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Cette semaine avec Sadiq

M. Powell tient ses promesses

Du 27 au 31 mars 2023

Cette semaine avec Sadiq

M. Powell tient ses promesses

Du 27 au 31 mars 2023

Commentaire hebdomadaire

Récapitulation du marché

  • Les marchés boursiers ont encore une fois été agités cette semaine en raison des difficultés persistantes dans le secteur bancaire et d’un durcissement de ton de la Fed. L’indice S&P 500 a clôturé en hausse de 1,4 %, car les gains dans la plupart des secteurs ont été atténués par la faiblesse des banques et des services publics.
  • Pendant les épreuves du mois dernier, les services de communication, la technologie et les grandes capitalisations ont résisté le mieux. Il s’agit des secteurs du marché dont les valorisations sont généralement tributaires des taux d’intérêt (plus de précisions ci-dessous).
  • Pendant ce temps, l’indice TSX a progressé de 0,6 %, et les banques, l’industrie et les services publics sont les secteurs qui ont contribué le plus à cette hausse.

Réserve fédérale américaine

La semaine dernière, comme prévu, la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux d’intérêt de 25 pdb. Malgré cela, les marchés n’étaient pas contents : ils avaient pris en compte la hausse des taux, mais ils attendaient des commentaires plus prudents et conciliants de la part du président de la Fed, Jerome Powell. M. Powell a mentionné que la situation bancaire actuelle (c.-à-d. le resserrement des conditions financières) était semblable à des hausses de taux, mais il a malgré tout procédé à une augmentation des taux. En outre, le diagramme pointillé paraissait assez audacieux et M. Powell a souligné que la banque centrale devait continuer à contenir l’inflation. La question que se posent les marchés est la suivante : que se passe-t-il si l’inflation se révèle obstinée? Nous n’avons pas encore de réponse à cette question, mais nous savons que les investisseurs n’ont pas reçu les signaux de fin de cycle de hausse des taux qu’ils espéraient. En ce qui concerne la situation bancaire actuelle, il y a évidemment eu des signes d’instabilité, mais M. Powell et la secrétaire au Trésor américain, Janet Yellen, maintiennent qu’il n’y a pas de crise systémique. En fait, Mme Yellen a déclaré qu’ils protégeraient toute banque aux prises avec des problèmes s’ils estimaient qu’une faillite menacerait la stabilité financière. Cependant, elle n’a PAS dit que les dépôts bancaires de toutes les banques étaient entièrement assurés. À cet égard, la Fed, le Trésor américain et les marchés semblent être sur la même longueur d’onde : si la crise bancaire s’était aggravée considérablement, la Fed aurait fait une pause et les marchés auraient chuté beaucoup plus qu’ils ne l’ont fait. Les marchés considèrent la situation bancaire comme un événement isolé et que l’effet de contagion est minime; par conséquent, la priorité demeure l’inflation.

Conclusion : Il est trop tôt pour savoir où les marchés s’en vont, ce qui explique pourquoi une stratégie équilibrée est logique.

Stabilité financière mondiale

La Fed a relevé ses taux d’intérêt, mais où en sont les autres banques centrales? Il semble peu probable que la Banque du Canada relève les taux – elle était peut-être sur la défensive auparavant, mais les événements récents, y compris la baisse de l’inflation, justifient sa pause. Malgré l’instabilité du secteur bancaire, les banques centrales du monde entier semblent s’entendre pour dire que nous ne nous dirigeons pas vers une crise financière mondiale. Credit Suisse, Silicon Valley Bank (SVB), First Republic et Signature Bank représentent des scénarios quelque peu différents. Malgré ses antécédents, Credit Suisse n’était pas l’une des sociétés les mieux gérées ni une banque de premier ordre. La Banque nationale suisse a fait ce qu’il fallait en intervenant et le fait que les actifs de Credit Suisse aient été acquis par une banque mieux capitalisée devrait mettre un terme à toute crainte de contagion. La situation de SVB n’était pas vraiment un problème bancaire en soi, mais plutôt un problème pour les entrepreneurs et les sociétés de capital-risque. Il ne fait aucun doute que cela a eu une incidence considérable sur ceux-ci, mais ce n’est pas le type de crise qui devrait faire chuter les marchés. De plus, la First Citizens Bank a acheté un bon nombre des actifs de SVB au cours de la fin de semaine. First Republic frappe un peu plus près de chez nous. Mais même dans ce cas, d’autres banques sont intervenues pour apporter leur aide, car elles se sont rendu compte que, si les déposants commençaient à parler de retirer leur argent, cela pourrait entraîner d’autres problèmes plus tard.

