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Commentaire de juin sur les Portefeuilles FNB BMO : Supporter le poids

9 juin 2023

Activités des Portefeuilles

  • Nous avons réduit notre exposition à la Chine, car nos préoccupations liées au ralentissement de l’activité économique et à la baisse des flux de capitaux des investisseurs ont limité notre enthousiasme pour les actions chinoises. Les évaluations sont revenues à leur niveau moyen et les inquiétudes grandissantes entourant le ralentissement de l’activité économique européenne auront un effet sur la demande à l’exportation.
  • Nous avons également recommencé à sous-pondérer la région EAEO en faveur des actions canadiennes, que nous avons étoffées. En tirant principalement parti de la récente vente massive ayant eu lieu dans les secteurs de l’énergie et des banques, nous prenons également en considération la vigueur relative de l’économie canadienne par rapport à celle de l’Europe.
  • Dans la région EAEO, nous avons privilégié les actions japonaises, qui demeurent l’une des régions les plus fortes depuis le début de l’année. Comme la moitié des actions cotées en bourse se négocient sous leur valeur comptable, les actions japonaises constituent une valeur sous-évaluée attrayante pour l’indice S&P 500, qui est dominé par la croissance.

Supporter le poids

Le mois de mai a pris fin avec la proverbiale lumière au bout du tunnel, alors que le drame du plafond de la dette aux États-Unis s’est approché de sa fin, un accord ayant été conclu pour le relever sans nouvel examen jusqu’en janvier 2025, après la prochaine élection présidentielle. L’entente comprenait des changements aux dépenses prévues en matière de dotation en personnel à l’IRS, la récupération des fonds non dépensés dans le cadre de la COVID-19 et l’approbation accélérée dorénavant des permis de projets énergétiques. Comme prévu, le marché a réagi en sautant de joie, ce qui a amplifié les gains mensuels dans les derniers jours.

Par ailleurs, le Nasdaq a poursuivi son ascension depuis le début de l’année, suivant une trajectoire parabolique en raison des bénéfices exceptionnels de NVIDIA et des prévisions également paraboliques des bénéfices futurs liés à l’IA dans d’autres sociétés technologiques. Cela a entraîné un écart sans précédent entre la contribution des dix principaux titres de l’indice S&P 500 et celle des 490 autres. La comparaison entre l’indice équipondéré et la version (plus répandue) pondérée en fonction de la capitalisation boursière illustre également ce phénomène. En soi, il ne s’agit pas nécessairement d’une raison de fuir vers des pâturages plus sûrs, mais la situation ajoute certainement un sentiment de malaise en raison d’une volatilité anormalement faible, d’une inflation persistante et de la probabilité croissante d’une récession aux États-Unis. Et même si ce n’est plus le principal problème, la crise bancaire du premier trimestre continue de préoccuper ceux qui observent les normes d’octroi de crédit aux petites entreprises des banques régionales.

Après la fin du mois, les emplois non agricoles aux États-Unis ont offert une belle surprise, progressant de 339 000 par rapport aux attentes consensuelles de 195 000 et s’accompagnant de révisions à la hausse par rapport aux mois précédents. Pourtant, le nombre de premières demandes de prestations d’assurance-emploi a augmenté, la croissance des salaires horaires moyens a légèrement ralenti, passant de 0,4 % à 0,3 %, et le nombre d’heures travaillées a chuté. L’indice ISM du secteur manufacturier a diminué, passant de 47,1 à 46,9, tandis que l’indice ISM des secteurs non manufacturiers est demeuré fermement en territoire expansionniste. La mesure la plus importante peut-être, c’est-à-dire l’IPC de base des dépenses personnelles de consommation aux États-Unis, a bondi de 0,4 % en avril, tout comme la « super » mesure de base, qui élimine les prix de l’immobilier, de l’énergie et de la nourriture (par conséquent, si vous habitez dans votre voiture et ne conduisez nulle part, y compris aux comptoirs de service au volant, tout va bien…).

Ici, au Canada, l’économie a également progressé à un rythme soutenu, 41 400 emplois ayant été créés en avril, ce qui a maintenu le taux de chômage à 5 %. L’IPC global a grimpé de 0,7 % d’un mois à l’autre, par rapport à 0,5 % au mois précédent, et de 4,4 % sur 12 mois. Ces chiffres, combinés au raffermissement des prix de l’immobilier et de l’activité dans ce secteur, ont accru les probabilités d’une nouvelle hausse de taux par la Banque du Canada (BdC) cet été. Si l’on examine l’indice S&P/TSX, on constate que les banques ont connu un trimestre contrasté, les provisions pour pertes sur prêts grugeant les bénéfices et quatre des cinq grandes banques ayant inscrit des résultats inférieurs aux estimations des analystes. La baisse des prix du pétrole a également pesé sur le secteur de l’énergie, de sorte que les actions canadiennes ont affiché un rendement généralement inférieur à celui de leurs homologues mondiales.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’inflation semble avoir atteint un sommet, mais elle demeure beaucoup trop élevée. Au Royaume-Uni, l’inflation globale a chuté à 8,7 % sur 12 mois, mais les prix de l’alimentation ont bondi pour un deuxième mois d’affilée, augmentant de 19 %. Le taux de base s’est légèrement amélioré, à 6,8 %, mais comme il s’établit à un sommet jamais vu depuis trois décennies, la Banque d’Angleterre a encore du travail à faire. L’ensemble de la zone euro a enregistré une hausse globale des prix de 6,1 % en mai, les produits de base comptant pour 5,3 %.

Tout cela fait en sorte que les investisseurs essaient encore de deviner si la Réserve fédérale américaine (Fed) fera une pause en juin et procédera à une hausse en juillet. Les perspectives prévoient une augmentation des taux , et la probabilité d’une baisse des taux en 2023 a pratiquement été exclue du marché des contrats à terme, tandis que les attentes implicites en matière de taux final sont passées à 5,45 %

Bref, il est difficile de conclure que les perspectives sont devenues beaucoup plus claires qu’il y a un mois, lorsque l’équipe Solutions d’investissement multiactif BMO a décidé d’adopter une sous-pondération. La remontée de l’IA a certainement été une surprise, et nous hésitons toujours à courir après de telles flambées. Cependant, la conclusion du problème relatif au plafond de la dette élimine un risque extrême important, mais la nature contrastée des données économiques et des marchés n’atténue pas complètement nos inquiétudes quant à l’incidence récessive de la baisse des bénéfices sur les actions. La question est la suivante : à quelle distance sommes-nous de cette récession? Retarder la récession pourrait vouloir dire que plus le marché monte, plus il peut tomber longtemps, en particulier pour les actions de croissance dont l’évaluation est excessive. Pourtant, il est difficile d’ignorer le fait que les prévisions de bénéfices ont augmenté pour la fin de 2023; les données sur l’emploi et la consommation n’ont toujours pas fléchi aux niveaux d’alerte, et la morosité consensuelle donne à penser que le marché commence à manquer de vendeurs. Cependant, le marché n’est pas l’économie, et les mots « c’est différent cette fois-ci » peuvent être dangereux, tout comme « c’est impossible », toutefois. Cela dit, nous revenons à une position neutre sur nos options d’achat d’actions ce mois-ci, mais, comme la Fed, nous nous réservons le droit de dépendre des données.

Avis juridique :

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