La résurgence de la COVID-19 ne mine pas la confiance des consommateurs

Lorsque vous ne pouvez pas changer la direction du vent, ajustez vos voiles.

H. Jackson Brown, Jr.

La résurgence des cas de COVID-19 constatée par nombreux pays et régions provoque la remise en place de restrictions de la mobilité. Contrairement à la fermeture généralisée de l’économie lors de la première vague, nous nous attendons toujours à ce que la deuxième vague n’ait qu’une incidence limitée sur l’activité économique dans son ensemble. Même si cette situation peut en partie expliquer la récente anxiété des marchés boursiers, nous considérons que la confiance des consommateurs continuera de s’améliorer. Après un recul abrupt plus tôt cette année, la confiance des consommateurs américains devrait continuer de se redresser lentement (graphique 1), puisqu’elle est soutenue par des mesures de soutien budgétaire massives et par la résilience des marchés boursiers et de l’habitation. Surtout, nous croyons que l’humeur des ménages est de plus  en plus résiliente devant la résurgence des cas de COVID-19. Un thème récurrent pour nous est que l’économie se redressera, mais elle sera transformée par notre adaptation et par l’intensification de la numérisation.

Graphique 1 : La confiance des consommateurs américains de plus en plus immunisée contre la COVID-19

Graphique 1 : La confiance des consommateurs américains de plus en plus immunisée  contre la COVID-19

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 30 septembre 2020).

Un marché de l’habitation résilient soutient les ménages

De nombreuses entreprises restent prudentes et attendent un éclaircissement des perspectives en matière de demande, mais la confiance des consommateurs est le moteur de la reprise. Outre l’effort budgétaire destiné à soutenir les revenus, le patrimoine est une autre raison clé de la résilience  des consommateurs. L’habitation constitue la moitié du patrimoine américain, tandis que l’autre moitié est composée d’actions et d’obligations, qui ont pour la plupart augmenté cette année,  ce qui favorise la confiance. Les marchés de l’habitation américain et canadien ont bondi cet été, de sorte que la récession provoquée par la COVID-19 est vraiment unique.

Graphique 2 : Des prix de l’habitation robustes pour soutenir la reprise économique

Graphique 2 : Des prix de l’habitation robustes pour soutenir la reprise économique

Sources : Canada : Indice composite 11 de prix des maisons Teranet-Banque Nationale; États-Unis : Indice S&P Case-Shiller des prix des maisons dans 20 villes, Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 29 septembre 2020).

Nous doutons que le marché de l’habitation poursuive sur sa lancée en 2021; cependant, le pire de la tempête COVID-19 est derrière nous, la politique monétaire est en mode impression de billets et les taux d’intérêt sont proches de zéro; les probabilités d’un atterrissage brutal du marché de l’habitation sont donc beaucoup plus faibles qu’en avril, selon nous. Pour le Canada, une relance économique plus durable du marché de l’habitation aura besoin d’une reprise de l’immigration. Les investissements dans les infrastructures vertes devraient s’accélérer en 2021.

La prochaine période des bénéfices reflétera une guérison inégale

Une autre saison des bénéfices des entreprises est à nos portes et, entre le virus et les élections américaines à venir, les annonces de bénéfices entraîneront la volatilité habituelle. La plupart des facteurs macroéconomiques négatifs sont chose du passé et de nombreuses sociétés ne communiquent plus leurs prévisions; nous pensons donc que cette saison sera moins mouvementée, car nous sommes au milieu de la phase de reprise, au cœur de laquelle l’incertitude liée à la COVID-19 demeure. Cependant, d’un point de vue sectoriel, on pourrait examiner de plus près les secteurs qui ont le plus profité ou souffert de la crise de la COVID-19, celle-ci continuant de fausser la façon dont les consommateurs dépensent.

Dans l’ensemble, nous nous attendons à ce que les analystes continuent de réviser leurs prévisions de bénéfices à la hausse pour 2021 (graphique 3), au fur et à mesure de la normalisation de l’activité économique et de l’adaptation de la société au virus. La mise au point d’un vaccin en 2021 exposerait ces attentes à un risque de hausse, mais les actions devraient aussi profiter de l’issue des élections américaines.

Graphique 3 : Les prévisions de bénéfices pour 2021 surmontent la peur de la COVID-19

Graphique 3 : Les prévisions de bénéfices pour 2021 surmontent la peur de la COVID-19

Sources : Datastream, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 30 septembre 2020).

Revue du portefeuille : Planifier la prochaine étape

Nous n’avons apporté aucun changement majeur à nos portefeuilles récemment, mais l’équipe mondiale de placement a vivement débattu du positionnement à adopter devant une hausse potentielle de la volatilité du marché avant les élections américaines, et de la réponse à y apporter. Comme pour toutes les sources d’incertitude, la fin des élections américaines éliminera un facteur de peur majeur pour les investisseurs, selon nous. La caractéristique inhabituelle des élections à venir est que le gagnant pourrait ne pas être connu le 3 novembre, même si, d’après les sondages, M. Biden a une solide avance sur M. Trump. Malgré cette incertitude à court terme, nos perspectives sur 12 à 18 mois restent positives pour les actions, puisque la reprise économique, qui est soutenue par les politiques budgétaire et monétaire, est bien engagée.

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