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Les actions se remettent plus rapidement que l’économie

Il est improbable que la trajectoire économique se poursuive sans à-coups, en particulier pour le marché du travail aux États-Unis, puisque les gains d’emplois en mai et juin ont représenté seulement le tiers environ des pertes d’emplois de mars et d’avril.
Juillet 2020
  • L’économie mondiale se rétablit, mais les perturbations causées par la pandémie continuent de se faire sentir. Il se peut que le marché du travail soit lent à se remettre complètement, ce qui pourrait amplifier la déconnexion apparente entre les cours des titres et l’économie.
  • À notre avis, les investisseurs devraient faire preuve de prudence cette année dans leurs attentes à l’égard d’un renversement de tendance des actions et des secteurs dont les rendements sont décevants ou des facteurs qui influent sur leur comportement. Perturbation n’est pas synonyme de bouleversement. Certaines tendances en matière de rendement relatif sont plus durables que cycliques et la rotation requiert de la patience.
  • Nous estimons que les banques nord-américaines sont en position favorable pour traverser la crise, compte tenu des ratios de capital élevés, de la moindre dépendance à l’égard du financement de gros à court terme et des augmentations substantielles des provisions pour pertes sur créances, mais elles testeront la résilience des consommateurs lorsque les prestations de chômage exceptionnelles prendront fin et que les taux d’intérêt seront bloqués à près de zéro.
  • Nous continuons de surpondérer modérément les actions par rapport aux obligations, privilégiant les marchés américains et les marchés émergents (ME), et nous sous-pondérons la région Europe, Australasie et Extrême-Orient (EAEO) et le Canada. En ce qui concerne les titres à revenu fixe, nous voyons d’un bon œil la duration des obligations et accordons la préférence aux obligations de catégorie investissement plutôt qu’aux obligations à rendement élevé.

Une personne qui n’a pas accepté ses pertes sera encline à faire des paris qui seraient par ailleurs inacceptables à ses propres yeux. 

Les indicateurs macroéconomiques continuent en général de rendre compte du rétablissement de l’économie dans les grands pays et les indicateurs de surprises économiques atteignent des sommets inégalés depuis 2017. Il est improbable que la trajectoire économique se poursuive sans à-coups, en particulier pour le marché du travail aux États-Unis, puisque les gains d’emplois en mai et juin ont représenté seulement le tiers environ des pertes d’emplois de mars et d’avril. Au cours des prochains mois, nous suivrons de près l’évolution des données sur les demandes de prestations de chômage aux États-Unis pour évaluer l’incidence du retrait des prestations de chômage sur les gains d’emplois. Il faudra peut-être attendre au moins deux ans avant que le marché du travail revienne à son niveau prépandémique, d’autant plus que les entreprises continuent de veiller prudemment à réduire leurs coûts pour protéger leur bilan. Cette dynamique pourrait amplifier la déconnexion apparente entre l’économie et les actions, mais il serait bon que les investisseurs continuent de faire montre d’ouverture à l’égard de la hausse des évaluations boursières puisque les politiques de taux d’intérêt nuls ne leur donneront d’autre choix que de tabler sur la supériorité des rendements à long terme des actions comparativement à ceux des obligations d’État.

Des marchés résilients malgré la peur

Les actions mondiales (indice MSCI Monde tous pays, +3,2 %) ont affiché des gains en juin et ont connu leur meilleur trimestre (+19,4 %) depuis 2009, propulsées par l’espoir d’une reprise économique et la résilience malgré la peur d’une deuxième vague. Les ME (indice MSCI ME ,+7,4 %) ont enregistré les gains régionaux les plus élevés, les économies d’Asie du Sud-Est étant en tête de la relance économique postpandémique; les marchés des actions européens (Eurostoxx, +6,4 %) figurent au deuxième rang. Les actions nord-américaines ont accusé de piètres rendements : l’indice S&P 500 a progressé de 2 % et l’indice S&P TSX du Canada a inscrit des gains de 2,5 %. Entre­temps, l’indice Nasdaq 100, dans lequel le secteur de la technologie est fortement représenté, a gagné 6,5 % en juin et affiche une progression de 21,6 % depuis le début de l’année, la pandémie ayant causé une vague de fractures technologiques. Au Royaume-Uni, enfin, l’indice FTSE 100 (+1,7 %) a été à la traîne parce que l’incertitude qui subsiste en raison du Brexit accentue les craintes des investisseurs.

Bien que la reprise économique soit en marche, les énormes capacités excédentaires et la dette considérable continuent d’exercer des pressions à la baisse sur les taux des obligations d’État.
À 0,53 %, le taux des obligations du Canada à 10 ans a été stable. Les prix du pétrole (WTI, +10,7 %) se sont renchéris de 4 $ le baril parce que le redressement de l’activité économique soutient la demande pétrolière tandis que les pays membres de l’OPEP+ maintiennent les réductions de production. L’optimisme tenace des investisseurs a contribué à l’affaiblissement du dollar américain (-1,0 %), qui a perdu du terrain par rapport aux autres grandes devises à l’exception du yen japonais; quant au huard, il s’est raffermi de 1,5 % comparativement au billet vert. Les marchés boursiers affichent une tendance haussière, mais les investisseurs se gardent bien d’être complaisants parce que l’indice VIX a clôturé le mois à 30,4, ce qui laisse entendre que les investisseurs se préparent à des fluctuations mensuelles de près de 9 %.

