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CETTE SEMAINE AVEC SADIQ

L’intelligence artificielle est-elle la nouvelle bulle technologique?

Du 5 au 9 juin 2023

CETTE SEMAINE AVEC SADIQ

L’intelligence artificielle est-elle la nouvelle bulle technologique?

Du 5 au 9 juin 2023

Commentaire hebdomadaire

Récapitulation du marché

  • Les marchés boursiers ont progressé cette semaine, dans un contexte marqué par l’entente sur le plafond de la dette et des données économiques contrastées. L’indice S&P 500 a progressé de 1,8 %, tous les secteurs enregistrant des gains. Le Congrès a adopté la Fiscal Responsibility Act, qui suspendra le plafond de la dette des États-Unis jusqu’en janvier 2025, ainsi que certaines réductions discrétionnaires des dépenses.
  • Le risque aigu à court terme d’un mauvais résultat en matière de crédit lié au plafond de la dette est maintenant éliminé, mais le problème beaucoup plus chronique de la situation budgétaire aux États-Unis persistera.
  • Pendant ce temps, le nombre d’emplois aux États-Unis a bondi de 339 000 en mai, ce qui est plus élevé que prévu, mais les données détaillées ont été plus faibles que celles qui ont fait les manchettes. Le taux de chômage a augmenté de trois points pour s’établir à 3,7 %, le nombre d’heures travaillées a chuté et la croissance des salaires a ralenti pour s’établir à 4,3 % sur 12 mois, bien que la tendance annualisée sur 3 mois soit toujours solide à 4,0 %. Ailleurs, les offres d’emploi ont rebondi à 10,1 millions en avril, mais la confiance des consommateurs a reculé (en mai) et le secteur manufacturier continue de se contracter, selon l’indice ISM, qui est de 46,9.

Technologie

La technologie est-elle trop chère à l’heure actuelle? La question est raisonnable, étant donné que la majorité des gains de l’indice S&P 500 cette année provient des cinq meilleures sociétés par capitalisation boursière, toutes dans le secteur des technologies. Selon nous, même si la technologie n’est pas nécessairement surévaluée, ce type de concentration des rendements ne témoigne pas d’un marché sain. Une aussi grande disparité entre les principaux titres et le reste du marché donne l’impression trompeuse que les marchés sont vigoureux, alors qu’en fait, seules les grandes entreprises se portent particulièrement bien. Comme nous l’avons déjà mentionné à propos de ce segment, la qualité est importante, et ces types de sociétés devraient tirer parti de multiples plus élevés. C’est pourquoi je ne dirais pas obligatoirement que les Apple et les Microsoft de ce monde sont surévalués. Il ne fait aucun doute que toute société active dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA) bénéficie d’un regain d’intérêt de la part des investisseurs, à l’instar de ce qui s’est passé à la fin des années 1990 lorsque tout ce qui était lié à l’Internet a connu un essor fulgurant. Nous savons avec le recul que la bulle technologique a fini par éclater. Dix ans plus tard, bon nombre de ces entreprises clés ont été à la hauteur du battage publicitaire, des entreprises comme Google et Amazon étant devenues des chefs de file sur le marché. Dans le cas de l’intelligence artificielle, les choses vont peut-être un peu trop vite, trop loin. Mais s’il n’y a qu’une poignée de sociétés de qualité et si les investisseurs recherchent la sécurité en prévision d’un ralentissement économique, les valorisations sont peut-être justifiées. De plus, je ne crois pas que l’engouement pour l’IA soit en train de disparaître; au contraire, il ne fait que commencer. Il est aussi possible que nous assistions à un changement de cap à un moment donné, ce qui donnerait à d’autres sociétés l’occasion de rattraper leur retard.

Conclusion : La récente hausse des marchés ne signifie pas que toutes les sociétés se portent bien. La concentration des rendements est un signe de prudence pour les marchés, mais elle ne signifie pas nécessairement que les technologies sont surévaluées.

