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Commentaire d’octobre sur les portefeuilles de FNB BMO : un mois de deux histoires

17 octobre 2023

Activités des Portefeuilles

  • Au cours du mois, la pondération en actions du BMO Portefeuille FNB de revenu et du BMO Portefeuille FNB conservateur a été revue à la baisse, compte tenu de la volatilité accrue.
  • Nous avons liquidé notre position dans le secteur américain de l’industrie, ce qui achève une rotation complète vers le secteur américain de l’énergie que nous avons amorcée au cours de l’été. Notre scénario de référence repose toujours sur les attentes persistantes d’une offre limitée et d’une demande soutenue, malgré les inquiétudes entourant un ralentissement économique éventuel au premier trimestre de 2024.
  • Nous avons réduit lentement notre position dans les obligations à plus long terme, en réduisant notre sous-pondération de la duration, dans l’optique d’une surpondération.

Un mois de deux histoires

En septembre, les taux d’intérêt ont fortement monté après la réunion de la Réserve fédérale américaine (la Fed), les taux des obligations du Trésor américain à 10 ans atteignant 4,57 % à la fin du mois, leur plus haut niveau depuis juillet 2007. Le ton plus ferme des commentaires, la ténacité de l’inflation de base et la hausse des prix de l’énergie ont tous entraîné une vente massive d’obligations sur l’ensemble de la courbe. Toutefois, il existe d’autres facteurs que le simple changement des attentes de la Fed, notamment les émissions de refinancement du Trésor américain, la poursuite du resserrement quantitatif, l’augmentation incessante du déficit budgétaire aux États-Unis et l’abandon inévitable des contrôles de la courbe des rendements au Japon, qui ont tous servi de point d’ancrage aux taux mondiaux. Cela s’est traduit par un retour à une corrélation positive entre les actions et les obligations, la bête noire de l’année 2022 pour les portefeuilles équilibrés. Les perspectives d’inflation sont désormais beaucoup plus favorables, et les marchés qui prévoient des réductions de taux d’ici l’été prochain tempèrent également ces pressions. Même s’il existe un potentiel de hausse supplémentaire des rendements, nous avons commencé à mettre fin à la sous-pondération de la duration que nous avons maintenue au cours de l’été, en ajoutant lentement des obligations à long terme. Bien que cela puisse s’avérer précoce lors d’une rétrospective future, le coût d’une surpondération tardive est plus élevé, selon notre point de vue collectif.
Le mois a également été fortement touché par la menace d’une paralysie du gouvernement américain, qui a été évitée de justesse à la dernière minute, grâce à un programme de financement limité qui reportera la question au 17 novembre. Pour les personnes qui ne sont pas familières avec le sujet, une paralysie pourrait sembler être un événement de crise, mais il y en a eu 20 partielles ou complètes depuis 1976, d’une durée moyenne de huit jours chacune. La paralysie complète la plus longue a été de 16 jours en 2013, tandis que la paralysie partielle de 2019 a été la plus longue avec 35 jours. Divers services seraient réduits (médiations avec la main-d’œuvre, enquêtes sur la consommation et l’environnement) ou entièrement fermés (parcs et musées nationaux, personnel civil de la défense en congé, prêts aux petites entreprises), mais l’influence la plus importante sur le marché serait le retard de publication des principales données économiques pour la réunion de décembre de la Fed. La publication des données sur les dépenses, l’emploi et l’inflation serait retardée, ce qui créerait un angle mort sur la piste d’atterrissage en douceur de la Fed. Sur le plan de l’emploi, la paralysie du gouvernement pourrait toucher jusqu’à 900 000 des 2,3 millions de fonctionnaires, qui seraient en congé non rémunéré. De façon plus générale, on estime que l’effet négatif sur la production économique serait de 0,1 % à 0,2 % par semaine de paralysie complète, bien qu’une grande partie de cette incidence serait généralement renversée au cours des trimestres suivants, car les travailleurs essentiels seraient enfin rémunérés pour le temps qu’ils ont travaillé, et même les travailleurs en congé seraient partiellement remboursés. Il pourrait toutefois y avoir des répercussions à long terme, car le 25 septembre, Moody’s a averti que sa cote AAA pourrait disparaître en raison d’un dysfonctionnement politique avéré, associé à des déficits plus importants et à des coûts de service plus élevés. Moody’s étant la dernière des trois grandes agences de cotation à maintenir la cote AAA, ce ne serait pas une grande surprise pour les marchés si elle disparaissait, mais cela aurait une incidence sur les investisseurs dont les portefeuilles sont soumis à des paramètres/exigences de crédit moyen pondérés.
Au total, le mois a été marqué par une liquidation des actions mondiales qui s’est poursuivie au cours de la première semaine d’octobre, le scénario de taux plus élevés pendant plus longtemps étant de plus en plus ancré sur les marchés et dans le discours des banques centrales. Compte tenu de la vigueur persistante de l’indice des prix à la consommation (IPC), de la consommation des ménages et de l’emploi, d’autres hausses sont toujours tout à fait raisonnables, les réductions de taux étant actuellement prévues au plus tôt au troisième trimestre de l’année prochaine. Au Canada, une hausse est largement attendue en octobre, tandis qu’aux États-Unis, la trajectoire reste inchangée jusqu’à la fin de l’année.
Les estimations du bénéfice par action (BPA) pour le troisième trimestre sont actuellement inférieures d’environ 9 % à celles d’il y a un an, les secteurs de l’énergie, de la consommation discrétionnaire, des technologies et des communications ayant rebondi depuis le creux de l’été, tandis que les prévisions pour les secteurs de l’industrie et des matériaux continuent de se dégrader. Les révisions à la hausse au sein de l’indice s’élèvent à 51 %. Les multiples de capitalisation se sont contractés par rapport à leurs récents sommets, le ratio cours-bénéfice (C/B) prévisionnel de l’indice S&P 500 s’établissant à 19,6 par rapport à 21,3 à la fin de juillet. Aux États-Unis, l’indice ISM des directeurs d’achats (PMI) du secteur manufacturier s’est amélioré, bien qu’il soit toujours en contraction avec une lecture de 49, en hausse par rapport à 47,6 en août, tandis que celui du secteur des services est resté solide à 54,5. Ces chiffres contrastent avec la baisse continue de l’indice PMI du secteur manufacturier au Canada, qui est passé de 48 à 47,5 en août.
En ce qui concerne la fin de l’année, les conditions à court terme pour un rebond des marchés boursiers sont en place, mais nous demeurons prudents à l’égard des répercussions encore indéterminées de la forte hausse des taux, et nous nous demandons si la Fed ressentira le besoin de procéder à une nouvelle hausse ou si nous avons vraiment vu la fin des hausses de taux.

Avis juridique :

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