Nous remontons la pente, mais attachez vos ceintures

Quand la chenille pensait que tout était fini, elle devint un papillon.

proverbe zen

Un nombre croissant d’indicateurs confirme que le pire de la contraction économique de mars-avril est passé, mais les cours boursiers n’ont pas attendu que l’activité économique et les bénéfices atteignent un creux avant de rebondir. L’indice VIX étant près de 30, le marché n’est guère complaisant, car l’indicateur de la peur implicite fondé sur le marché montre que les investisseurs s’attendent à des fluctuations mensuelles de 8 % à 9 % pour l’indice S&P 500 jusqu’à la fin de l’année. Enfin, la semaine dernière, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale a déclaré que cette dernière « continuerait d’intervenir jusqu’à ce que le travail soit achevé sur le marché de l’emploi », disant essentiellement aux investisseurs qu’il les soutenait.

Le marché de l’emploi remonte la pente et amorce un long processus de guérison

Après une perte catastrophique de trois millions d’emplois entre mars et avril, le marché canadien de l’emploi a surpris les économistes avec un gain de 290 000 emplois en mai, grâce à la reprise graduelle des activités dans certaines régions. Les chiffres de l’emploi aux États-Unis ont également surpris, car 2,5 millions emplois ont été créés. Comme le processus de réouverture est en cours, nous nous attendons à ce que les données de juin montrent une remontée encore plus forte des chiffres de l’emploi. Cependant, le redressement complet du marché de l’emploi pourrait être à la traîne de la reprise économique générale, car de nombreuses entreprises peinent à survivre et doivent assainir leur bilan. L’intensification de la numérisation pourrait entraîner une baisse de la demande de main-d’œuvre dans le monde de l’après-COVID.

Les actions de valeur et les petites capitalisations rebondissent, mais résistent aux appels de la « grande rotation »

Les facteurs liés aux actions américaines de valeur et aux petites capitalisations ont été nettement à la traîne de l’ensemble du marché en mai, mais ils ont fortement rebondi à la fin de mai et au début de juin, la remontée boursière ayant finalement pris de l’ampleur au lieu d’être tirée par une poignée d’actions (graphique 1). Nous pensons que les investisseurs devraient rester prudents à l’égard des segments plus faibles des marchés, car l’ampleur des dommages collatéraux causés par la COVID persistera au moins jusqu’à la fin de 2020, et probablement jusqu’à la fin de 2021 ou au-delà. La vague actuelle de défaillances et de faillites se poursuivra sans doute pendant un certain temps, et cette reprise consistera davantage en une guérison qu’en une période de plein essor.

Graphique 1 : Les actions de valeur et les actions à petite capitalisation ont la faveur des investisseurs

Graphique 1 : Les actions de valeur et les actions à petite capitalisation ont la faveur des investisseurs

Sources : MSCI, Bloomberg, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 10 juin 2020)

Regain de confiance des consommateurs

Après avoir plongé en mars et en avril, les données sur la confiance des consommateurs se sont stabilisées en mai. Qui plus est, les niveaux de confiance des consommateurs ont été relativement résilients par rapport aux creux atteints lors de la crise financière mondiale (graphique 2). Selon les résultats de l’enquête du Conference Board qui sont liés aux conditions du marché du travail, nous sommes loin des creux atteints en 2008-2009 et les attentes ont été beaucoup moins touchées que la confiance par les conditions actuelles.

Graphique 2 : La confiance des consommateurs américains a chuté, mais demeure bien supérieure aux creux de la crise financière mondiale

Graphique 2 : La confiance des consommateurs américains a chuté, mais demeure bien supérieure aux creux de la crise financière mondiale

Sources : Haver, BMO Gestion mondiale d’actifs (au 10 juin 2020)

Nous pensons que cela reflète la nature temporaire des mises à pied et les importantes mesures de soutien du revenu provenant des programmes fédéraux. En mai, 73 % des chômeurs aux États-Unis avaient été mis à pied de façon temporaire, tandis qu’au moins 60 % de ceux qui recevaient des prestations d’assurance-chômage ont maintenant un revenu plus élevé qu’avant l’épidémie de COVID. Les investisseurs sont rassurés de voir la confiance des consommateurs progresser petit à petit après avoir atteint un creux.

Revue du portefeuille : La pondération des actions augmente avec la remontée du marché

Après avoir dû acheter des actions pour rééquilibrer nos portefeuilles, la forte remontée boursière a fait en sorte que nos pondérations en actions étaient légèrement supérieures à nos pondérations cibles au cours des dernières semaines. D’autres hausses boursières pourraient déclencher un rééquilibrage et nous pourrions vendre des actions pour acheter des obligations, mais nous sommes toujours à l’aise avec notre modeste surpondération en actions.

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