Europe

Les plus récents chiffres de l’indice des prix à la consommation (IPC) de la zone euro montrent une baisse importante de l’inflation. C’est assurément une bonne nouvelle. Mais quant à l’avenir, nous conseillons tout de même la prudence, car nous nous attendons à ce que certaines des récentes surprises économiques positives deviennent moins positives. Au cours des six derniers mois, l’Europe a profité d’un hiver plus doux que prévu et de prix de l’énergie moins élevés. Bien qu’elle puisse continuer à tirer parti de ces prix inférieurs, certaines questions familières devraient réapparaître à l’approche du deuxième semestre de l’exercice, et surtout du quatrième trimestre : L’hiver sera-t-il plus froid cette année, ce qui fera grimper les besoins énergétiques de l’Europe? Que fera l’OPEP au sujet de l’offre? Comment la Russie réagira-t-elle, en tant que fournisseur d’énergie et en tant que participante du conflit en Ukraine? Sans compter que la réouverture en Chine n’a pas été aussi vigoureuse que prévu. Nous continuerons pour ces raisons à revoir notre stratégie à l’égard de l’Europe et à déterminer s’il est temps de revenir à une sous-pondération.

Conclusion : Les récentes nouvelles sur l’inflation sont encourageantes, mais nous nous attendons à ce que l’économie européenne stagne jusqu’à la fin de 2023.

Obligations

Puisque la Réserve fédérale américaine signale une pause des hausses de taux à sa prochaine réunion, mais qu’elle laisse la porte ouverte à d’autres augmentations plus tard dans l’année, quel est l’état du marché obligataire? En général, nous aimons toujours les obligations du point de vue du prix. Il est certain que la possibilité d’un resserrement monétaire supplémentaire, tant aux États-Unis qu’au Canada, ajoute une certaine pression. Les obligations ont augmenté d’environ 2 % à 3 % cette année et les CPG affichent un taux de rendement de 5 %; par conséquent, si l’on extrapole jusqu’à la fin de l’année, on peut s’attendre à voir les obligations tout de même surpasser les CPG. La hausse supplémentaire à laquelle nous nous attendons dans le cas des obligations découlerait des difficultés que pourraient éprouver les marchés; les obligations pourraient bénéficier d’une hausse en raison de la possibilité d’une réduction de taux, contrairement aux CPG. Même le simple signal d’une pause devrait être positif pour les obligations, parce qu’il signifierait que nous nous rapprochons de cet assouplissement monétaire très attendu. La seule chose que les investisseurs voudront éviter est de se lancer dans des placements de qualité inférieure. Compte tenu des risques de hausse des taux et de la possibilité d’un ralentissement économique, nous recommandons de conserver la qualité, comme pour les actions. Nous avons légèrement augmenté la durée, mais ni trop ni trop rapidement; nous aimerions en entendre plus de la Fed avant de décider de la voie à suivre. À l’heure actuelle, nous préférons les obligations aux liquidités.

Conclusion : Pour le moment, il est sage de maintenir l’exposition aux obligations, car elles aident à la diversification et elles généreront un rendement intéressant.

Positionnement

Une ventilation détaillée du positionnement de notre portefeuille se trouve dans le dernier rapport de BMO Gestion mondiale d’actifs intitulé Les marchés baissiers entrent-ils en hibernation?

Avis :

Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

BMO Gestion mondiale d’actifs est une marque de commerce sous laquelle BMO Gestion d’actifs inc. et BMO Investissements inc. exercent leurs activités.

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

Le présent document est fourni à titre informatif seulement. L’information qui s’y trouve ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

Les placements dans les fonds d’investissement peuvent tous comporter des frais de courtage, des frais de gestion et des dépenses (le cas échéant). Les placements dans certaines séries de titres de fonds d’investissement peuvent être assortis de commissions de suivi. Veuillez lire l’aperçu du fonds, l’aperçu du FNB ou le prospectus du fonds d’investissement pertinent avant d’investir. Les fonds d’investissement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n’est pas indicatif de leur rendement futur. Les distributions ne sont pas garanties et sont susceptibles d’être changées ou éliminées.

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Les fonds d’investissement BMO sont gérés par BMO Investissements Inc., une société de gestion de fonds d’investissement et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal.

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