CETTE SEMAINE AVEC FRED DEMERS

Président Powell : De vilaines obligations en fin de compte?

Du 24 au 28 juin 2024

CETTE SEMAINE AVEC FRED DEMERS

Président Powell : De vilaines obligations en fin de compte?

Du 24 au 28 juin 2024

Commentaire

Récapitulation du marché

  • Les marchés boursiers ont été contrastés cette semaine en raison de la publication de données économiques calmes et surtout modérées.
  • L’indice S&P 500 a progressé de 0,6 %, principalement dans les secteurs de la consommation discrétionnaire et de l’énergie, tandis que les technologies ont été reléguées au second plan pour faire changement. L’indice a fait un bond important de 25 % au cours de la dernière année dans un contexte de désinflation et de croissance solide.
  • Par ailleurs, l’indice TSX a reculé de 0,4 %, les technologies, les services publics et les banques ayant pesé sur le rendement. Malgré un solide gain de 10 % sur un an, les actions canadiennes continuent de tirer de l’arrière par rapport aux actions américaines.

Remarque : Sadiq Adatia est absent cette semaine. Fred Demers, directeur général, Solutions d’investissement multiactif, prend la relève.

Canada et États-Unis

Au-delà de ce mois-ci, ou même de cette année, les actions canadiennes traversent une période difficile par rapport aux obligations américaines. En fait, la situation est difficile pour presque tous les marchés par rapport aux États-Unis. L’insuffisance des technologies sur le marché canadien et le dynamisme économique plus élevé dans l’ensemble aux États-Unis font partie des facteurs qui contribuent à l’écart entre les marchés boursiers des deux pays. Les inquiétudes concernant les guerres commerciales grandissent également puisqu’une deuxième administration Trump pourrait se profiler à l’horizon et que l’administration Biden augmente déjà les tarifs douaniers sur les véhicules électriques (VE) chinois. Ces tarifs sont théoriques en un sens, parce que la Chine n’exporte pas encore beaucoup de VE, mais la situation devrait changer : ils inonderont bientôt le marché et des mesures de rétorsion sont possibles. Cette intensification des tensions commerciales s’inscrit dans la tendance plus large de la relocalisation : les États-Unis tentent de délaisser des pays comme la Chine au profit de l’Amérique et de ses proches alliés dans le secteur manufacturier. À l’heure actuelle, le Canada ne profite pas de ces efforts; c’est plutôt l’histoire du Mexique, les États-Unis investissant davantage dans ce pays. (Il est intéressant de noter que la Chine investit également davantage au Mexique pour tenter de contourner les tarifs douaniers américains.) Pour revenir au secteur des technologies, il est quelque peu protégé contre ces tensions commerciales parce que la Chine n’est pas un marché principal pour ses produits. Cela a contribué à son rendement de premier plan et c’est une autre raison pour laquelle les marchés boursiers américains ont surpassé les marchés canadiens.

Conclusion : La résilience économique des États-Unis et l’insuffisance relative des technologies sur les marchés canadiens alimentent l’écart entre les actions américaines et canadiennes, et le Canada ne profite pas non plus des efforts de relocalisation des États-Unis.

Volatilité des obligations

Récemment, les obligations ont affiché une plus grande volatilité que les actions. Qu’est-ce que cela implique pour les spécialistes de la répartition de l’actif, et les investisseurs devraient-ils s’attendre à ce que cette volatilité se poursuive jusqu’à la fin de l’année? Il est important d’abord d’examiner la source de la volatilité. Les marchés boursiers ont été forcés de digérer le fait que l’économie américaine restera probablement plus solide plus longtemps et que les bénéfices des sociétés seront donc aussi plus solides. Par conséquent, la peur des répercussions des taux élevés a diminué. Le marché obligataire doit donc évaluer lui-même le moment où les taux pourraient être abaissés. C’est cette incertitude qui a généré de la volatilité dans les titres à revenu fixe – il est rarement facile de prévoir les mesures de la Réserve fédérale américaine (la Fed), et cela a été particulièrement difficile dernièrement parce que les données économiques des derniers mois ont été plus ambiguës. Les marchés obligataires semblent de plus en plus à l’aise avec l’idée que deux baisses de taux peuvent être attendues cette année, sans doute en septembre et en novembre ou décembre. Les rumeurs concernant une hausse des taux semblent s’être dissipées, ce qui signifie que les spécialistes de la répartition de l’actif devraient se sentir plus à l’aise de revenir aux obligations. Cela dit, la duration ne sera pas une opération facile à exécuter; la courbe des taux demeure inversée et le taux à 10 ans est un véritable point d’interrogation, car un léger cycle de réduction des taux ne pourrait que peu changer les taux de rendement à long terme. La duration a tendance à être plus avantageuse en période d’atterrissage brutal, un scénario qui semble peu probable aux États-Unis. En revanche, nous sommes d’avis que le ralentissement de la croissance rend la duration canadienne potentiellement plus attrayante.

Conclusion : La résilience économique et la solidité des bénéfices ont donné aux marchés boursiers le luxe d’ignorer dans une certaine mesure le débat sur les taux d’intérêt, tandis que les marchés obligataires n’ont pas eu d’autre choix que de jouer le jeu de la Fed, ce qui a entraîné une volatilité accrue.

Europe

Les vents politiques changent en Europe. Les sondages montrent que le Parti travailliste devrait obtenir un gouvernement majoritaire aux élections générales du 4 juillet au Royaume-Uni, et le Rassemblement national de Marine Le Pen est le parti favori pour remporter les élections législatives en France, qui auront lieu en deux tours à la fin de juin et au début de juillet. Cela accroît l’incertitude dans ces deux pays et, dans une certaine mesure, dans le reste de l’Europe également. La bonne nouvelle pour les investisseurs est que, comme nous l’avons vu avec le Brexit, la contagion des événements politiques nationaux a tendance à être limitée sur l’ensemble du continent. Malgré les perturbations politiques, le Royaume-Uni et la France sont sur la voie d’une amélioration des perspectives de croissance. Les risques politiques pour les marchés ont également changé : auparavant, la faveur pour les partis de droite signifiait le possible morcellement de l’Union européenne (UE). Plus récemment, cependant, la plateforme des partis comme le Rassemblement national de Le Pen s’est quelque peu déplacée vers le milieu. L’Italie est un bon exemple : par le passé, certains membres de l’aile droite en l’Italie ont soutenu l’« Italexit », le projet de séparation de l’Italie de l’UE. Mais, depuis l’élection de la première ministre de droite Giorgia Meloni en 2022, son parti n’en a pas fait une priorité.

Conclusion : Du point de vue du marché, les élections au Royaume-Uni et en France seront probablement plus un signal que des rumeurs, mais elles pourraient causer une certaine volatilité à court terme.

Positionnement

Pour obtenir une ventilation détaillée du positionnement de notre portefeuille, consultez le dernier rapport de BMO Gestion mondiale d’actifs, intitulé Passez au point neutre : arguments pour une prudence optimiste.

Avis :

Les opinions exprimées par le directeur de portefeuille représentent son évaluation des marchés au moment de la publication. Ces opinions peuvent changer en tout temps et sans préavis. Les renseignements fournis dans le présent document ne constituent pas une sollicitation ni une offre relative à l’achat ou à la vente de titres, et ils ne doivent pas non plus être considérés comme des conseils de placement. Le rendement passé n’est pas garant des résultats futurs. Cette communication est fournie à titre informatif seulement.

BMO Gestion mondiale d’actifs est une marque de commerce sous laquelle BMO Gestion d’actifs inc. et BMO Investissements inc. exercent leurs activités.

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