Le retour à la normale à l’ère de la COVID

Le moment est toujours bien choisi pour faire ce qui est bien.

Martin Luther King, Jr

Le nombre de cas et de décès aux États-Unis et au Canada continue de baisser tandis que les entreprises poursuivent leur réouverture, ce qui stimule le récent regain d’appétit pour le risque. Pourtant, les craintes d’une deuxième vague restent fortes, surtout avec l’intensification des manifestations. Il existe cependant des signes encourageants qui portent à croire qu’une deuxième vague pourrait être relativement circonscrite et, surtout, ne pas mener à des fermetures à l’échelle nationale. La distanciation sociale a contribué à infléchir la courbe, tandis que les taux de mortalité sont nettement inférieurs aux estimations précédentes. Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le taux de mortalité par rapport au nombre de décès, pourrait être aussi faible que 0,25 %, voire moins, aux États-Unis; en effet, le nombre de tests de détection des anticorps augmente et une forte proportion des cas sont asymptomatiques.

Enfin, la proportion de cas positifs, ou la part de résultats positifs par rapport au total de gens dépistés, est passée sous la barre des 4 % au Canada et des 5 % aux États-Unis, atteignant le seuil cible recommandé par l’OMS. Qui plus est, les foyers d’infection aux  États-Unis, comme New York et le New Jersey, ont des taux encore plus faibles, de 3 % à 4 %.  À l’extérieur de ces régions, il ne faut pas oublier que le virus était relativement circonscrit (l’utilisation des lits et des unités de soins intensifs était bien en deçà de la capacité). Dans l’ensemble, les deuxièmes vagues, si elles devaient se matérialiser, pourraient ne pas mener à des fermetures généralisées, ne serait-ce qu’en raison du coût des perturbations pour les entreprises et les gouvernements locaux. Puisque le virus n’est peut-être pas aussi mortel qu’on le pensait, et qu’il touche surtout certaines régions et populations, les décideurs peuvent donc donner plus de poids à l’argument des coûts économiques des fermetures.

Graphique 1 : Proportion de cas positifs (nombre de tests positifs par rapport au nombre total de tests)

Graphique 1 : Proportion de cas positifs (nombre de tests positifs par rapport au nombre total de tests)

Sources : BMO Gestion mondiale d’actifs, Santé Canada, JHU. (1er juin 2020)

La prime de risque liée aux actions est de plus en plus importante pour celles-ci

Dans un monde où les taux d’intérêt sont proches de zéro, les obligations d’État mondiales procurent des taux de rendement inférieurs à l’inflation. Les investisseurs les apprécient maintenant surtout pour leurs avantages en matière de diversification et de protection contre les baisses, les attentes en matière de rendement s’étant effondrées avec les taux. Par exemple, si le taux de rendement de l’obligation fédérale du Canada à 30 ans tombait à zéro d’ici la fin de l’année, les investisseurs profiteraient d’une appréciation des cours de 25 % en raison de cette baisse. Pour les investisseurs à long terme, cependant, les attentes en matière de rendement à long terme sont plus importantes que les scénarios de risque extrême dans lesquels les taux de rendement ou les actions subiraient une forte chute.  La prime de risque liée aux actions (ratio bénéfice/cours moins taux des obligations du Trésor à 10 ans) et le rendement excédentaire (rendement en dividende moins taux des obligations du Trésor à 10 ans) de l’indice S&P 500 importent plus. Le ratio bénéfice/cours devrait encore reculer en 2020, mais il demeurera attrayant par rapport aux taux des obligations d’État qui sont proches de zéro.

Graphique 2 : Prime de risque liée aux actions et rendement en dividende de l’indice S&P 500 favorisés par le plafonnement des taux des obligations du Trésor américain

Graphique 2 : Prime de risque liée aux actions et rendement en dividende de l’indice S&P 500 favorisés par le plafonnement des taux des obligations du Trésor américain

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (1er juin 2020)

Revue du portefeuille : Se préparer à saisir plus d’occasions sur les marchés des titres à revenu fixe

Dans nos portefeuilles de FNB, nous avons échangé des parts du ZAG contre des parts sous-jacentes des neuf FNB sectoriels qui composent l’ensemble du marché obligataire canadien, qui comprend des obligations fédérales et provinciales et des titres de créance de sociétés, chacun ayant sa propre fourchette de duration. Grâce à cet ensemble plus précis de placements, nous disposerons de moyens efficaces pour effectuer des répartitions stratégiques et tactiques dans la composante des titres à revenu fixe de nos portefeuilles de FNB. Par exemple, nous serons en mesure de modifier nos positions en obligations de sociétés tout en ajustant la duration ou en encaissant un coupon plus élevé au moyen d’obligations provinciales, comme nous l’avons fait en mars dans certains portefeuilles.  Nous croyons également que cela nous aidera dans un contexte où la liquidité du marché des obligations de sociétés demeure difficile.

Divulgations

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

Le présent article est fourni à titre informatif seulement. L’information contenue dans le présent document ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

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