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CETTE SEMAINE AVEC STEVE

La remontée des titres technologiques est-elle presque terminée?

Du 10 au 14 avril 2023

CETTE SEMAINE AVEC STEVE

La remontée des titres technologiques est-elle presque terminée?

Du 10 au 14 avril 2023

Commentaire hebdomadaire

Inflation et instabilité financière

L’instabilité causée par la faillite de Silicon Valley Bank (SVB) a dominé l’actualité financière pendant des semaines. Mais si l’inflation n’est pas redevenue la préoccupation majeure des marchés, elle devrait l’être bientôt : elle n’a pas fini de leur donner du fil à retordre. Dès qu’ils entendent les mots « crise financière », de nombreux investisseurs pensent immédiatement à 2008. Cependant, la conjoncture est très différente de celle à l’origine de la crise de 2008 pour plusieurs raisons. Les conditions financières notamment étaient beaucoup plus difficiles que celles que nous avons observées au début du cycle actuel de hausses des taux. Ultimement, c’est l’inflation élevée qu’il faut gérer dans l’immédiat, et le travail n’est pas fini. Même si les données évoluent dans la bonne direction, elles ne sont toujours pas là où les banques centrales les veulent. En fait, la crise financière a été bénéfique à certains égards : elle a fait ce que la Réserve fédérale américaine n’a pas été en mesure de faire, à savoir resserrer les conditions financières. Certains estiment que l’incidence sur les normes d’octroi de prêts serait équivalente à une hausse de taux de 50 à 75 pdb. Il en a résulté la réévaluation du taux final de la Fed, qui est maintenant bien inférieur au taux de 5,75 % (ou à peu près) qui avait été estimé avant la faillite de SVB. En fait, le marché intègre maintenant des réductions de taux cette année.

Conclusion : La crise bancaire ne devrait être qu’un soubresaut à court terme, mais l’inflation est le combat à mener à long terme, et, malgré les progrès réalisés, il est difficile de s’imaginer que l’économie se remettra sur la bonne voie sans au moins une légère récession.

Remontée des titres technologiques

Récemment, nous avons observé une remontée des titres de croissance et des titres technologiques, ce qui a incité certains investisseurs à se demander quelle en est la cause et à quel moment elle s’arrêtera. Sur les marchés, il y a une nette différence entre un événement ponctuel et une tendance. Ce que nous avons observé en l’espèce est un événement ponctuel : un événement inattendu (la crise bancaire) a entraîné un brusque revirement des attentes concernant les taux d’intérêt, lequel a eu une incidence presque instantanée sur la valorisation des actions de croissance. Il y a donc eu une remontée. Examinons de plus près ce point de vue. Les actions ont progressé parce que les attentes ont tablé sur des baisses de taux : les marchés ont cru que ce qui venait de se passer était suffisamment grave pour provoquer une récession plus tôt et inciter la Fed à cesser de relever les taux. Par conséquent, à long terme, on s’attend à ce que l’économie dans son ensemble ralentisse. Si les investisseurs en arrivent à un délestage général pour réduire leur exposition au marché des actions, la demande diminuera pour toutes les actions, y compris les actions technologiques. Le type de sociétés technologiques en question est l’autre aspect à prendre en considération. Nous sommes optimistes pour le secteur des technologies proprement dit, car il s’agit de sociétés comme Apple et Microsoft. Ces sociétés affichent beaucoup de liquidités dans leur bilan et tirent au moins une partie de leurs revenus de services d’abonnement. Même en période de récession, les abonnés renouvelleront leurs licences Microsoft Office. C’est une situation différente de celle des marchés des technologies de consommation discrétionnaire ou des technologies du matériel pour les entreprises, qui pourraient être touchés plus durement par un ralentissement économique en raison de l’affaiblissement de la consommation des ménages et des entreprises.

Conclusion : Nous recommanderions de faire preuve de prudence quant à la récente remontée des titres technologiques : nous sommes enclins à vendre en période de hausse plutôt que de bâtir à partir de là.

Récession

La situation de SVB a ravivé les discussions sur la probabilité d’une récession, mais un atterrissage en douceur est-il toujours le scénario le plus probable? Pendant une courte période, l’atterrissage dit parfait – pas de récession du tout – semblait possible, compte tenu de la vigueur du marché de l’emploi et du consommateur. Maintenant, il semble que ce soit beaucoup moins probable. Un atterrissage en douceur signifierait une récession relativement anodine, faible et de courte durée, mais une croissance négative malgré cela. Pour le moment, les données économiques à la une indiquent que tout va bien : il y a beaucoup d’emplois disponibles, le nombre de nouvelles inscriptions à l’assurance chômage augmente mais demeure peu élevé et, même si nous assistons à une deuxième vague de mises à pied dans le secteur des technologies, elles n’ont pas encore eu d’incidence générale sur les plus grands employeurs aux États-Unis, tels que les constructeurs automobiles ou les détaillants comme Costco et Walmart. Lorsque ces types d’entreprises suppriment des emplois, on sait que l’économie est en difficulté. Même si, en chiffres absolus, les données ne pointent pas en direction d’une récession, en chiffres relatifs, c’est ce qu’elles indiquent. Mis à part l’emploi, le revenu disponible et les dépenses des ménages ont été les autres soutiens de l’économie américaine, où la consommation compte pour 75 %. Les taux d’épargne des consommateurs sont toujours plus élevés qu’ils ne l’ont été par le passé, mais ils sont inférieurs à ce qu’ils étaient immédiatement après la COVID-19, lorsque beaucoup d’argent avait inondé le système. Il reste à voir pendant combien de temps ce segment pourra soutenir le reste de l’économie.

Conclusion : Nous nous attendons à une légère récession cette année, même si la crise bancaire a quelque peu accru le risque extrême.

Positionnement

Dernièrement, nous avons commencé à vendre des options d’achat couvertes sur notre position de l’industrie, dans le but de tirer parti de la volatilité et de ce qui devrait, selon nous, être un marché agité dans les semaines à l’approche de l’été. Comme les données sur les bénéfices du premier trimestre seront bientôt disponibles, nous percevons une légère prime en faveur de la hausse. Nous avons également réduit nos placements dans les obligations à rendement élevé pour nous tourner vers les obligations fédérales à long terme, ce qui nous a permis d’augmenter la duration de notre portefeuille, laquelle portera ses fruits avec la baisse des taux d’intérêt. Enfin, nous avons encaissé les gains réalisés par notre position, que nous détenons depuis longtemps, dans le secteur de l’énergie aux États-Unis pour augmenter notre position dans l’or, ce métal qui devrait être stimulé par l’affaiblissement du dollar américain. Elle reflète également nos attentes selon lesquelles, en cas de récession, la demande d’énergie aux États-Unis sera probablement plus faible. Pour ce qui est de la récente annonce d’une réduction de la production par l’OPEP : la plupart des pays de l’OPEP affichent déjà une production inférieure à leur quota, et l’organisation a l’habitude de ne pas donner suite aux chiffres qu’elle annonce dans la presse. Toute réduction de l’offre pourrait s’avérer moins dommageable que prévu initialement.

Avis :

Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

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