balayage démocrate, selon les résultats en Géorgie (graphique 1). Cependant, face à la vague rouge inattendue au Sénat et à la Chambre, les démocrates ont un défi de taille à relever, car ils doivent remporter les deux sièges en Géorgie pour porter leur total à 50 sièges (plus le vote de la vice-présidente Kamala Harris en cas d’égalité), tandis que les républicains n’ont besoin que d’un seul siège.

La division du Congrès est généralement avantageuse pour les actions; après une élection, l’indice S&P 500 enregistre en moyenne un gain annuel de 14 %, car des changements radicaux dans les politiques sont peu probables, de sorte que l’incertitude politique diminue. Notamment, la possibilité de mesures de relance budgétaire à grande échelle est plus limitée, tandis qu’une augmentation de l’impôt sur le revenu des sociétés et un resserrement de la réglementation, en particulier pour les technologies, sont peu probables. À notre avis, un secteur qui est toujours perdant est celui de l’énergie traditionnelle, car Biden peut utiliser des décrets présidentiels pour promouvoir l’efficacité écologique et limiter la production de combustibles fossiles, par exemple en interdisant les baux fonciers fédéraux. Dans l’ensemble, la position de chef de file des actions américaines devrait rester intacte, car la plus grande menace d’un balayage démocrate était une augmentation de l’impôt et une réglementation antitrust des technologies.

Graphique 1 : Un balayage des démocrates demeure possible, mais peu probable

Graphique 1 : Un balayage des démocrates demeure possible, mais peu probable

Sources : PredictIt, Bloomberg et BMO Gestion mondiale d’actifs (au 9 novembre 2020).

Le vaccin contre la COVID-19 en bonne voie

Les investisseurs ont bien accueilli la nouvelle d’une efficacité de 90 % du vaccin de Pfizer durant les essais, donnant l’espoir que la vie revienne à la normale plus tôt que prévu, ce qui, combiné aux mesures de relance budgétaire, conforterait notre prévision d’une croissance économique et de bénéfices robustes en 2021. La nouvelle sur le vaccin renforce notre conviction quant au maintien et à une hausse éventuelle de notre surpondération des actions par rapport aux titres à revenu fixe. Étant donné que certains secteurs prendront un certain temps à se rétablir et que les mesures de confinement s’intensifieront probablement cet hiver, nous pensons que les investisseurs devraient continuer de chercher à faire fructifier leurs liquidités plutôt que de miser sur une rotation sectorielle au sein des actions.

La deuxième vague du virus et l’anxiété liée à l’élection engendrent de la morosité en octobre

Les actions mondiales (indice MSCI Monde tous pays, -2,4 %) ont reculé pour un deuxième mois de suite, alors que le nombre de cas de COVID-19 bondissait, tout particulièrement en Europe, et que les investisseurs se préparaient à une élection potentiellement chaotique aux États-Unis. La période de publication des bénéfices a donné de solides résultats, car l’activité économique a rebondi fortement cet été, mais les investisseurs craignaient que les prévisions de bénéfices soient trop ambitieuses, surtout en raison du rétablissement des mesures de confinement régionales. Le repli des actions européennes (indice Euro Stoxx 50, -7,3 %, indice allemand DAX, -9,4 %, et indice du Royaume-Uni FTSE 100, -4,7 %) résulte principalement de la crainte d’un double creux, à cause de la deuxième vague et des bénéfices inférieurs aux attentes. Les actions américaines (indice S&P 500, -2,7 %) ont à peu près égalé l’indice de référence mondial, tandis que l’indice NASDAQ 100 (-3,2 %) a été légèrement à la traîne pour un deuxième mois, même si les bénéfices ont été plutôt solides. Les marchés asiatiques se sont mieux comportés; les actions japonaises (indice Nikkei 225, -0,9 %) ont à peine reculé, tandis que les actions des marchés émergents (indice MSCI ME, +2,1 %) ont inscrit un gain. Les actions chinoises ont fait grimper l’indice, car le pays est demeuré en grande partie exempt de cas de COVID­19 au cours des derniers mois. Enfin, les actions canadiennes (indice S&P/TSX, -3,1 %) ont tiré de l’arrière en raison de la faiblesse des secteurs de l’énergie et des technologies (c.-à-d. Shopify).

