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Trimestriel Perspectives 2018 : Possibilités de croissance

Il n’y a pas si longtemps, même ses plus ardents admirateurs admettaient que Tiger Woods allait probablement terminer sa carrière avec 14 titres majeurs en poche. Son corps, son esprit et son jeu se sont forcément détériorés après qu’il eut subi quatre opérations au dos et vu sa vie personnelle trop souvent exposée dans les tabloïdes. Qu’en est-il maintenant? Après s’être graduellement amélioré cette année et avoir fait sa place aux deux derniers tournois majeurs de 2018, M. Woods a remporté, pour la première fois en cinq ans, une victoire le 23 septembre.
Septembre 2018
Il n’y a pas si longtemps, même ses plus ardents admirateurs admettaient que Tiger Woods allait probablement terminer sa carrière avec 14 titres majeurs en poche. Son corps, son esprit et son jeu se sont forcément détériorés après qu’il eut subi quatre opérations au dos et vu sa vie personnelle trop souvent exposée dans les tabloïdes. Qu’en est-il maintenant? Après s’être graduellement amélioré cette année et avoir fait sa place aux deux derniers tournois majeurs de 2018, M. Woods a remporté, pour la première fois en cinq ans, une victoire le 23 septembre.

Peut-être que, après tout, cette fiche impressionnante de 14 titres majeurs s’allongera. Malgré quelques signes inquiétants, nous pensons qu’il en sera de même du cycle économique aux États-Unis. Bien que la durée du cycle économique actuel soit près de battre un record, il y a lieu d’être optimiste, car l’avenir demeure prometteur.

En septembre, les membres de l’équipe Investissement multiactif mondial de BMO se sont réunis à Londres lors de notre forum annuel sur les tendances à long terme, au cours duquel nous avons évalué la situation mondiale au moyen d’une perspective à long terme en vue de formuler nos attentes à l’égard du marché pour les cinq prochaines années. L’équipe a abordé plusieurs sujets qui occupent l’esprit des investisseurs en ce moment, comme l’escalade des prétendues guerres commerciales et la possibilité d’une récession aux États-Unis dans un à deux ans. Nous vous présentons ci-dessous notre point de vue sur ces sujets ainsi que nos perspectives sur les événements influençant les marchés d’autres régions clés.

 

Guerres commerciales :

tout le monde y perd – certains plus que d’autres

Les tensions commerciales se sont accentuées au troisième trimestre après l’annonce par le président Trump de tarifs douaniers supplémentaires à 10 % (qui pourraient passer à 25 % en janvier 2019) sur 200 milliards de dollars de biens chinois. La Chine a riposté en imposant des tarifs douaniers de 25 % sur 60 milliards de dollars de biens américains. Néanmoins, nous demeurons plus optimistes que le consensus en ce qui a trait au commerce, ce qui explique la prise de risque modeste dans nos portefeuilles. Quoique préoccupante, l’incidence directe des tarifs douaniers mis en place et proposés jusqu’à présent demeure négligeable, et nous croyons que les États-Unis et la Chine parviendront à un accord. De plus, nous ne voyons toujours pas les effets secondaires des tarifs douaniers, comme un faible niveau de confiance des consommateurs et des entreprises et une réduction des dépenses, qui aggraveraient les préoccupations.

 

Marchés émergents :

à quel point la vente massive est-elle dangereuse?

La vente massive s’est poursuivie sur les marchés émergents au cours du trimestre. Les craintes de contagion ont augmenté après que l’économie turque a continué de s’affaiblir et que quelques banques centrales des marchés émergents ont rehaussé leurs taux de façon importante afin de soutenir leur devise. La Chine n’a pas échappé à la faiblesse des marchés émergents, notamment en raison de son différend commercial avec les États-Unis. Ainsi, les actions chinoises ont perdu X % au cours du trimestre. Selon notre scénario de référence, les zones de faiblesse concernent des pays spécifiques, et nous ne pensons pas qu’elles provoqueront une crise dans les marchés émergents, puisque ces derniers semblent relativement sains et affichent de meilleures données fondamentales que lors des périodes de crise antérieures.