Conclusion : Les banques centrales se parlent, et le fait que bon nombre d’entre elles continuent de relever les taux montre bien qu’elles ne pensent pas que nous sommes en crise financière.

Bénéfices des sociétés

Nous nous attendons à ce que les résultats soient décevants pendant la période de publication des résultats. Nous continuerons sans doute de constater des déceptions, ainsi que des commentaires sur les pertes d’emplois et l’inflation. Évidemment, quelques sociétés se démarqueront, certaines ayant surpassé les prévisions après avoir réduit les attentes. De façon générale, nous ne nous attendons pas à une saison des bénéfices exceptionnellement vigoureuse. Nous pourrions assister à une plus grande divergence des actions du côté de la gestion active : les grandes sociétés de qualité seront capables de résister à l’inflation et aux pressions sur les taux d’intérêt, tandis que les sociétés à petite capitalisation seront aux prises avec des difficultés. Mais même dans ce cas, la tendance ne sera pas généralisée : les bénéfices de Nike ont été décevants, ceux de Lululemon ont été un peu plus positifs, tandis que Meta et Amazon ont annoncé d’autres suppressions d’emplois.

Conclusion : Les entreprises ont réalisé que limiter les coûts en vaut la peine et que le deuxième semestre de l’année sera plus difficile, ce qui se traduira par plus de pertes d’emplois.

Positionnement

Une ventilation détaillée du positionnement de notre portefeuille est accessible dans le dernier rapport de BMO Gestion mondiale d’actifs, intitulé Les services bancaires et les « pommes pourries » :les répercussions de la faillite de SVB. Un changement récent qui mérite d’être souligné est que nous avons réduit de 2 % à 3 % notre position en actions dans nos portefeuilles de FNB plus prudents : si la situation bancaire s’était aggravée, nous ne voulions pas que nos clients plus prudents soient trop touchés, et, si ce n’était pas le cas, nous étions toujours positionnés de manière à profiter des hausses au moyen d’autres changements tactiques. En ce qui concerne nos portefeuilles équilibrés et à plus forte teneur en actions, nous maintenons la pondération neutre des actions, la surpondération des obligations et la sous-pondération des liquidités. Cette décision s’est avérée judicieuse puisque, même après la déception causée par la hausse des taux de la Fed la semaine dernière, les marchés ont rebondi le lendemain. Dans ce contexte de hausse et de baisse des marchés à volatilité élevée, nous pensons que l’équilibre est la bonne stratégie.

Enfin, j’espère rencontrer bon nombre d’entre vous lors de notre événement à Nashville la semaine prochaine; vous aurez l’occasion de discuter avec moi et nos directeurs de portefeuille en personne et d’en apprendre davantage sur nos points de vue sur les marchés et l’économie.

Avis :

Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

BMO Gestion mondiale d’actifs est une marque de commerce sous laquelle BMO Gestion d’actifs inc. et BMO Investissements inc. exercent leurs activités.

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

Le présent document est fourni à titre informatif seulement. L’information qui s’y trouve ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

Les placements dans les fonds d’investissement peuvent tous comporter des frais de courtage, des frais de gestion et des dépenses (le cas échéant). Les placements dans certaines séries de titres de fonds d’investissement peuvent être assortis de commissions de suivi. Veuillez lire l’aperçu du fonds, l’aperçu du FNB ou le prospectus du fonds d’investissement pertinent avant d’investir. Les fonds d’investissement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement futur. Les distributions ne sont pas garanties et sont susceptibles d’être changées ou éliminées.

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