Les manchettes concernant la deuxième vague rendent les investisseurs plus nerveux que les consommateurs

Certaines personnes n’aiment pas le changement, mais vous devez l’accueillir si la solution de rechange est la catastrophe.

Elon Musk

Depuis la mi-juin, le monde a constaté une hausse des cas de COVID-19 dans certaines villes et certains États américains, ce qui a ravivé la volatilité des marchés. Nous continuons de croire que nous ne connaîtrons pas d’autres importants confinements à l’échelle nationale. La plupart des pays disposent de suffisamment d’installations de soins de santé pour absorber les nouveaux cas, les progrès de la médecine se poursuivent grâce à de meilleurs protocoles et médicaments pour traiter la maladie, et l’âge médian en ce qui concerne les nouveaux cas est progressivement passé à des cohortes plus jeunes. Les régions touchées par des éclosions ont également pris des mesures, notamment des fermetures localisées (bars, restaurants) et même l’obligation de porter un masque. De plus, les consommateurs au Canada et aux États-Unis n’ont pas manifesté de signes de crainte envers une deuxième vague, et nous nous attendons à une reprise soutenue de la consommation des ménages pendant l’été, car les programmes de soutien du revenu ont été prolongés et les travailleurs sont rappelés au travail.

La crainte de la COVID-19 et les banques centrales font grimper l’or à son niveau le plus élevé depuis 2011

Depuis que la Fed a atteint la limite de vitesse de l’économie pour faire face à la hausse des taux d’intérêt en 2018, les prix de l’or ont augmenté de près de 50 % (graphique 1). Bien que la crainte d’une deuxième vague engendre une grande incertitude, le facteur le plus favorable aux prix de l’or est sans doute les banques centrales qui ont ramené les taux d’intérêt à zéro alors que leur bilan monte en flèche. Même si ces mesures audacieuses soutiendront la reprise économique, nous pensons qu’elles seront encore plus favorables aux actifs réels, comme l’or et les actions, car la voie de la moindre résistance pour les décideurs consistera à faire rouler l’économie jusqu’à ce que le taux de chômage revienne près des creux d’avant la COVID-19.

Graphique 1 : Les prix de l’or montent en raison de la peur et de l’argent bon marché

Graphique 1 : Les prix de l’or montent en raison de la peur et de l’argent bon marché

Source : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 30 juin 2020)

Réflexions sur l’après-COVID-19 : la montée de nouveaux géants perturbe les valeurs de premier ordre établies

Shopify est récemment devenue la société ouverte la plus prisée au Canada, après avoir été créée à Ottawa il y a un peu plus de 10 ans. La COVID-19 a rapidement propulsé le monde vers la numérisation. Fait intéressant, un secteur d’activité traditionnel – le marché de l’automobile – connaît également des changements spectaculaires. Plus tôt en juin, Tesla est momentanément devenue la société automobile à la valeur la plus élevée au monde, avant de redonner la couronne à Toyota (graphique 2). L’autre nouveau joueur est Nikola, une société qui n’a pas encore produit de véhicule, mais dont la valeur d’environ 25 milliards de dollars est tout de même supérieure à celle de Ford. Bien qu’il soit possible que les investisseurs paient trop cher pour la croissance et les dérangements du secteur automobile, l’ascension rapide de nouveaux chefs de file et de nouvelles technologies s’accélère sans aucun doute. Même si nous nous attendons à ce que l’économie se normalise au cours des prochaines années, le monde de l’après-COVID-19 sera sans doute différent, car plusieurs sociétés fermeront leurs portes alors que d’autres émergeront.

Graphique 2 : Les éléments perturbateurs secouent aussi les secteurs traditionnels

Graphique 2 : Les éléments perturbateurs secouent aussi les secteurs traditionnels

Source : Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 26 juin 2020)

Revue du portefeuille : Ajout de titres aurifères à nos Portefeuilles de retraite

En raison de l’effondrement de leurs taux de rendement, les obligations d’État ont perdu une part de l’attrait qu’ils avaient pour les investisseurs qui recherchent un taux de rendement et une diversification de portefeuille en période d’incertitude accrue. Le contexte demeure idéal pour l’or, étant donné que le président de la Fed, Jerome Powell, a été très clair au sujet de l’avenir des politiques expansionnistes, qui seraient maintenues : « aussi longtemps que nécessaire ». En raison de leur nature défensive, les titres aurifères ajoutés à nos Portefeuilles de retraite contribueront à renforcer ces derniers dans un contexte de taux d’intérêt inférieurs à l’inflation.

Revue du portefeuille : Liquidation des actions privilégiées dans les FiducieSélec

Nous avons liquidé une petite position restante du Fonds d’actions privilégiées dans les portefeuilles FiducieSélec. La nature du marché des actions à taux révisable n’est pas propice à des taux d’intérêt peu élevés ou à une volatilité extrême ancrés. Nous préférons des sources de rendement plus prévisibles que nous obtenons au moyen de titres de créance de catégorie investissement et à rendement élevé, en particulier grâce aux banques centrales qui achètent des obligations de sociétés.

Divulgations

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