 

Japon :

résister à la vague de resserrement

La Banque du Japon a maintenu une politique monétaire hautement expansionniste, car l’inflation se maintient bien en deçà de sa cible de 2 %. Nous prévoyons que la politique monétaire demeurera expansionniste au cours des prochains trimestres. Le premier ministre du Japon, Shinzō Abe, a été réélu haut la main et nous croyons que le pays profitera de la stabilité et de la continuité sur la scène politique.

 

Europe:

faiblesse de la croissance et persistance des risques politiques

Les perspectives demeurent peu reluisantes pour l’Europe : les indices des directeurs d’achats ont diminué et la Banque centrale européenne (BCE) a révisé à la baisse ses prévisions relatives au produit intérieur brut (PIB). Par ailleurs, le président de la BCE, Mario Draghi, a indiqué qu’il s’attend à une remontée « assez vigoureuse » de l’inflation, puisque le resserrement du marché du travail favorise la croissance des salaires. La BCE réduira de moitié son programme de rachat d’obligations en octobre et mettra fin à l’expansion de son bilan en décembre. D’autre part, les taux d’intérêt devraient demeurer inchangés jusqu’au milieu ou à la fin de 2019. Nous sommes toujours d’avis que la coalition qui forme le gouvernement italien sera éphémère, car elle aura de la difficulté à tenir ses promesses électorales. Enfin, la première ministre britannique, Theresa May, a connu un trimestre difficile. Nous nous attendons toujours à ce qu’un accord sur le Brexit soit conclu, mais il reste peu de temps pour y arriver, et les probabilités qu’aucun accord ne soit conclu ou qu’un « Brexit dur » se réalise ont sûrement augmenté pendant le trimestre.

 

Bénéfices sur actions américaines :

au-delà du coup de pouce donné par les mesures de relance

Lorsque les mesures fiscales de relance aux États-Unis ont été annoncées en 2017, la plupart des analystes d’actions prévoyaient que les bénéfices sur actions américaines ne recevraient qu’une poussée ponctuelle. Cependant, les bénéfices sont demeurés exceptionnellement solides, les résultats du deuxième trimestre ayant même surpassé légèrement ceux du premier trimestre. La croissance des bénéfices devrait ralentir par rapport à son niveau actuel, mais elle devrait continuer d’avoisiner 20 % jusqu’à la fin de l’année. Malgré les tensions liées au commerce, les sociétés comprises dans le S&P 500 qui ont une plus grande présence mondiale ont en fait dégagé des bénéfices et affiché une croissance des ventes plus élevés au deuxième trimestre comparativement à leurs pairs qui sont davantage axés sur le marché national. Bien que notre évaluation « comportementale » des actions américaines ait été très solide, nous croyons que les attentes quant aux bénéfices des sociétés sont plutôt élevées. Étant donné les rendements très élevés obtenus récemment, nous songeons à réduire notre préférence pour les actions américaines.

 

Actions canadiennes :

rendements positifs, mais à la traîne des actions américaines

Après une solide performance économique en 2017, alors que la croissance du PIB réel a atteint 3,0 %, la croissance devrait ralentir à 2,1 % cette année, et à environ 2 % en 2019. Néanmoins, ensemble, les coûts d’emprunt plus élevés, les mesures macroprudentielles, le niveau élevé d’endettement des ménages (graphique 1), et les préoccupations liées à la compétitivité indiquent que les risques relatifs à ces perspectives supérieures à la tendance à moyen terme sont généralement orientés vers une baisse, malgré tout ce qui démontre que les dépenses en immobilisation dans le secteur des produits de base devraient continuer de constituer des obstacles, notamment après qu’un investissement de 40 milliards de dollars a été confirmé pour un terminal pour gaz liquéfié à Kitimat, en Colombie-Britannique. Qui plus est, un déficit budgétaire relativement faible et une croissance de plus de 1 % de la population devraient bien nous protéger contre une récession. Bien que notre scénario de référence ait toujours supposé que les échanges commerciaux nord-américains demeureraient en grande partie intacts, l’entente sur la version 2,0 de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui a été renommé Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC), élimine un important élément d’incertitude pour le Canada.

