Les consommateurs américains accompagnent la reprise en V du marché boursier

La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever après chaque chute. 

Confucius

La semaine dernière, nous avons enregistré un autre signe fort montrant que l’économie rattrapait son retard sur l’optimisme du marché boursier puisque les ventes au détail aux États-Unis ont rebondi de 18 %, renversant une baisse de 15 % en avril. Le produit intérieur brut (PIB) du deuxième trimestre sera néanmoins épouvantable et les prévisions immédiates du PIB de la Fed d’Atlanta prévoient que le PIB réel du deuxième trimestre se contractera de 45,5 % (annualisé) au 17 juin (Source : FRB Atlanta). Nous pensons que la croissance des troisième et quatrième trimestres pourrait facilement répondre aux attentes consensuelles de 20 % et de 9 %, puisque nous croyons qu’en cas de deuxième vague, une résurgence de la peur ne déclenchera pas une autre paralysie économique et que les efforts de réouverture en cours se poursuivront au cours des prochaines semaines.

Le marché de l’habitation est à la hauteur de notre scénario de référence favorable

Les indicateurs récents suggèrent que les marchés de l’habitation du Canada et des États-Unis résistent aux craintes initiales de débâcle. En mars, nous avons écrit que nous nous attendions à un atterrissage en douceur du marché de l’habitation, et non à un effondrement (Source : BMO Gestion mondiale d’actifs). Au Canada, les activités de revente ont rebondi en mai, mais elles demeurent bien en deçà des niveaux de 2019. Mais plus important encore, les prix des logements ont résisté à la tempête de la COVID et la tendance haussière d’une année à l’autre s’est même accélérée au cours des derniers mois. Le patrimoine immobilier étant un facteur important de la confiance des consommateurs et de l’activité économique, la résilience du marché de l’habitation contribuera à accélérer la reprise économique. Nous nous attendons à ce que les mesures de soutien du revenu et la faiblesse des taux hypothécaires demeurent des facteurs favorables au marché de l’habitation cet été (Graphique 1).

Graphique 1 : Le prix des maisons au Canada n’attrape pas la COVID

Graphique 1 : Le prix des maisons au Canada n’attrape pas la COVID

Sources : Teranet-Banque Nationale, Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 17 juin 2020)

Plus d’aide fiscale pour les travailleurs canadiens

Depuis mars, un sommet de 8,4 millions de travailleurs canadiens, soit environ 40 % de la population active, a bénéficié d’un soutien du revenu en raison de la COVID; le gouvernement fédéral a annoncé la semaine dernière la prolongation du programme pour deux mois. La vitesse d’allègement de ce programme de soutien pourrait avoir une incidence sur le rythme auquel les travailleurs seront encouragés à réintégrer le marché du travail, mais il contribuera aussi certainement à stimuler la confiance des consommateurs et les dépenses cet été; cependant, cela signifie aussi que le déficit fédéral pourrait facilement s’approcher de 300 G$.

Des obstacles persistants pour les actions américaines à dividendes

Les pressions s’intensifiant pour préserver les bilans, de plus en plus de sociétés réduisent ou suppriment leurs dividendes. Même au fur et à mesure de l’accélération de la reprise économique, le rétablissement des distributions des actionnaires pourrait ne pas être en V, comme celle de l’économie, car la COVID entraîne des ajustements majeurs sur le marché boursier en faveur des sociétés de la « nouvelle économie ». Les actions américaines qui versent des dividendes avaient déjà du mal à suivre le rythme de l’indice S&P 500, mais la COVID a aggravé la situation des entreprises moins aptes à prospérer lorsque la croissance économique est limitée (Graphique 2).

Graphique 2 : Les actions à dividendes souffrent de l’hémorragie de liquidités

Graphique 2 : Les actions à dividendes souffrent de l’hémorragie de liquidités

Sources : MSCI, Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 16 juin 2020)

Revue du portefeuille : N’allez pas à l’encontre de la Fed

La semaine dernière, nous avons augmenté notre exposition aux obligations américaines de catégorie investissement, tout en réduisant les obligations fédérales (à moyen terme) dans notre gamme de portefeuilles de FNB. Bien que les écarts des obligations de catégorie investissement se soient resserrés par rapport à leur niveau de mars, nous nous attendons à ce que les achats de la Fed continuent de contrôler les écarts. Ce repositionnement de la dette fédérale vers des titres de catégorie investissement offre un gain net de rendement d’environ 150 points de base.

Divulgations

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