Facteurs liés aux actions : la fracture numérique en cours est défavorable aux titres de valeur

Les perturbations causées par la COVID-19 restent vives comme en font foi la croissance mondiale (+5,1 %) et le momentum (+7,2 %), qui ont largement distancé les actions mondiales (+3,2 %) en juin. Tous les autres principaux facteurs liés aux actions ont été à la remorque de leur indice de référence à l’échelle mondiale et ont accusé un rendement nettement décevant en ce qui concerne la faible volatilité (-0,3 %), les dividendes élevés (+0,6 %) et la valeur (+1,2 %). En ce qui a trait aux titres de croissance et de valeur, il serait bon que les investisseurs restent prudents dans leurs attentes à l’égard d’un renversement de la tendance parce que la fracture numérique créée par la COVID-19 ne représente pas un bouleversement macroéconomique traditionnel; elle s’inscrit plutôt dans une tendance durable, propice à l’essor de la numérisation et à l’adoption de la technologie.

Diagramme 1 : Perturbation n’est pas synonyme de bouleversement : la domination des titres de croissance s’accélère

Diagramme 1 : Perturbation n’est pas synonyme de bouleversement : la domination des titres de croissance s’accélère

Sources : MSCI, Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 30 juin 2020)
Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs.

Au Canada, l’intérêt que suscitent les sociétés du secteur de la technologie a nui au rendement du FNB BMO d’actions canadiennes à faible volatilité (symbole : ZLB, -0,3 %)*, qui a été à la traîne du FINB BMO S&P/TSX composé plafonné (symbole : ZCN, 2,6 %)**, représentatif de l’ensemble du marché, en juin même si le FINB BMO équipondéré pétrole et gaz, (symbole : ZEO, -1,8 %)*** a accusé un piètre rendement. En effet, l’émergence du géant de la technologie Shopify dans l’indice TSX a pesé sur le rendement timide des actions canadiennes à faible volatilité cette année même si le secteur de l’énergie a fait pâle figure depuis le début de l’année (symbole : ZEO, -27,7 %)***. Le rendement de Shopify a contribué au relèvement de l’indice TSX de six points de pourcentage en 2020. Si nous nous tournons vers l’avenir, nous continuons de privilégier les actions à faible volatilité pour atténuer la volatilité des portefeuilles et, en parallèle, dégager des rendements à long terme comparables.

Patience à l’égard des titres bancaires : il serait prématuré en ce début de reprise économique de miser sur un retour à la moyenne

Les titres du secteur des services financiers présentent un décalage par rapport à la remontée des actions depuis la fin de mars et leurs rendements sont timides depuis le début de l’année. Dans l’indice TSX, les titres de ce secteur représentés dans le FINB BMO équipondéré banques (symbole : ZEB)**** ont accusé un rendement légèrement inférieur à celui de l’ensemble du marché (ZCN)** pendant le décrochage du premier trimestre (graphique 2), mais ont été à la traîne pendant la remontée parce que les investisseurs craignaient l’imminence de mauvaises nouvelles pour les banques vu le risque d’une augmentation des défauts de paiement jusqu’en 2021.

Graphique 2 : Les banques canadiennes à la remorque de la remontée

Graphique 2 : Les banques canadiennes à la remorque de la remontée

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 6 juillet 2020)
Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs.

Aux États-Unis, cependant, les rendements des titres bancaires (FINB BMO équipondéré banques américaines, symbole ZBK) ont été plus faibles depuis le début de l’année (graphique 3). Les banques ont été les plus touchées par la crise, car le repli généralisé des taux d’intérêt comprime les marges nettes d’intérêts et les fermetures d’entreprises font croître les provisions pour pertes sur créances. La récession étant maintenant derrière nous, le rendement inférieur des services financiers va-t-il subsister? Les investisseurs semblent supputer les préoccupations à moyen terme, ce qui laisse croire que la trajectoire de l’actuelle reprise diffère de celle de la crise financière mondiale, pendant laquelle les titres bancaires avaient affiché de solides rendements pendant la remontée.

Graphique 3 : Le rendement décevant des banques américaines s’est détérioré davantage à cause de la pandémie

Graphique 3 : Le rendement décevant des banques américaines s’est détérioré davantage à cause de la pandémie

Sources : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 6 juillet 2020)
Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs.

Nous pensons que les banques traverseront la crise, compte tenu des ratios de capital élevés, de la dépendance moindre à l’égard du financement de gros à court terme et des augmentations substantielles des provisions pour pertes sur créances. Contrairement à ce qui s’est produit pendant la crise financière mondiale, il est improbable que les banques aient besoin d’une aide financière; les facilités de prêt d’urgence consenties par les banques centrales ont été un filet de sécurité important pour le maintien des flux de crédit pendant l’épisode de panique provoqué par la pandémie.