Les taux de rendement des obligations d’État à long terme ont légèrement augmenté, la probabilité d’une vague bleue l’ayant emporté sur la crainte d’un double creux causé par la deuxième vague. Le taux des obligations du Canada à 10 ans a clôturé le mois à 0,66 % (contre 0,56 %), niveau qu’il avait également atteint en août. Les prix du pétrole (Western Texas Intermediate, -11 %, 35,79 $ le baril) ont été malmenés par la deuxième vague, qui a limité la mobilité et anéanti l’espoir d’une remontée à court terme de la demande de pétrole. L’or (-0,4 %) a légèrement fléchi, mais il a bien tenu le coup, compte tenu de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. Le huard n’a pas bougé et évolue dans une fourchette étroite depuis la fin de juillet. Enfin, l’indice de volatilité VIX a grimpé à 38 %, les investisseurs se préparant à de l’incertitude en raison des élections américaines, des négociations sur les mesures de relance et de l’anxiété causée par la deuxième vague.

Facteurs liés aux actions : Deuxième mois consécutif sans dispersion

Bien que les régions aient enregistré des écarts importants en octobre, les facteurs liés aux actions mondiales ont connu un autre mois calme. Les actions de croissance, à faible capitalisation et de valeur ont toutes égalé la performance des actions mondiales (indice MSCI Monde tous pays, -2,4 %), tandis que les actions à faible volatilité (-3,2 %) ont continué de tirer de l’arrière. Les actions de momentum (-3,1 %) ont reculé à cause de la faiblesse des technologies.

Lorsqu’on a appris la victoire de M. Biden, mais avec un Congrès divisé, les actions de croissance et de momentum ont fait des gains par rapport aux actions de valeur et à faible capitalisation, car la probabilité plus faible de mesures de relance budgétaire importantes implique une relance moins vigoureuse. Depuis, les bonnes nouvelles au sujet du vaccin ont renversé cette perspective en laissant entrevoir un « retour à la normale » plus tôt que prévu, qui serait favorable à la valeur et à la faible capitalisation et contribuerait à élargir les possibilités sur le marché boursier. Cependant, des obstacles risquent de continuer à miner la durabilité de la tendance à une performance supérieure de la valeur. Le contexte antérieur à la COVID­19, caractérisé par les perturbations de la nouvelle économie, la faible croissance tendancielle et les bas taux d’intérêt, qui ont tous freiné le rendement de la valeur, ne disparaîtra pas.

Pour les investisseurs qui envisagent des opérations cycliques tactiques, les actions à faible capitalisation sont plus intéressantes, car elles génèrent habituellement des résultats supérieurs au début de la reprise économique (les bénéfices récents le suggèrent également). Nous pensons également qu’elles sont mieux placées pour résister aux perturbations que les actions de valeur et qu’elles pourraient tirer un plus grand avantage des mesures de relance budgétaire.

Au Canada, la faible volatilité (FNB BMO d’actions canadiennes à faible volatilité, symbole : ZLB, -2,1 %) a surpassé le FINB BMO S&P/TSX composé plafonné (symbole : ZCN, -3,0 %) durant un mois où le secteur de l’énergie (FINB BMO équipondéré pétrole et gaz, symbole : ZEO, -4,6 %) a été à la traîne du marché large. Sur une note plus positive, les banques (FINB BMO équipondéré banques, symbole : ZEB, -0,1 %) ont été pratiquement stables en octobre, alors que la reprise économique restait sur la bonne voie.