Graphique 1 : Dette des ménages/PIB, Canada, É.-U.) (%)

Trimestriel Perspectives 2018 : Graphique 1 : Dette des ménages/PIB, Canada, É.-U.) (%)

Source : Statcan, bls. au 31 décembre 2017

Les prix du pétrole ont plus que doublé depuis leurs creux de 2016 et nous demeurons optimistes quant aux prix de l’énergie en raison des tensions géopolitiques continues et du resserrement de l’équilibre entre l’offre et la demande. Toutefois, la surabondance de l’offre de pétrole brut albertain demeure un obstacle pour le secteur canadien de l’énergie, le prix de référence du pétrole de l’Alberta se négociant à un niveau beaucoup plus bas que celui du WTI (graphique 2) depuis la fin de 2017. Cet obstacle persistera si aucune capacité de transport additionnelle pour le brut ne voit le jour.

Graphique 2 : WCS-WTI differential

Trimestriel Perspectives 2018 : Graphique 2 : WCS-WTI differential

Source : Bloomberg, au 30 septembre 2018

Nous prévoyons toujours que les actions canadiennes seront à la traîne des actions américaines en raison d’un ralentissement de la croissance économique et de bénéfices des sociétés moins élevés. Par conséquent, nous maintenons la surpondération des actions américaines. Bien que les actions canadiennes soient bon marché, comme le démontrent les ratios cours/bénéfice (C/B) (graphique 3), nous ne voyons pas d’éléments catalyseurs qui pourraient entraîner le resserrement de l’écart de valorisation à court terme.

Graphique 3 : C/B TSX60, S&P 500

Trimestriel Perspectives 2018 : Graphique 3 : C/B TSX60, S&P 500

Source : Bloomberg, au 30 septembre 2018

Positionnement

Nous privilégions toujours une légère surpondération des actions mondiales, financée par la sous-pondération des titres liés aux taux d’intérêt et des titres de créance. Dans la composante des actions, nous continuons de privilégier les titres américains par rapport aux titres canadiens et d’autres marchés développés. Par ailleurs, nous songeons à réduire légèrement notre surpondération des titres américains en raison de leur excellent rendement relatif. Bien que nous continuions de privilégier les actions des marchés développés par rapport à celles des marchés émergents, nous sommes d’avis que les marchés émergents approchent d’un creux et que les perspectives à long terme sont positives. Dans la composante des titres à revenu fixe, nous maintenons notre sous-pondération des obligations d’État et des titres de créance. Pour ce qui est des devises, notre point de vue de base prévoit que le dollar américain s’appréciera légèrement, surtout par rapport au dollar canadien, qui tient maintenant compte de plusieurs bonnes nouvelles annoncées récemment. Par ailleurs, le billet vert se dépréciera légèrement comparativement au yen.

Le présent article est fourni à titre informatif seulement. L’information qui s’y trouve ne constitue pas une source de conseils fiscaux, juridiques ou de placement et ne doit pas être considérée comme telle. Les placements doivent être évalués en fonction des objectifs de chaque investisseur. Il est préférable, en toute circonstance, d’obtenir l’avis de professionnels.

Tout énoncé qui repose nécessairement sur des événements futurs peut être une déclaration prospective. Les déclarations prospectives ne sont pas des garanties de rendement. Elles comportent des risques, des éléments d’incertitude et des hypothèses. Bien que ces déclarations soient fondées sur des hypothèses jugées raisonnables, rien ne garantit que les résultats réels ne seront pas sensiblement différents des résultats attendus. L’investisseur est prié de ne pas se fier indûment aux déclarations prospectives. Concernant les déclarations prospectives, l’investisseur doit examiner attentivement les éléments de risque décrits dans la version la plus récente du prospectus simplifié.

BMO Gestion mondiale d’actifs est le nom qui englobe BMO Gestion d’actifs inc., BMO Investissements Inc., BMO Asset Management Corp. et les sociétés de gestion de placements spécialisées de BMO. Les fonds d’investissement BMO désignent certains fonds d’investissement ou séries de fonds d’investissement offerts par BMO Investissements Inc., un cabinet de services financiers et une entité juridique distincte de la Banque de Montréal.

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