Autre élément positif pour les banques américaines : les prêts immobiliers commerciaux – qui représentent un segment très vulnérable dans un contexte postpandémique vu la tendance au télétravail – figurent pour une part nettement moindre du financement que les prêts immobiliers résidentiels, qui représentent la principale catégorie de prêts. Les prêts immobiliers commerciaux sont aussi passés des catégories risquées (p. ex., les prêts à la construction) aux prêts immobiliers non résidentiels. L’exposition aux prêts immobiliers commerciaux est également modérée dans les banques les plus grandes (5 %) comparativement aux banques de petite taille et de taille intermédiaire (25 à 30 %). De plus, les prêts aux ménages sont moins préoccupants dans le contexte de la crise sanitaire parce que les bilans sont beaucoup plus sains et les ratios d’endettement sont nettement inférieurs à ceux de la période ayant précédé la crise financière mondiale. Au Canada, cependant, les bilans des ménages se détériorent depuis 2008 et la Banque du Canada s’attend à ce que les taux d’arrérages culminent à 0,8 % en 2021, dépassant les pics de la crise financière mondiale.

Certes, les banques sont en meilleure position que dans les récessions traditionnelles, mais elles font face à des défis, notamment un chômage accru et la persistance des faibles taux d’intérêt, qui tendent à nuire à leur rentabilité. Au cours des prochains trimestres, les banques feront face également à l’incertitude quant à la tournure des événements une fois que les reports de remboursements hypothécaires auront pris fin. Enfin, il se peut que l’accentuation de la fracture technologique créée par la pandémie continue de plomber les actions de valeur, dont les banques représentent le principal secteur (+15 %) aux États-Unis.

Perspectives et positionnement : des politiques de type « quoi-qu’il-en-coûte » qui cimentent l’orientation haussière

Notre répartition des actions et des obligations est demeurée inchangée le mois dernier, les actions étant restées légèrement surpondérées. Les politiques budgétaires et monétaires de type « quoi­qu’il-en-coûte » continuent d’être très favorables aux actifs risqués dans un contexte où les bénéfices des sociétés et les perspectives économiques, en dépit d’améliorations, restent assombris par la pandémie.

Nous maintenons la surpondération des actions américaines et la sous-pondération des actions canadiennes. Nous persistons à penser que le Canada pourrait, à moyen terme, être à la remorque de la reprise économique et de la croissance des bénéfices aux États-Unis. De plus, nous conservons la surpondération des actions des ME et la sous-pondération de celles de l’EAEO; nous nous attendons à un rendement robuste des marchés de l’Asie du Sud-Est comparativement à ceux de l’Europe et du Japon.

En ce qui concerne les titres à revenu fixe, nous préférons les obligations des sociétés de qualité aux obligations à rendement élevé, plus risquées. Nous nous attendons à ce que la vague de défaillances se poursuive jusqu’en 2021, ce qui devrait plomber les écarts de financement des obligations de sociétés malgré les achats effectués par les banques centrales. La duration des obligations demeure intéressante au Canada, où la dette et les problèmes du secteur pétrolier entraveront la croissance pendant plusieurs trimestres, ce qui fera plafonner le taux des obligations à 30 ans du gouvernement du Canada.

La valeur du huard continue d’être dictée par l’appétit pour le risque à l’échelle mondiale plutôt que par les facteurs fondamentaux habituels qui ont une incidence sur les fluctuations des devises, par exemple les écarts de taux d’intérêt, les prévisions de croissance et les prix des matières premières. La faiblesse générale du dollar américain reste en phase avec l’appétit pour le risque à l’échelle mondiale, mais nous pensons que les marchés des devises recommenceront à évaluer les monnaies en se fondant plutôt sur les paramètres fondamentaux à l’échelle nationale. Enfin, nous entrevoyons une dépréciation du huard en cas de résurgence de la volatilité.

Divulgations

* Le rendement du ZLB pour la période terminée le 30 juin 2020 se présente comme suit : -6,26 % (1 an); 3,61 % (3 ans); 5,56 % (5 ans) et 11,20 % depuis la création (le 21 octobre 2011).

** Le rendement du ZCN pour la période terminée le 30 juin 2020 se présente comme suit : -2,07 % (1 an); 3,91 % (3 ans); 4,45 % (5 ans); 5,90 % (10 ans); et 6,00 % depuis la création (le 29 mai 2009).

*** Le rendement du ZEO pour la période terminée le 30 juin 2020 se présente comme suit : -29,25 % (1 an); -15,76 % (3 ans); -12,25 % (5 ans); -7,47 % (10 ans); et -7,64 % depuis la création (le 20 octobre 2009).

*** Le rendement du ZEB pour la période terminée le 30 juin 2020 se présente comme suit : -12,20 % (1 an); -0,32 % (3 ans); 5,30 % (5 ans); 8,44 % (10 ans); et 8,16 % depuis la création (le 20 octobre 2009).

 

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses considérées comme raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

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