Les actions des marchés émergents demeurent un facteur de diversification attrayant pendant la remontée des cas de COVID­19

Les actions des marchés émergents devraient continuer de bien se comporter sous la présidence de M. Biden. La défaite de M. Trump réduit considérablement la prime géopolitique qui freine les actifs des marchés émergents depuis 2018 (graphique 2). Sous M. Biden, les États-Unis conserveront une position ferme à l’égard de la Chine, mais les guerres commerciales sont maintenant peu probables, ce qui devrait aussi contribuer à affaiblir le dollar américain. Bien que les investisseurs sous-pondèrent encore les actions des marchés émergents, le vaccin favorisera une reprise mondiale plus rapide en 2021, ce qui devrait également jouer contre le dollar américain. La performance économique supérieure de la Chine depuis l’apparition de la COVID­19 s’est traduite par des résultats supérieurs sur les marchés émergents ces derniers mois et, si de mauvaises nouvelles surviennent au sujet du vaccin, les marchés émergents demeureront une source de diversification intéressante parmi les actions, tout en participant pleinement à la reprise mondiale.

Graphique 2 : Rendements de l’indice MSCI Marchés émergents depuis l’élection de Trump

Graphique 2 : Rendements de l’indice MSCI Marchés émergents depuis l’élection de Trump

Sources : Bloomberg et BMO Gestion mondiale d’actifs (au 9 novembre 2020).

Perspectives et positionnement : La production d’un vaccin est en voie de se concrétiser

Nos portefeuilles demeurent très légèrement positionnés en fonction d’un cycle d’appétence pour le risque. En ce qui concerne 2021, l’équipe des placements multiactifs estime que le virus, l’économie et l’incertitude politique évoluent dans la bonne direction pour les investisseurs. Nous continuons de surpondérer les marchés boursiers des États-Unis et des marchés émergents aux dépens du Canada et du groupe EAEO et nous évaluons avec soin l’ampleur d’un cycle complet de relance commerciale qui pourrait favoriser les actions européennes ou japonaises axées sur la valeur, bien que nous n’en soyons pas encore là.

Nous continuons de préférer les obligations de société de catégorie investissement aux obligations à rendement élevé plus risquées, car les écarts sont revenus aux niveaux qu’ils avaient avant la COVID­19. Alors que les nouvelles au sujet du vaccin ont été suivies d’une hausse des taux d’intérêt à long terme, nous continuons d’apprécier la duration des obligations canadiennes à titre de protection contre les baisses-surprises, mais nous croyons que les banques centrales ne laisseront pas les taux d’intérêt augmenter sensiblement. De même, nous pensons que le huard a un potentiel d’appréciation limité à moyen terme, tout en reconnaissant qu’une solide performance des actions mondiales continuerait d’être accompagnée d’un recul du dollar américain et, par conséquent, d’un huard plus vigoureux.

Divulgations

* Le rendement du fonds ZLB pour la période terminée le 30 octobre 2020 se présente comme suit : -3,88 % (1 an); 3,73 % (3 ans); 6,41 % (5 ans); et 11,31 % depuis la création (le 21 octobre 2011).

** Le rendement du fonds ZCN pour la période terminée le 30 octobre 2020 se présente comme suit : -2.19 % (1 an); 2,25 % (3 ans); 6,06 % (5 ans); 4,96 % (10 ans); et 5,96 % depuis la création (le 29 mai 2009).

*** Le rendement du fonds ZEO pour la période terminée le 30 octobre 2020 se présente comme suit : -36,34 % (1 an); -22,46 % (3 ans); -13,17 % (5 ans); -9,57 % (10 ans); et -8,84 % depuis la création (le 20 octobre 2009).

**** Le rendement du fonds ZEB pour la période terminée le 30 octobre 2020 se présente comme suit : -11,98 % (1 an); -1,62 % (3 ans); 6,22 % (5 ans); 7,70 % (10 ans); et 8,45 % depuis la création (le 20 octobre 2009).

 

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